NOUVEAUX EMPLACEMENTS A DONNER AUX NATIONS
commandant du Détroit de ne pas souffrir absolument qu'aucun François aille en traite chez les Renards, chez les Maskoutins, Kikapous, ny à la baye des Puans, non plus qu'à Chicago, et qu'il leur fasse défense de faire la guerre aux Sauvages du Missouri en général, N'allant plus chez ces nations, ils seront obligés de venir droit au Détroit ou aux establissemens du Mississipy; sinon, ne pas s'en mettre en peine : ce sont des Sauvages qui ne peuvent pas aller chez d’autres Européens. Ce sera le moyen d'en estre les maistres.
MM. de Callière et de Champigny et les fermiers du castor de Canada ont demandé, par leurs mémoires de 1701, d’estendre les limites du Canada à Ouabache et d’v faire un establissement pour empescher le commerce de castor par là avec les Anglois; d’establir un poste à Ouisconsin, sur le Mississipy, un autre aux Sioux, remontrant que ce commerce a tousjours esté en Canada (ils ont oublié de dire que c'estoit contre l'intention du Roy; par conséquent il ne devroit pas estre à cux), ct afin que les dites nations trouvent tousjours, dans le besoin, des marchandises et des François qu'ils aiment. Si nous y sommes, il me semble que nous ne sommes pas Anglois; et, pour empescher Lesueur de traiter avec eux, ils ne doivent point l’accuser d’y avoir fait du castor ; du moins je n’en ay pas oùy parler.
Pour le poste des Miamis ou Chicago, qu'il propose, cela ne doit pas regarder le Mississipy, cela est au delà de la hauteur des terres du Mississipy. Ce n'est pas que, s'ils y faisoient un magasin, il est constant que tous les Sauvages qui sont sur la rivière des Illinois, n'ayant que soixante lieues par eau, et par terre moins, iroient là et ne penseroient point au Mississipy.
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