MOUILLAGE AU SUD DE LA MOBILE
tinuasmes nostre route et fismes environ quatre lieues et demie, où nous mouillasmes à deux heures au sud de l'entrée de l’est de la Mobile par huit brasses. J'envoyay le sieur de Lescalet dans la biscayenne et les sieurs des Jourdy et Villautrais dans les felouques et les deux traversiers sonder l'entrée à cause du vent, où ils avoient trouvé beaucoup de battures.
Je m'en retournay à terre dans la biscayenne, et mon frère dans ma chaloupe et le canot du François, où je couchay pour sonder le lendemain au matin.
Le 2°, il pleut tout le jour à verse, et sur les quatre heures, le vent du large ayant iorcé, n'ayant pas achevé de sonder, je m'en retournay à terre avec mes deux chaloupes coucher dans une isle, le canot du François ayant gagné son bord.
Le 3°, le vent à ouest-nord-ouest, gros vent à ne pouvoir sonder. Mes Canadiens chassèrent dans l’isle, où ils tuèrent plusieurs outardes. Je m'en fus dans la biscayenne à la terre ferme, à trois lieues et demie au nord 1/4 nord-ouest, où je ne trouvay en traversant que douze pieds d’eau dans ce chenail là. Je courus le long de la coste quatre lieues au nord 1 /4 nord-est.
Pour descouvrir la rivière, je montay sur un arbre, d'où je ne pus voir que les costes de l’est de la rivière, à trois à quatre
lieues de moy, dont la coste tournoit au nord-nord-ouest. Je .
trouvay cette terre toute couverte de bois comme en Europe, et des cabanes sauvages, dont il n’y avoit pas quatre jours qu'ils estoient sortis, et m'en revins joindre mes gens à l’isle.
Le 4°, le vent au nord, je m'en vins à bord sondant le chenal, dans lequel je trouvay trente à quarante pieds d'eau, hors sur une barre, à une lieue et demie dehors, où je ne
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