‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 449 sur 504 · RÉGLER LA TRAITE DU CASTOR · texte numérisé non relu

RÉGLER LA TRAITE DU CASTOR

de Ouabache, où on auroit un poste françois, les Sioux à l'entrée de la rivière Moingona, cent lieues en deçà de Ouabache, à l'ouest du Mississipy, on mettra ces gens-là et les autres, avec le temps, dans le commerce des laines, cotons, soicries, dans le travail des mines de plomb ct autres.

Si messieurs de Canada n'ont pas suffisamment de castor, sans le venir quérir si loin, ils n'auront qu'à dire combien ils en voudront chaque année,

On ordonnera aux Sauvages d’en faire tel nombre que l'on vouura, de beau castor, tant de gras et tant de sec. Ce sera accoustumer ces Sauvages à la dépendance et à faire ce que l’on voudra.

On leur fournira ce castor rendu au bas du Mississipy, dont ils fourniront des lettres de change payables à trois et à six mois du jour de la présentation des lettres. Pour lors, ils ne se pourront pas plaindre que le commerce du castor que fera le Mississipy les ruinera par l'abondance qu'il en sortira chaque année, puisqu'ils seront les maistres d'en fixer le nombre, pourveu qu'ils en advertissent deux années auparavant, afin que les Sauvages le puissent faire, et que ceux qui le tireront d'eux n'en soyent pas chargés mal à propos par la faute de messieurs de Canada.

De cette manière, on règleroit dans chaque nation ce que fourniroit de castor chaque famille, par année, et ce seroit aux Sauvages à se précautionner pour la chasse des autres pelleteries et à travailler aux manufactures qui s'y feront, afin d’avoir de l'argent suffisamment pour avoir leurs besoins. La liberté de commercer de castor dans les establissemens seroit donnée, afin qu’il n'y eust point de désordre et de coureurs de bois, par privilège, aux personnes que l'on jugcroit à

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