Chapitre IV. — Le fermage et 1 agriculture moderne. 4B
Tenures intermédiaires entre la vente à cens et le prêt moderne de la terre à court terme. — Elles sont plus favorables au bailleur. — Domaine congéable. — Emphytéose.
— Toutes fort atteintes et la plupart résiliées par la Révolution. — Le juveigneur en Bretagne. — Le « mauvais gré » en Picardie. — Baux à vie et « baux à trois vies ».
— Au XVÎIP siècle les baux se réduisent à six et neuf ans. — Les prétentions du propriétaire augmentent; sa part dans le produit net du sol devient plus grande aux ternps modernes. — La condition du fermier empire.
Les laboureurs, qui passent pour routiniers, sont de perpétuels novateurs. — Adaptations successives d'une même terre. -^ Morcellement prodigieux du sol au XV siècle. •— Mouvement de concentration depuis lé milieu du XVI* siè de. — Comparaison à eliaque époque du rendement de la terre avec son revenu. — Révolution d^s assolements. -^ Mauvais outils ruraux. — Les salaires étaient bas et la main-^d'œnvre des labours et moissons était chère. — A aucune époquh la terre n'a été mieux cultivée et la condition du paysan na été pire quà la fin de l'ancien régime.
l'ages
Chapitke V. — Le socialisme d'hier et *rextension récente de la propriété individuelle H3
Cliangcmcnt d'apprccialion, des temps léodaux aux modernes, sur les choses qui peuvent être possédées, sur les formes et les degrés de la possession. ■ — Le iravail propriété collective, non individuelle : boucliers et hôteliers communaux. — Propriétés privée et politique, aiiciennement confondues. — Formalités solennelles des prises de possession. — Droits d'usage sur la superficie boisée, pour pâture, chaulfagc, charpente, meubles et ustensiles.
— Procès aux temps modernes. — Les usagers et le nupropriétaire au XV ni' siècle. — Propriété du bétail est entière; propriété du sol est restreinte. — Le maître d'une ■l)rairie n'est chez lui que pendant trois mois et demi par (in. — //. n'a droit qu'à la première récolte du foin. — La jouissance collective regardée comme nécessaire pour le bétail. — Les jaclières obligatoires. — Défense d'employer la faux pour les pailles; on les coupe à mi-hauteur.
— Glanage légal. — Les vaches ne donnent de lait que pendant six mois par an. — Maigreur des bestiaux, révélée par la comparaison des prix du bétail siir pied avec ceux de la viande au détail. — Bestiaux à demi sauvages.
— La graisse est rare et le cuir abondant, d'où les chandelles chères et les souliers à bon marché.
Chapitre VI. — La vaine pâture et la liberté de la chasse disparaissent 80
Trunsforiiialioii de la vaine pâture, aux temps modernes.
- - Au XVIIP siècle commencent les prairies artificielles
- - On met les luzernes en (( défens >». — Le regain est réservé aux propriétaires. — Restes de co)nmunisme pour les animaux reproducteurs. — Le berger communal. — Avec la propriété flottante et relâchée du Moyen Age le non-possédant était chez lui à peu près partout; aux t^nips modernes il ne sera plus chez lui à peu près nulle part. — . Le droit exclusif de chasse pour la noblesse était d'institution récente. — La chasse, souvent obligatoire au Moyen Age pour le seigneur, était libre pour fout le monde. — La dépossession du paysan est contemporaine des progrès de Vagriculture. — Ses réclamations, pour maintenir son droit, en diverses provinces. — Un édtl forestier de
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l'ages Louis XÏV délend aux roturiers de chasser sur leurs propres biens. — Comment Vabolition des droits féodaux par la Révolution de 1789 touchait peu la classe des travailleurs ruraux. — Solive nt môme celte classe y perdit.
— Certaines familles nobles, n ayant pas émigré, se trouvèrent au contraire enrichies par la Révolution. — Avantages de Vœuvre révolutionnaire : elle alfranchit la propriété de ses entraves.
Prix actuels de Vhectare de terre en France. ■ — Du A7/" nu XIII' siècle la terre triple de valeur. — Les prix de Philippe le Bel sont les plus hauts de tout le Moyen Age. — - Ils s'appliquent à une petite quantité de terres. — Baisse de la terre aux XIV et XV siècles; ses causes successives. — Les inventaires ci la fin de la Guerre de Cent ans. — Relcur ci la barbarie. — Hausse des biens-fonds an XVP siècle. — Les prit élevés des denrées. — - Renaissance agricole sous Henri IV. — Sous Riclielieu la terre baisse et le blé augmente; le contraire se produit sous l'.olbert. — La hausse des terfes n'a aucun rapport avec la prospérité de la nation. — Crise foncière à la fin du règne de Louis XIV. — Le prix de 1.000 francs Vhectare est atteint sous le ministère de Fleury. — Valeur des prés; rapport ancien et moderne de leurs prix avec cehii des terres labourables. — Histoire de la culture des vignes. — Prix des vignobles par provinces. — Prix des bois; leur diversité. — Comparaison, depuis le Moyen Age jusquW nos fours, de la destinée des propriétaires de biens meubles et immeubles. — La propriété fonciè-.re en 1790 et en 1910. — Exemvle de fluctuations de prix de quelques domaines.
Ghapure VIII. — Maisons et terrains de Paris . . . 109
Les anciens édifices privés ont presque totalement disparu.
— Le sol parisien haussé de valeur de 1 à 500, depuis le XIIP siècle. — La hausse des maisons n'est que de 1 à 38.
— Prix du mètre carré près du Louvre, faubourg Saint- Marcel, au Châtelet, rue de V Ancienne-Comédie, et. Vaugirard, faubourg Montmartre, près de la Madeleine, près du Luxembourg, rue de l'Université, etc. — Le gouvernement de Louis XIII s'oppose aux agrandissements de Paris. —
Pa.
Terrain, près le boulevard Monimartre, de 1234 à 1637. — Histoire de 2 hectares 70 ares, sur remplacement de VOpéra, de 1380 à 1775. — Baisse de prix du Xlll' au A'P siècle; hausse depuis le XVP siècle. — Prix des maisons de Paris, rue Notre-Dame, rue Pavée, rue Saint- André-des-Aris, rue Vieille-du-Temple, Place Royale, rue Saint-Honoré, rue Richelieu, Place Vendôme, rue de Tournon, rue Saint-Jacques, rue de la Chaussée-d'Antin, etc. — Loyers d'un chanoine, de la comtesse d'Artois, d'un apothicaire, d'un pelletier, d'un charpentier, d'un épicier, d'un savetier, d'une « femme amoureuse « de « chambrettcs Cl lillettes ». — Prix des hôtels de Gondi, d'E^iat, d'Epemon, de Longueville, de Potier-Blérancourt, de la maison de Poquelin, père de Molière, de l'hôtel de Bourfiogne. — Loyers de l'Ambassadeur d'Angleterre, du collège Sainte-Barbe, de M""' de Coislin, du baron de Talleyrand. — Prix global du Paris ancien comparé au Paris actuel.
Ce qu'on doit appeler « villes » de 1200 à 1800, n'est pas ce que nous entendons aujourd'hui par ce mot. — Rapport, ancien et actuel, du prix moyeji d'une maison de province avec celui d'une maison parisienne. — Prix et loyers des maisons à Rouen, Soissons, Vitry-le-François, Montpellier, Montélimar, Beaucaire, Tours, Evreux, Orléans, Troyes, Rennes, Perpignan, Gray, Nanles, La Rochelle, Lille, Dijon, Clermont-F errand, Limoges, Tulle, Versailles. — Prix des châteaux forts, -r- Loyers de maisons d'école, de mairies, de lupanars, de casernes de gendarmerie, d'auditoires de bailliage. — Changement des constructions au XVIP siècle. — • Vente de la « Maison Carrée )) à Nimes. — Loyer du Sire de Coucy à Orléans, du comte d'Egmont à Arras, du duc de Créqui à Grenoble, du comte de Tressan à Boulogne-sur-Mer, de cardinaux à Avignon, d'un évêque, d'un sénéchal, d'un professeur, d'un médecin, d'un libraire, d'un boucher, d'un imprimeur, du bourreau, d'un chapelier, d^'un drapier. — Loyer de chambres et de boutiques. — Loyer de maisons villageoises à Courbevoie, Colombes, Gonesse. — Loyers en Languedoc, Saintonge, Normandie, Dauphiné, etc. — Moyennes des loyers de paysans du XV P siècle à nos jours.
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Uhistoire des salaires est Vhi&toire des quatre cinquièmes de la nation. — Seuls ils révèlent l'intimité des petits foyers. — La journée du manœuvre, mesure universelle des prix du travail. — Féodalité ouvrière; fiel de vacher ou de vigneron. — Inconvénienls du système; ces conventions cessent de plaire par suite du mouvement perpétuel des prix. — On les racheté . — Prix du travail libre; pourquoi il est bien payé au, XIW siècle. — Faucheurs, journaliers, porteurs d'eau. — Hausse des salaires au XV' siècle. — La journalière rurale. — Nombre des bras dans les campagnes. — Le travailleur à la fin du XVP siècle, n'a plus que la moitié de ce qu'il avait cent ans plus tôt. — Le domestique autrefois était moins payé que le manœuvre; c'est le contraire de nos jours. — Motifs de cette différence. — Gages des servantes. — La « bonne à tout faire » est, au point de vue du salaire, celle qui a le plus profité de la civilisation. — Légende sur les domestiques du temps passé. — Ils n'élaient ni meilleurs ni pires que ceux d'aujourd'hui. — Plaintes contre les serviteurs aux XIV\ XVI" et XVIP siècles. — Leur inconstance. — Les laquais.
Les corporations n'ont pas exercé d'influence sur le prix du travail, ni aux temps féodcuux, ni dans les derniers siècles. — Les ouvriers de métier ont subi les mêmes vicissitudes que les manœuvres. — Ni la puissance des rois, ni la coalition des intérêts ne sont parvenus à maîtriser la valeur de la main-d'œuvre. — Preuves de ce qui précède.
— Proportion, identique\à celle de'nos jours, entre les salaires des métiers jurés et ceux des journaliers ruraux. — Pléthore et disette de certains corps d'état. — Les corporations se multiplièrent aux XVP et XVIP siècles, quand le prix du travail diminuait. — Durée et prix de l'apprentissage. — Nombre annuel des jours de travail autrefois.
— Loisir volontaire et chômage forcé. — Rapport du salaire des hommes à celui des femmes. — Inconvénients de la restriction du travail féminin. — La Révolution de 1789 ne fit pas augmenter les salaires. — Ils n'étaient pas
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plus avantageux en 1850 qu'en 1789. — Résullat des découvertes scicnliliqucs depuis le mi ieu du XIX' siècle. — ■ Est-il possible de taire du pain avec des lois? — Le hien-être n'est pas du domaine de la polilique, même dans une démocratie.