‹ Découvertes assyriennes: la bibliothèque du palais de NiniveChapitre 9 sur 9 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

sûrs du déchiftement pur et simple qu'on s'en est rendu maître. Qui eût pu prévoir que nous aurions réuni tant de monuments et conquis une semblable certitude ? Les hypothèses s'évanouissent pour faire place à des réalités. Aussi, lorsque nous voulons sortir du cadre d'une monographie et faire entrer cette histoire au nombre des éléments d'une synthèse générale, nous devons nous imposer une grande réserve.

La lecture des textes assyriens a appelé particulièrement l'attention de quelques esprits désireux de connaître les rapports qui ont pu exister entre le peuple juif et les grands empires de Ninive et de Babylone. Nous avons vu que certains documents assyro-chaldéens nous transmettent des traditions sur l'origine du monde semblables à celles dont notre société moderne s'inspire encore; on ne saurait écarter les conséquences qui surgissent des rapprochements auxquels on peut se livrer. Cet intérêt, dont nous ne voulons pas diminuer l'importance, ne peut pourtant occuper qu'un rang secondaire dans les préoccupations de

l£2 LA BlBLIOTHÈaUB DE NINIVB

l'historien. Quant à nous, nous ne saurions adopter un système qui tendrait à subordonner l'histoire générale de la Haute-Asie à l'existence d'un peuple qui n'est après tout qu'un des éléments d'un groupe, et à le considérer comme le pivot autour duquel les autres nations ont dû graviter.

Page 1