DANS L'ARMEMENT DE D'IBERVILLE
Le Ministre de la Marine au sieur Du Guay..
Compiègne, le 2 septembre 1698,
J'ay appris avec surprise par vostre lettre du 26 que le travail qu'il a fallu faire aux traversiers qui doivent suivre M. d'Iberville ne fust pas encore achevé ce jour là. Je ne sçay pourquoy on a travaillé avec tant de lenteur à tout ce qui a esté ordonné pour l’armement dudit Sieur d’Iberville, quoyque les ordres que j’ay donné sur cela ayent esté fort pressants. Si ce retardement causoit quelque inconvénient à l'exécution des ordres dont le Sieur d’Iberville a esté chargé, Sa Majesté auroit sujet de s’en prendre à la négligence et au peu d'affection des officiers du port de Rochefort.
Je vous ay envoyé mes pacquets pour les isles de l'Amérique. Ainsy je ne doute pas que le François, la Renommée, l’Aigle et les bastimens de charge n'ayent mis à la voile quand vous recevrez cette lettre, J'espère que tous les ordres que vous et M. Bégon avez reteu sur ce sujet auront esté ponctuellement executez.