G26 BREBIS; CHEVAUX, MOULINS A SCIE
Les deux compagnies ne sont pas prestes pour les envoyer dans la Loire, quoyque j'espère qu’elles serontbientost levées, ayant dix hommes en différens endroits pour cela. Il nous en a déserté vingt-deux, que je faisois venir d'Auvergne et de Limoges, qui estoient presque tous ouvriers. Il y a tant d'officiers qui en lèvent qu'on se les oste les uns aux autres. On a de la peine à en avoir. On pourra en avoir plus facilement dans un mois, que tous les officiers seront retournés à leur régiment.
On pourra, par ce bastiment, en envoyer ce qu’il y aura de levés. Je ne croyois pas qu'il en fallust envoyer plus de trente ou quarante avec les ouvriers, à cause des vivres, n’en mettant pas pour eux d'augmentation, ce qu’il ne sera pas besoin de faire, puisque le navire n’arrivant là qu’en juin, et emportant les vivres de cent vingt hommes pour une année avec cinquante d'augmentation, il y en aura jusques à la fin de l'année suftisamment.
J'ay bien compté de faire prendre au Cap des bœufs, des vaches et brebis. Je remarque que les laines n’en sont pas fines. Si c'estoit possible que par Bayonne on pust avoir une vingtaine de brebis d'Espagne, de celles dont la laine est plus fine que la nostre, et dont nous ne pouvons nous passer en France pour la mesler pour les ouvrages fins, elles réussiront parfaitement à la Mobile. C'est une despense de vingt pistoles que le Roy doit faire.
Comme la Loire est grande et qu'il y aura de la place, je vous demanderay, Monseigneur, un estalon pour la Mobile, grand et fort. Tous les chevaux que j'ay veus en Amérique sont foibles ; je crois que cela est venu de ce qu'il n'y a pas eu de beaux estalons.
s envoyer ost levées, . Il nous rgne et de ant d'offiutres. On acilement à leur ré-
y aura de de trente en mcetas besoin 1, et emnnée avec la fin de
eufs, des sont pas ust avoir laine est passer en s réussi-
de vingt
place, je à Mobile, \mérique n'y a pas
BESOIN D'HOMMES POUR LES EXPÉDITIONS 027 J'ay quatre charpentiers, que je fais passer à la Mobile avec
-€s choses nécessaires pour y faire des moulins à scie sur une rivière qui est à l'entrée de celle de la Mobile, que l'on nomme Rivière aux Chiens. Je vous demande, Monseigneur, le p
Sage de ces hommes-]à sur la Lofre et leur nourriture,
as
Longueil, pour lequel j'ay eu l'honneur de vous demander un brevet de garde de la marine, a dix-huit ans, il court sur sa dix-neuviesme année,
D'Auteuil en a dix-neuf, frais du mois de décembre. Ils Sont tous deux hommes faits, qui servent dans les troupes du Canada. D'Auteuil sert d'enseigne dans la compagnie de Dulut. Longueil, de soldat Montant tous les jours la g
dans la compagnie de son père.
arde
Je vous escriray au Premier jour au sujet des officiers pour la Compagnie. Je serois bien aise d’avoir tous gens propres pour des expéditions à faire en ce pays-là ct sur lesquels je puisse compter, Il y en a desjà à la Mobile trois, qui y sont depuis l’establissement. Je vous en demanderay quelqu'un de Canada, comme Joncaire, qui est un garçon qui atout à fait du crédit sur l'esprit des Sonnontouans, ayant des asseurances que les Anglois de la Caroline ou Maryland ont fait un cstablissement des costes de Ouabache, qui sera, à ce que je crois, à la jonction de la rivière Oh‘o avec celle de Ouabache, Comme nous sommes amis avec les Iroquois à présent, je croirois que nous devrions nous servir de ce temps-là pour descouvrir la rivière Ohio, qui se descharge dans Ouabache ct vient des Sonnontouans, par laquelle ils viennent en guerre chez les nations du Mississipy. Et comme il Pourroit arr
iver que nous pourrions avoir la guerre avec les Sonnontouans, et que l'on seroit bien
628 b'1B. VEUT DÉTACHER LES SONNONTOUANS SUR L'OUABACHE
aise de les faire attaquer par les costes de la Louisiane par un grand nombre de Sauvages, il faudroit sçavoir ce que c’est que l'establissement qu'ont là les Anglois ou qu'ils peuvent faire. Il en coustera moins de descendre par cette rivière, conduits par les Sonnontouans, dont nous pourrions détacher une partie pour venir sur Ouabache, ce qu’il y a longtemps qu'ils ont dessein de faire. Nous les esloignerions par là des Anglois et les rapprocherions de nous, pour nous en servir utilement contre les Anglois, en les joignant à nos Sauvages. Que le Canada ne crie point contre ce dessein. Je ne leur osteray pas de Sauvages qui soyent à eux. Au contraire, ils sont à craindre là où ils sont. Ils ne le seront plus du costé de Ouabache que contre les Anglois. Je ne demanderay pour cela que douze hommes, conduits par Joncaire avec un autre officier subalterne, qui s’en iront de Montréal aux Sonnontouans, des Sonnontouans, où ils prendront plusieurs guides, pour venir par Ohio à Ouabache. En observant bien tous les chemins, cela pourra couster au plus trois mille livres, qui se trouveront par les suites une despense très-nécessaire.
Messieurs les deputés de Canada crient contre moy de ce que j'ay permis que les Canadiens qui estoient à la Mobile ayent remonté le Mississipy pour aller en commerce des pelleteries et peaux de bœufs et quérir les castors qu'ils avoient laissés en cache, ne sçachant pas s’il y auroit un'ordre du Roy pour leur permettre de l'envoyer par là en France, et de leur avoir dit d’advertir tous ceux qui estoient sur les bords du Mississipy de descendre à la mer ou de s’en retourner en Canada.
Fous ces coureurs de bois descendent à la mer. Je donne ordre à mon frère de Bienville de faire recevoir leurs cas-
ABACHE
1e par un c'est que ent faire.
conduits cher une ps qu'ils s Anglois itilement QUE teray pas craindre ache que 1e douze r subaldes Sonrenir par ins, cela
ouveront
oy de ce a Mobile des pels avoient du Roy t de leur bords du r en Ca-
e donne
UrsS Cas-