CONCLUSION
L'analyse rapide à laquelle nous venons de nous livrer a permis de donner un aperçu général des trésors que cette curieuse Bibliothèque renfermait. Nous avons parcouru les différents sujets qu'elle nous présente; nous sommes loin d'avoir tout indiqué. Quelque succinct que notre exposé puisse être, nous espérons néanmoins qu'il a fait connaître tout un côté des études modernes qui s'accomplissent sur le vieil Orient. Ainsi que nous l'avons dit dans la préface de notre Manuel de la langue assyrienne^ ces études doivent être considérées au double point de vue de la philologie et de l'histoire; ces deux sciences ne peuvent aller l'une sans l'autre, et il serait tout aussi téméraire à l'historien de négliger le
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côté philologique qu'il serait oiseux au philologue de n'avoir pas pour but de fournir des renseignements à l'historien. Il incombe cependant à l'un et à l'autre une grande réserve, ainsi que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de le faire remarquer. Les renseignements que nous tenons d'une source aussi certaine que celle à laquelle nous venons de puiser ne peuvent être indifférents.
Résumons-nous ici : nous savons que cette vieille civilisation assyro-chaldéenne était précédée d'une civilisation puissante qui lui a légué ses croyances, ses lois, ses mœurs. On arrive ainsi à la période sumérienne dont on ne soupçonnait même pas l'existence au début des recherches; s'arrêtera-t-on à cette nouvelle étape et sera-t-il possible de remonter plus haut encore? C'est ce qu'il s'agit présentement de rechercher et c'est la grande préoccupation des assyriologues. Or, dans cette question éminemment complexe , ce n'est pas jusqu'à présent par des raisonnements ingénieux que l'on a dégagé ces données; c'est grâce aux progrès patients et