‹ Découverte par mer des bouches du Mississippi [microforme]Chapitre 7 sur 504 · LES SAUVAGES SE JOINDRONT A EUX · texte numérisé non relu

LES SAUVAGES SE JOINDRONT A EUX

Mémoire pour continuer la découverte des Mines et Établissements des Espagnols dans le Mexique par le Mississipi.

” Québec, 14 octobre 1697.

Je me suis appliqué depuis plusieurs années à chercher dans ce Nouveau monde quelque descouverte, dont le Roy peust recevoir gloire et ses sujets de l'advantage. J'y ay travaillé avec plus d’exactitude, pendant le temps que M. le comte de Frontenac m'a fait l'honneur de me donner le commandement des postes chez les nations sauvages, où j'ay passé quatre ans, avec les quelles les François de cette colonie commercent,

Pendant mon séjour, j'ay donné mes soins à maintenir une cstroite union avec nos alliez, les détournant de porter leur pelleterie aux Anglois, quoyqu'ils eussent fait plusieurs tentatives pour les inciter et les obliger par leurs promesses à nous chasser de chez eux, nous rendant odieux à

toutes les nations, leur insinuant du mespris tant pour nos marchandises que pour nos personnes, afin de s'emparer par force ou par trahison de nos postes, dont ils sont extrêmement jaloux par les connoissances qu'ils ont des advantages, que l’on peut tirer de ce pays, non seulement à cause des pelleteries, mais des richesses qui y sont. Ils prétendoient s'unir tellement avec nes alliez, qu'ils avoient projeté de les armer contre nous, afin de chasser entièrement les François du Canada et rester par ce moyen seuls possesseurs de ce vaste continent. Mais les ordres de nostre général ont esté suivis et exécutez avec tant de fer” 1 :, : leurs desseins, qui sans doute auroient causé dans peu la ruine de la colonie, se sont esvanouis par la guerre continuelle, qu’il leur a faite tant sur les Angiois que sur les Iroquois unis ensemble. Parmi une si grande quantité de peuples de diverses manicres et de coutumes diflérentes, il estoit besoin de commandants et de François pour s'opposer aux émissaires ouverts et cachez des Anglois et rompre leurs mesures. Le sieur de Manthet lieutenant des troupes fut choisi par M. le comte de Frontenac pour commander à Chicagou, dont il s'acquitta très bien. Poussez ensembie de la mesme inclination de chercher quelque descouverte utile, nous nous sommes attachez à prendre des lumières seures et véritables du voyage de M. de La Salle, afin de pouvoir continuer ce grand ouvrage pour la gloire du Roy, facile par l'industrie des Canadiens et advantageux à l’une et l'autre France, puisque nous sommes asseurez d'y trouver les mesmes douceurs, dont jouissent les Espagnols ct des commoditez plus advantageuses, que celles dont ils se servent pour fournir en Espagne leurs trésors par

la communication du Mississipi au Canada, sans obliger Sa

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