‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 483 sur 504 · PAIX ENTRE LES ILLINOIS ET LES CHICACHAS · texte numérisé non relu

PAIX ENTRE LES ILLINOIS ET LES CHICACHAS

tors par le commis que messieurs de Canada y doivent envoyer, et qu’il donne à un chacun un receu du poids et de la qualité des castors qu'il aura receus, pour leur en faire donner des lettres de change, si le Roy l’ordonne.

De tout ce que je fais là il s'ensuit que je fais venir au bord de la mer tous les coureurs de bois qui sont aux environs du Mississipy, et leur fais livrer tous leurs castors à la Compagnie, qui est seure qu’ils n'iront pas aux Anglois, ce qu'ils n'auroient pas manqué de faire sans cela, pour ne pas perdre le peu qu’ils ont, qui leur aydera à s'establir la. Tous ces Voyageurs seront à la mer, au mois d'octobre ou de novembre, près de deux cents. S'ils remontent le Mississipy pour faire du castor, que l’on dise hardiment que je ne seray pas sitost là que je les enverray en partis sur les Anglois quérir des nègres, pour s’establir et mettre les Sauvages dans le train d’aller en guerre. Ainsy, quoyque messieurs du Canada n'ayent pas sceu les mesures quej'avois prises pour empescher les coureurs de bois de porter leurs castors aux Anglois, ils me marquent par leur lettre du roc aoust, signée d'Auteuil ct Perré, qu’il seroit à souhaiter pour le bien du Canada que je peusse engager les coureurs de bois à porter leurs castors à la mer, et qu'ils restassent entre mes mains Jusques à ce qu’on ait veu ce qu'il y aura à faire. J'ay cru que je ne ferois pas mal de vous envoyer la copie de leur lettre : vous verrez par là, Monseigneur, que les mesures que J'ay prises cstoicnt celles qu’il falloit prendre. Messieurs de Canada ont le premier tort d’avoir fourny des marchandises à ces Voyageurs, qui ont presque tous esté là avec les permissions de M. de Frontenac, que je leur ai veues.

Les trois François que j'avois envoyés de la Mobile, le

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