‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 423 sur 504 · SOUTENIR PENSACOLA PAR LES AUTRES COLONIES · texte numérisé non relu

SOUTENIR PENSACOLA PAR LES AUTRES COLONIES

ques à son entière perfection, et ordonner au Vice-Roy de la Nouvelle-Espagne d'augmenter le nombre des soldats de la garnison ; qu’outre cela, on remette les fonds assignés au gouverneur de la Floride, afin d'y faire passer d’Apalache et des autres endroits et provinces de son gouvernement les plus peuplées quelques familles d’Indiens pour former aux environs une nouvelle colonie dans le lieu le plus propre pour cela. Il faut ouvrir, à cet effet, un chemin decommunication depuis cet endroit jusques à Apalache, n’y ayant que vingt à trente lieues de l’un à l’autre. Ils se donneront aisément les secours de monde et de vaisseaux dont ils auront besoin; et attendu que la province où est située Apalache est fort diminuée de toutes sortes de fruits, et que la traversée de là à la Havane est fort courte, il faut donner ordre au gouverneur de donner à celuy de Pensacola tous les soldats, munitions de guerre et de bouche et vaisseaux qu'il demandera. Considérant qu’à la hauteur du fleuve que l’on nomme Mississipi, et que nous appelons Fleuve de la Palissade, on dit que quelques François ont commencé de s’y fortifier, sans qu’on sçache par l'ordre de qui ils l'ont fait, et cet establissement se trouvant dans le milieu du golfe du Mexique et dans le territoire dont on a pris possession pour les Espagnols depuis la descouverte de la Floride, ayant tout attenant la province du Nouveau-Mexique, à laquelle celles de Parral et de Guadiana sont contiguës, aussy bien que lenouveau royaume de Léon. d’où l’on peut tirer facilement des secours, le sentiment de celuy qui donne son advis est que, pour toutes les raisons et considérations cy-dessus expliquées , on ne doit pas consentir ny tolérer oue nul.e autre nation que celle des Espagnols puisse occuper aucuns de ces ports ou parages,

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