‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 436 sur 504 · LA NATION ESPAGNOLE OPPOSÉE A LA CESSION DE PENSACOLA · texte numérisé non relu

LA NATION ESPAGNOLE OPPOSÉE A LA CESSION DE PENSACOLA

Extrait d'une lettre de M. Daubenton au Ministre de la Marine.

Monseigneur,

Je n'eus pas l'honneur de vous escrire le dernier ordinaire, n'ayant rien de nouveau à vous apprendre, J'ay receu, il y a quatre jours, par le retour d'un courrier de M. Amelot, trois de vos lettres de ce mois, l'une au sujet de la convenance du fort de Pensacola, dont la premièrenégociation s’estoit faite par moy, et qui pour lors trouvay deux commissaires du Conseil des Indes très opposez à cette cession; et, ne pouvant concilier nos sentimens, nous convinsmes que chacun déduiroit ses raisons par escrit, qui seroient renvoyées à Sa Majesté Catholique pour décider de l'avantage ou désavantage de cette cession; mais, le Roy Catholique estant pour son voyage d'Italie, l'affaire a resté indécise. Il s'en faut beaucoup que les Espagnols soyent les mesmes. Pour lors je ne trouvois que le Conseil des Indes opposé, mais aujourd'huy ce seroit toute la nation qui trouve nostre voisinage du Mississipi une usurpation injuste. Le voisinage des Anglois ne les effraye Pas tant que nous. Aussy je suis tombé d'accord avec M. Amelot de ne point parler de cette demande, et certainement, Monseigneur, il n'y a pas d'autre party à prendre.

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