‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 454 sur 504 · PS NES · texte numérisé non relu

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Les Illinois ayant quitté leur pays, nous le ferons facilement occuper par les Maskoutens etles Kikapous. Ce seroient quatre cent cinquante bons hommes armés, qui sont sur des rivières qui se deschargent dans celle des Illinois et du Mississipy. Ils ne s'occupent qu'à la chasse du castor, qu'ils vont vendre à labaye des Puans et dans le pays des Illinois. Ils ne chasseroient plus au castor, n’en ayant plus le débit. Je suppose que le Canada n'aura plus droit d'envoyer aux Illinois, et que ce ne sera que par le Mississipi qu'on y pourra aller.

Les Miamis, qui se sont retirés des bords du Mississipi et qui sont allés à Chicagou pour la commodité du castor et ceux qui sont à Aiinipi-Catouy et à la rivière de Saint-Joseph, viendroient facilement et avec plaisir sur la rivière des Illinois, où on les joindroit à cent de leur nation, qui sont encore à Ouisconsin, sur le Mississipi, et cent autres familles qui sont establies à la fourche de la rivière des Illinois. Ce seroit encore quatre cent cinquante hommes, armés de fusils, que l’on osteroit du commerce du castor, pour les mettre à celuy des peaux de bœufs, chevreuils, cerfs, biches et menues pelleteries, et le Roy ne seroit plus obligé à tenir garnison au fort des Miamis, à trente lieues dans le haut d'une rivière, où l'on s'est imaginé qu’elle estoit nécessaire pour garder les femmes de soixante Miamis et de trente Hurons, qui se sont allés poster là. C'est une despense qui va, tant en envois de canots qu'en présens, à plus de mille livres par année. Ii n’y aura qu'à n'y plus tenir de garnison ny de commandant

français. Ils s’approcheront du Détroit ou du Mississipi, sinon lesabandonner etne s’en pas mettre en peine. Je ne parle de ces Miamis qu'après en avoir bien raisonné avec le père

Gravier, Supérieur de ces missions, qui les connoist bien.

Ces Miamis, les Mascoutins et Kikapous, qui estoient autrefois sur le Mississipi, ostés d’où ils sont et placés sur la rivière des Illinois ou plus bas, deschargeront le Canada du commerce du castor par année de plus de quinze milliers;

Les Illinois, de dix milliers;

Les Sioux, de trente milliers; de manière que voilà cinquantecinq milliers par année que le Canada tireroit de castor de ces endroits, et s’ils vouloient ne pas envoyer en commerce chez les isnards, cette nation faisant actuellement la guerre à cer tv issipi, estant..…....! ils estoient autrefois du Mississipi ci ; :cviendroient, ce qui osteroit encore dix milliers de castor.

Les Sioux, resuu.: cirns ic! pays, nous deviennent inutiles, estant trop esloignés de nous, nous n’en pouvons tirer aucun commerce, laissant celuy du castor. M. Le Sueur, qui connoist parfaitement cette nation et qui passe en France, rendra compte de ce pays-là. Il est homme propre à faire faire ces mouvemens à ces Sauvages. Il estime les Sioux quatre mille familles, qui se peuvent attirer sur le Missouri.

Il m'a parlé aussi d’une nation, qu’il nomme les Mahas, qui sont plus de douze cents familles. Les Ayooués et les Octoctatas, leurs voisins, sont environ trois cents bons hommes. Ils sont dans les terres entre le Missouri et le Mississipi, environ à cent lieues des Illinois.

Ces Sauvages n’ont pas l’usage des armes. On les peut faire descendre où on voudra, qui seroient du costé du Ouest, dans une rivière qui est au delà de l'Ouabache, du costé du Ouest.

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