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Découvertes des Portugais en Amérique au temps de Christophe Colomb [microforme]

le nom de Corte-Real pour avoir affronté deux nds, qui étaient venus défier les Portugais. I devint alcade de Tavira, gouverneur des places frontières de l'Algarve, se distingua au siège de Ceuta en 143, et obtint du roi Jean I ja Permission d'ajouter à ses armes un bras armé d’une lance d'or saisie d'un Pennon flottant.

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curseur immédiat de Colomb, et, dès 1464, aurait abordé le continent Américain.

Joao Vaz Corte Real ‘, huissier major (porteiro mér) de Fernand, duc de Viseu, frère du roi Alphonse V, devint le 2 avril 1474 capitaine donataire de la partie méridionale de Terceira, fut confirmé dans cette possession le 5 avril 1488, épousa Marie de Abarca et mourut à Angra dans l'ile de Terceira le 2 juillet 1496. Ce sont les seuls actes de sa vie prouvés par des documents incontestables. On lui attribue encore un voyage important qu’il aurait fait dès l'année 1464*. Un de ses amis, Alvaro Martins Homen et lui, envoyés à la découverte par le roi de Portugal, auraient, dans la direction du nord, trouvé l'ile des morues. A leur retour ils abordèrent;à Terceira, et, comme la capitainerie de cette île était vacante par la mort de Jacomo de Bruges, ils vinrent la demander à l’infante Doña Brites, veuve de l'infant Don Fernand, et tutrice de l'infant Don Diego, qui la leur accorda en récompense de leurs services, mais à condition qu'ils la partageraient entre eux. Remarquons tout d’abord que Doña Brites * ne perdit son mari que le 18 septembre 1470, et que, par conséquent, elle ne pouvait, dès l’année 1464, agir en qualité de veuve, et de tutrice de son fils. En second lieu aucun des historiens d'Alphonse V et de Jean IL, ni Garcia de Resende, ni An-

4 Harnisse, Corte Real, appendices II, IE, IV, VI, XXII.

1 CorveiRo, Historia insulana, p. 250, 311, « Estando pois vaga a capitania de Terceira pela falta do primeiro capitaô Jacomu de Bruges, succedeu aportarem a Terceira dos fidalgos que vinham da Terra dos Bacalhaus que por mandado del Rey de Portugal tinham ido descobrir ; hum se chamava Joâo Vas Corte-Real e o outro Alvaro Martins Homen, e informando se da terra lhes contenton tanto que em chegando a Portugal a pedirao de merce por seus servicios...... Alvaro Martins Homen nâo ero de menos qualidade e fidalguia que seu companheiro Joûo Vaz Corte Real pois egualmente a ambos tinha el rey mandado a descobrir a terra dos Bacalhaus ». Cf. récit de Frucruos0, Saudades da Terra. (Kdition Azevedo, 1873), liv. VI, $ 9.

3 La donation de D. Brites existe ; elle est datée d’Evora, mais seulement du 2 avril 4464,et il n’y est fait allusion qu'à ses fonctions et nullement à ses découvertes. « En considerando os servicios que Joûo Vaz Corte Real, fidalgo da casa do dito Senhor, meu filho, tem feito ao infante meu senhor, seu padre, que dem haja, e de pois a mime e a ella... »

mu:

tonio Galvam, ni Damian de Gous

Sn a fait allusion à u tant si honorable pour le Portugal, et

qui en ont parlé, l'un, Fructuoso, cent vingt ans après le y composé son liv

n fait pourdes deux seuls écrivains Manque de critique et écrivait oyage en question, l’autre, ( re plus tard encore, se grande partie d'après les tr

:ordeiro, a ulement en 1717, et en aditions locales. ‘nfin et surtout, si le voyage de 1464 était authentique, est-il probable que le Portugal n'aurait élevé aucune réclamation contre les bulles pontilicales qui attribuèrent aux Espagnols des terres découvertes par les Portugais? Est-il possible que M

Fayal, de 1486 à 1490, qui était allié et qui enregistra si soi

artin Behaim qui vécut à à la famille des Corte Real, 8&neusement toutes les découvertes récentes, n'ait pas indiqué sur son fameux globe la prétendue terre entre- Vue par Joao Vaz Corte Real ? Notons encore que, lorsque le roi de Portugal voudra récompenser les services de Gaspard, le fils de Joao Vaz, il ne sera même pes fait Mention, dans l'acte de donation, des découvertes de son père. C'est que ces découvertes n'ont pas eu lieu ! Sans doute elles auraient pu se faire, et Joao Vaz fut un de ces marins, comme le Portugal en a tant compté, des mers inconnues et

qui ne craignaient P rir des terres nouvelles,

étaient parfaitement Mais ce n’est pas à Spard que revient l'honnent Américain,

Gaspard Corte Real était le plus jeune des trois fils issus du marage de Joao Vaz et de Maria de Abarca, Il était né vers 1450, Nous le trouvons en 1497 établi à Angra. 11 administrait cette capitainerie, en qualité de lieutenant d'abord de son père, puis de son frère ainé Vasqueanes !, La nouvelle des succès obtenus

Par ses compatriotes dans leurs aventureuses expéditions sur l'Océan semble Jui avoir inspiré

une salutaire émulation, Il voulut lui aussi, Comme il n'avait rien à espérer de l'héritage paterautés dans ces terres vie

as de se risquer sur capables de découv

ii, c’est à son fils Ga neur d'avoir entrevu le conti

nel, se tailler des princip rges, dont il ne s'agissait que de prendr

€ possession, et, à diverses reprises, aidé

! Hannisse, Jos

Corte Real, p. 59,

mn É à

par de hardis compagnons, se lança sur l'Atlantique. Ces expéditions ne réussirent pas, autrement il eût été fait mention de ses découvertes dans les lettres patentes * qui lui furent plus tard délivrées par le roi Manoël (12 mai 1500); mais Gaspard ne se découragea pas et organisa de nouvelles entreprises, Frouvant avec raison qu'on avait tort de négliger les régions septentrionales, il se proposa, soit de troaver dans cette direction des terres nouvelles, soit de découvrir un passage * qui conduirait aux Indes. Muni de lettres royales, par lesquelles le roi Manoël lui accordait la donation des iles ou de la terre ferme qu'il découvrirait, il partit avec un navire de Lisbonne au commencement de l'été de l'année 1500, relacha à Terccira, où il prit deux autres navires, et arriva jusqu'au 50° Ge lattitude nord, où il trouva une terre très froide, mais couverte d'arbres *. [ lui donna le nom de Terra Verde. C'est ainsi que l'islandais Eric Raudu, cinq siècles auparavant, avait dénommé la terre qu'il rencontra. Gaspard Corte Real venait pourtant de découvrir non pas le Groenland, mais plutôt Terre Neuve, ou le Labrador, Comme les caravelles de l'époque ne pouvaient emporter de vivres que pour trois ou quatre mois au plus, et que le ravitaillement était d'ifficile dans ces régions déshéritées, Gaspard se contenta d'un examen superficiel, et rentra en toute hâte à Lisbonne, pour annoncer sa découverte et préparer une expédition plus sérieuse.

1 Ces lettres patentes enregistrent seulement les voyages entrepris. « Por quanto Gaspar Cortereal, fidalguo da nossa casa, os dias pasados se trabalhon per sy e a sua eusla, con navÿos € homes, de buscar e deseubrir € achar con muyto seu trabalho e despesa de sua fazenda e peryguo de sua pesoa algunasilhas e terra firma. »

2 Dawiaxo ve Goes. Chronica doSerenissimo Rey D. Emmanuel (1566), SLXVII « Pelo que propos de ir descobrir lerras pera banda do Norte, porque pera do Sul tinham ja outros descuberto muytas. » — ÜsoR10. De rebus Emmanuelis regis (4574). « Et quia videbat omnia ferme litora, quæ ad Austrum spectabant, esse jam nostrorum navigationibus exploratione cognita, animum ad ea perlustranda, quæ ad septentrionem pertinebant, applicuit ».

3 Dawraso or Goës, ouv. cité « Nesta viagem descobrio pera quella bande do Norte, huma terra que por ser muilo fresca © de grandes arvoredos, como sùo todas as que jazem pera aquella banda Île pos nome terra verde. »

our Lffi - Xüon-

Por 1balchar a al-

pera nm trum au ni

da do como

TS

Les rois de Portugal avaient été accepté les offres de ( ne repoussaient d'or adressaient leu

durement punis de 0lomb,. Désirant ré

dinaire aucune rs sujets, e ies préparatifs des expé dité avec laquelle seulement ses frèr moitié des profits encore le roi inte l'explorateur, On

ne pas avoir parer le temps perdu, ils des propositions que leur t, dans la nesure du Possible, hätaient ditions projetées, Ainsi s explique la rapi- Gaspard organisa un nouveau voyage !. Non

es l'aidèrent de leur bourse, à condition que la

et des découvertes leur serait acquise, mais

rvint directement pour faciliter le départ de 4 conservé un ordre donné par le roi Manoël à la date du 15 avril 1501, au directeur de la Manutention, de remettre à Gaspard tous les biscuits qu'on pourrait fabriquer avec dix muids de blé. Six jours aprés, Gaspard accusait ré dits biscuits ?, On a conservé ce recu,

ception des C'est même le seul document écrit et signé par lui que l'on connaisse, Quelques jours

plus tard, le 15 Mai, il partait de Lisbonne et s'enfonçait dans la direction du nord-ouest ?,

Le 8 octobre 1501 un des trois navi apportait les premic de Y

äVCC trois navires

8 renfrait à Lisbonne et res nouvelles de l'expédition. L'ambassadeur

lenise à la Cour du P al était alors un certain P Pasqualigo, Comprenant l'import

ance de | rogea lé capitaine et les matelots trer à Lisbonne, et

ortug edro

a découverte, il interdu navire qui venaient de ren- , Suivant l'usage des diplomates ses cor \ d'adresser, sous forme de lettr détaillé à la Seigneurie, Ce rapport, Nous es£ parvenu. Nous le

npa-

triotes, s'empress: €, un rapport daté du 18 octobre 1501, donnons tout entier‘, non seu- 1 Harnisse, Gaspard Corte Nouveau Monde (P ? Voici le reçu d Dias setenta e do campo que Corte Real »,

* D’après Goës : « No anno de MDJ partio de Lisboa ahoz XV dins do mes de Maio.

* Cette lettre de Pasqualigo, publiée dans les Diur (Venise 80, 81, T, {V, p. 200, 201)

Real, la date exacte de aris, E. Leroux, 1883).

e Gaspard : « He verd dous quintaes e meio ( de mym recceheo.

Sa dernière expédition au

ade quereceby do almoxar de bizcoito) por de Feilo a xxj dias d'abr

ife Tacomo Z Moyos de triguo ill de 1501. Gaspar

# de Manixo SANUTO » à té de nouveau éditée par Hannisse

Ve

lement à cause de l'intérêt qu'il présente, mais parce qu'il est le

premier document authentique relatif aux découvertes Portu-

gaises dans l'Amérique du Nord, « Le 8 de ce mois est arrivée

ici une des deux (si) caravelles que ce roi Sérénissime envoya

l'année dernière. sous le commandement du capitaine Gaspard

Corte Real, à la découverte d'une autre terre vers la tramontane.

On rapporte qu'ils ont trouvé à deux mille milles d'ici, entre

le nord-ouest et l'ouest, un pays, jusqu'alors complètement in-

connu, Ils ont parcouru six à sept cent milles de la côte de cette terre, sans en trouver la fin, ce qui les porte à croire que c'est la terre ferme. Cette terre fait suite à l’autre terre découverte l'année passée au septentrion. Les caravelles n'ont pu arriver jusque-là à cause de la mer qui était gelée et de la grande quantité de neige, Leur opinion sur l'existence d'un grand continent se trouve confirmée par la multitude de grands fleuves qu'ils yont trouvés, car, assurément, une ile ne saurait en contenir un nombre aussi considérable et de si importants. Es dent que ce pays est très peuplé et que les muisons des habitants, construites en bois, sont de grande dimension, et recouvertes en dehors de peaux de poissons. On a amené ici sept indigènes, hommes, femmes et enfants. L'autre caravelle que fon attend d'heure en heure doit en amener cinquante autres. Ils sont tous de même couleur, de même figure, de même taille et de même aspect, très semblables à des tziganes et vêtus de peaux de différents animaux, surtout de loutres, dont ils portent 1e poil en dchors l'été et en dedans l'hiver. Ces peaux ne sont ni cousues ensemble, ni tannées, mais telles qu'elles sont détachées de l'animal. Ils s'en couvrent les épaules et les bras. Ils se lient les parties honteuses avec des cordes faites de forts nerfs de poissons, et res-

(Les Corte real appendice XVII) ct Waduite par lui (p. 50). Pasqualigo, le ?3 octobre1501, adressa une seceide lettre à ses frères sur le même sujet. Elle a été publiée dars la fameuse collection du Puesi novamente ritrovati (Vicence 1507), et reproduit la première lettre en termes à peu prés identiques. Dès 1508 la lettre de Pasqualigo était traduite en latin par Arcangelo M:4Arigané, en allemand par Jost Ruchamer, et vers 1515 en français par Marlin de

Redouer,

t le tuvée Dya ard ne, itre inette est erte iver \annent ont ompays * en ;s de mes, e en ème très anil'été e,ni s'en honres+

le 93 t, Elle icence s, Dès iganô, tin de

semblent ainsi à des homn

168 Sauvages, [ls sont tr doux, Ils ont les bras, le

S Jambes et les @

ùs craintifs ot paules remarquable - ‘Ur visage ast peint à |

ment bien conformés, L

a manière des Indiens, quelques-uns avec

moins, [ls parlent, mais Personne ne le leur ait, à ce que je crois, adressé ]n parole dans toutes les lansues possibles, Leur PAYS ne contient pas de fe

quent des couteaux et des piert

six signes, d'autres avec huit au

s comprend, quoiqu'on

r, mais ils fabripointes de flèches avec certaines es. Ils ont aussi apporté un tronçon d'épée dorée qui parait avoir été fabriqué en Italie. Un des enfants portait aux oreilles deux petits disques d'a ‘sent confectionnés certaineme (à Venise, Ceci me porte à croire qu'il s'agit d'une terre ferme,

il n'est pas probable qu'un navire soit jamais parvenu jusque-là Sans qu'on en ait eu Connaissance, Ils ont une très grande quan-

tité de saumons, de harengs, de morues et autr blables. Ils ont au

car

es poissons semssi beaucoup de bois, des hôtres, des pins, bons à faire des mâts et

Il résulte de tout cela que le roi sérénissime coup de profit de ce Pays, soit à cause des bois pour ies navires dont il a besoin, soit pour les hommes qui sont d'exce nœuvres ef les meilleurs esclav très utile de vous informer à l'arrivée de la caravelle de nouveau. »

et surtout des vergues pour les navires,

espère tirer beau-

Ilents maeS qu'on ait jamais eus. J'ai cru de tout cela, et je ferai de même si, capitaine, j'apprends quelque chose

Ce ne fut pas la caravelle Capitaine, mais

le second navire qui rentra à Lisbonne trois jour

'S plus tard, le 11 octobre, P vVernement de cctte arrivée,

où du apport à cette OCCasion, ce rapport n’a pas été conservé : mais un de ces nég

'gociants italiens, dont la présence à Lisbonne a souvent été

constatée, Alberto Cantino, homme d'affaires d'Hercule d'Este, duc de Ferre

de faire part à son illustre cor cidents de cette trave

asqualigo n'informa pas son gou

moins, s'il rédigea un r

are, S'empressa respondant du résult

at et des in.

rsée. Voici sa lettre ”

au moins aussi cu-

! Cette leltre, conservée aux ar £a), à été publi

chives d'Etat à Modène (Dispacci dell:

ur 204-909,

della ée en appendice ot traduite p

Spa-

ar Hannsse, ouv. cilé, p.

céngs Heat HSE AE

ei

rieuse que la lettre de Pasqualigo : « Neuf mois se sont déjà écoulés depuis que ce roi Sérénissime envoya vers le nord deux navires bien équipés, dans le but de chercher s’'1 était possible qu'on découvrit dans ces lieux des terres ou des iles, et maintenant, 11 de ce mois, un de ces navires est de retour sain et sauf et avec un chargement Il rapporte des gens et des nouvelles que je n’ai pas cru devoir laisser passer sans en informer votre excellence, et ainsi j'écris exactement et distinctement ci-dessus tout ce que le capitaine ‘ a exposé au roi en ma présence. D'abord ils racontent que, lorsqu'ils eurent quitté le port de Lisbonne, ils naviguèrent pendant quatre mois de suite dans la même direction et vers le pôle, et dans le cinquième mois, voulant toujours avancer, ils dirent qu'ils trouvèrent des masses démesurées de neiges congelébs surnageant sur la mer et s’avançcant sous l'impulsion des vagues. Du sommet de ces blocs coulait une eau douce et limpide produite par la chaleur du soleil, laquelle descendait à travers les petits canaux qu'elle se creusait elle-même. Les navires ayant déjà besoin d’eau, ils s'approchèrent avec les canots et en prirent pour leurs besoins.Craignant de demeurer en ce lieu à cause de l’imminenc: du danger, ils pensèrent à s’en retourner, mais, soutenus par l'espoir, ils résolurent de pousser dans la même direction pendant quelques jours encore autant que possible, etils rencontrèrent la mer gelée, et, forcés de renoncer à l'entreprise, ils se tournèrent vers le nord-ouest et l'ouest. Ils voyagèrent pendant trois mois dans cette direction, toujours favorisés par le beau temps. Le premier jour du quatrième mois, ils apercurent, entre ces deux directions, un très beuu pays dont is s'approchèrent avec joie, et plusieurs grands fleuves d'eau douce coulant de ce pays vers la mer. Ils remontèrent un de ces fleuves pendant environ une lieue, et, étant descendus à terre, il trouvèrent une grande quantité de fruits excellents et variés, des arbres et des pins d’une telle di-

1 Ce détail semble prouver que Cantino jouissait d'un certain crédit, puisqu'il était présent lorsque le capitaine de la seconde caravelle rendit compte au roi des incidents du voyage.

déjà deux sible intesauf sque e EXessus ence.

rt de ns la vous dé- \vancouoleil, creuppromant r, ils réso- Iques T ge- vers dans "mier ions, sieurs r. Ils >, ef, é de e di-

, puisompte

2 De

mension en grosseur et en hauteur qu'ils seraient trop grands Pour servir de mâts au plus grand navire qui soit en mer. Aucune espèce de blé ne pousse dans ce pays, et les indigènes affirmentne vivre que de pêche et de chasse aux animaux, qui sont en grande quantité dans le pays, tels que cerfs très Grands couverts d'un poil très long. Ils se servent de leurs peaux pour s'ha- Cr %E Pour construire des habitations et des bateaux. IL y a dus loups, des renards, des tigres, des zibelines. [ls assurent qu'il s'y trouve, chose miraculeuse à mon avis, autant de faucons YoYageurs que de moineaux chez nous. J'en ai vu et ils sont très beaux. Ils se sont emparés d'environ cinquante de ces indigènes, hommes et femmes, et les ont menés au roi. Je les ai vus, touchés, observés, et, commencant par leur taille, je dirai qu'ils sont un peu plus grands 9e nous, avec des membres bien proportionnés et bien formés. Les cheveux des mâles sont longs selon notre usage, et flottants en boucles. Ils ont le visage peint de ee: essins à la façon des Indiens, Leurs yeux, de couleur pres. 40e verte, donnent à leur physionomie, quand ils vous regardent, ur de 8rande fierté. Leur langage ne se comprend pas, cependant il n'a aucune âpreté. Au contraire il est plutôt humain. Leurs façons et leurs gestes sont très doux ; ils rient beau- Coup et montrent grand plaisir. Voilà pour les hommes, Les femmes ont les seins petits, une très petite taille, et leur visage est fort gentil. Leur couleur est plus blanche, Les mâles au contraire sont beaucoup plus foncés, En résumé, sauf le terrible regard de l'homme, ils nous ressemblent, selon moi, tout à fait et en toute chose. Ils sont tout à fait nus, sauf dans les parties honteuses qu'ils cachent sous une peau des cerfs susdits. Ils n'ont point d'armes ni de feu : ainsi tout ce qu'ils travaillent et ce qu'ils font, c'est avec des pierres pointues très résistantes, dont ils se servent pour tailler toutes choses, même les plus dures,

Ce navire a fait le voyage de retour ici en un mois, et l'on assure qu'il y a 2,809 milles de distance. L'autre navire a résolu de longer cette côte en naviguant jusqu'à ce qu'il réussisse à établir s’il s'agit d'une ile où d'un continent. Le roi les attend lui

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et les autres avec impatience. Quand ils seront arrivés, s'ils rapportent quelque chose digne de Votre Excellence, je l'en avertirai immédiatement. »

Gaspard Corte Real et ses compagnons ne devaient jamais rentrer à Lisbonne , Soit qu'ils aient fait naufrage, soitqu'ils n'aient pu revenir en Europe, on n'entendit plus parler d'eux, et les seuls renseignements authentiques sur ladécouverte portugaise, nous les devons aux documents italiens que nous venons de reproduire.

De ces documents quelle conclusion avons-nous le droit de tirer? Gaspard Corte Real s'est avancé dans les mers du nord jusqu'au point où il a rencontré, soit des icebergs, soit des côtes bordées de glaciers, c'est-à-dire dans les régices de l'Atlantique que l’on a désignées depuis sous le nom de détroits ou de mers de Baffin, de Davis et d'Hudson. Ces côtes, remarquables par les arbres gigantesques qui les bordaient, sont probablement celles du Labrador. Quant aux habitants, leur description répond assez à celles qu'ont données plus tard Cartier et Champlain des Canadiens ; mais il est impossible de déterminer avec plus de précision la région découverte ou les indigènes avec lesquels les Portugais entrèrent en relation. On aura pourtant remarqué qu'ils connaissaient déjà les Européens, puisqu'ils avaient entre les mains des objets de fabrication européenne, et spécialement vénitienne : mais quels étaient ces Européens ? Étaient-ce les Vénitiens et les Frislandais des Zeni, ou simplement les Anglais de Gabotto, iei encore nous avouerons notre ignorance. Certes il serait facile d'avancer des hypothèses plus ou moins plausibles, mais n'est-il pas préférable de reconnaitre que, dans l’état actuel de nos connaissances, on ne peut rien affirmer, sinon la réalité

! Gomara (Historia general de las Indias. Ed. Vedia, 177) est l'écrivain le plus ancien qui parle des Corte Real,et sa seule autorité est la traduction latine de la lettre de Pasqualigo. Ramusio (Racolta IE, p.417)se contente de reproduire les renseignements donnés par Pasqualigo, Les historiens portugais, Gaivam ou Goës, ne sont pas mieux informés. Osorio en sait encore moins que Goës : « Sed quid illi acciderit aut quo fato absumptus fuerit nunquam sciri potuit, »

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t de jus- 0tes ique mers r les elles 1ssez Capréles rqué ntre nent * les glais les il bles, ctuel alité

in le n lade re- Igais, noins quam

PE

de ce double Yoyage entrepris par les Portugais et Gaspard Corte Real dans l'Amérique du Nord ! ?

La catastrophe qui anéantissait brusqueraent tant d'espérances,

eut un grand retentissement dans tout le Portugal] *?, Miguel Corte Real le second des fils de Joao Vaz, ne voulut Pas croire à la disparition de son frère, et partit à sa recherche, Divers documents attestent qu'il remplissait à la cour de Lisbonne d'importantes fonctions. En 1495 le roi Jean II lui accordait une pen-

sion pour le récompenser de ses services, En 1501 le roi Manoël l'avait auprès de lui en qualité de por

teiro mr, Miguel profita du crédit dont il Jjouissait et

de l'impression causée par la mort de son frère pour obtenir l'autorisation de partir.

Les historiens ont prétendu que Miguel avait entrepris deux

voyages * à la recherche de son frère. Le premier voyage aurait eu lieu en mai 1501 ; Inaiïs tout était étrang

ge dans les détails de cette expédition, Ainsi les trois navires, Figa, Santa-Barbara et

Santa-Cruz, en quittant Lisbonne avaient relâc qui est au moins singulier pour des ex

utre l'équipage était bien nombreux, et on ne s'expliquait pas la Présence à bord d'un mandataire spécial du roi, Fernao d'Alcacova : mais on sait aujourd'hui que ces trois navires faisaient partie de l’escadre envoyée par le roi Manoël contre les Turcs au secours de Venise #,

! Harnisse, Les Corte Real, appendice XIV et XIX.

? Colomb avait été en rapport avec les Corte Real et Sort. Voir Las Casas, Historia de las Indias, I, XI11: Y anidio maïs(Colon) que habia visto dos hijos del capitan que descubrio la dicha isla Terceira, que se llamaban Miguel ÿ Gaspar Corte Real, ir en diversos tiempos a buscar aquella lierra, y que se Perdieron en la demanda, el uno en pos del otro, sin que supiese cosa dellos, »

# Les documents relatifs à cette expédition sont Jes s ivants : 10 Demande à l'écuyer du roi Cristovam Lopez de deux pipes de vin et d'un bœuf (6 août 1581) ; 20 Reçu de Michel Corte Real (7 aout 1501) ; 30 Reçu de deux douzaines

de merlans pour approvisionnements de la Figa (7 août) ; 40 Reçu du capitaine Jào Leite de la Santa Barbara ; 50 Reçu du Capitaine Diego d'Alcaçover de la Santa-Cruz,

* Davwraxo pe Goës, ouv, cité, $ 48, 51, 59, 99.

il s’intéressait à leur

C'était Jono de Menezes qui avait le commandement général de la flotie, mais comme les Tures n’attaquèrent pas, les Portugais rentrèrent à Lisbonne, Ils étaient de retour en novembre 1501 et le roi récompensait Miguel en lui accordant une pension de 300.000 reis pour ses services passés et à venir *.

Ce fut alors seulement que Miguel Corte Real organisa une expédition à la recherche de son frère. Il fit valoir auprès du roi les conventions intervenues entre la couronne et Gaspard Corte Real, et, par lettres patentes du 15 janvier 1502 ?, obtint la confirmation de tous les privilèges accordés à son frère, et notamment la propriété de la moitié des terres à découvrir. Le 10 mai 1502 deux ou trois navires *, on n'est pas bien fixé sur ce nombre, partaient de Lisbonne et prenaient la direction du nord. Lorsque Miguel arriva à la côte que son frère avait découverte, à la terre Verte, et qu'il reconnut un grand nombre d’estuaires et de ports, afin de faciliter les recherches, il divisa la besogne. Chacun des navires dut explorer une région déterminée. On fixa un rendez-vous commun pour le 20 août. Deux navires seulement arrivèrent à la date fixée. Le vaisseau que montait Miguel ne reparut jamais. On l'attendit longtemps, mais, lorsqu'on comprit que tout espoir était perdu, on se décida à reprendre le chemin de Lisbonne. Dès lors on n'entendit jamais plus parler. de Miguel. Il continuait le funèbre martyrologe, qu'avait commencé son frère, des victimes de ces mers dangereuses.

Le roi se montra très affecté de la mort de Miguel ‘, et expé-

1 (E aos que ao deamte delle esperamios receber ».

? Harnisse, les Corte Real, appendice XX.

3 D'après Damiano de Goës il n’y avait que deux navires. Antonio Galvam en compte trois. Voici le récit de Galvam : « Chega dos a quella costa, como virdäo muitos bocas de rios, e abras, entron cada hum pela sua, com regimento que se ajuntassen todos ate vinte dias do mez Dagosto : os dous navios assi o fizerao, E vendo que nào vinha Miguel Cortereal ao prazo, nem despois algum tempo, se tomarao a este Reyno, sem nunca mais delle se saber nova, nem ficar outra memoria, se nâo charmase esta terra dos Cortes Reales ainda agora. »

# Dawiano ne Goss, $ 65. « Que pello grande amor q.tinho a seu irmao determinon de ho ir buscar. »

Ce

mé

dia aussitôt deu : nav avoir rien trouvé. So sible, soit qu'il ait ét

ires à sa recherche,

mais ils revinrent sans it qu il ait renoncé

à lutter contre l'impos- 6 distrait par d'autres affaires, le roi ne voulut plus autoriser de nouveaux voyages à la recherche des frères Corte Real. Lorsque l'ainé de la famille, Je Capitaine d'Angra, Vasqueanes, demanda l'autorisation de partir sur des navires équipés à ses frais, le roi, tout en rendant justice à son zèle, lui défendit de tenter une entreprise qui paraissait désespérée : mais il le confirma, Par lettres patentes du 17 septembre 1506, dans la capitainerie des terres nouvelles accordées à ses frères. Il n'avait donc pas entièrement abandonné l' ploration dans les mers septentrion choisir le moment qui lui semblerai

Aussi bien ce fut comme une tra

héritage de famille chez les de de songer

idée d'un voyage d’exales, mais il se réservait de t opportun.

dition, ou plutôt comme un scendants des frères Cor à explorer les mers du nord. Le 12 roi Sébastien, et le 26 mai 1579 Je roi Ï les privilèges accordés à la famille C queanes Corte Real envoy

te Real que juillet 1574 * le lenri confirmaient orte Real, et en 1574 Vasait à la découverte du Passage nordouest un navire qui se crut un moment à l'entrée du détroit. Ce n'était qu'une illusion. D'ailleurs le manque de vivr matelots à rebrousser chemin.

avait échoué. Au moins devions-nous la mentionner à l'honneur de cette race héroïque, qui ne s'est jam malheur ni par l'insuccès, Portug

es forcça les Cette fois encore la tentative

ais laissé arrêter par le el qui, résolument, a porté le pavillon ais dans des régions qui auraient mérité de rester Portugaises,.

L'exemple donné par les Corte Real ne fut pas stérile, De nom-

1 D, ne Goës, Id, « Mo: is MDIIT mandon duas naos do outro se

- de seu real a piadoso moto, no anno seguinte de armadas a su custa buscalos, mas nem de hum, ne pode nunco saber onde, nem quomo se perderam, pelo que s POS aquella provincia de Terra Verde onde se cré que estes dous irmaos perde rd0, a terra dos Corte Reaes ».

? Hannisse, Appendice XXIII.

Harnisse, Appendices XXXVIL et XLT. Voir Feroinann Denis. Biographie générale Hoefer.

breux Portugais s'engagèrent dans la voie tracée par eux, et la région de la Terre-Verte, de la Terre des Corte Real, ainsi que la désignaient presque toutes les cartes du xvi' siècle, fut longtemps parcourue et exploitée surtout par les Portugais. Ce fut dans les parages de Terre-Neuve, attirés sans doute par les profits de la pêche, qu'ils se rendaient de préférence. En 1500 ou 1501 une véritable colonie composée d'habitants de Vianna, d'Aveiro, de Terceira, alla même s'établir à poste fixe dans l'ile, et il parait que leurs opérations réussirent, car, dès l’année 1506, le roi de Portugal ordonnait à ses représentants, et spécialement à un certain Diogo Brandeo, de faire percevoir dans les ports de la province de Minho une dime sur les produits de la pêche à Terre-Neuve’. Seulement comme ce n'étaient pas des gentilshornimes, tels que l'avaient été les Cortereal, qui se livraient à ces fructueuses entreprises, on n'en à plus conservé le souvenir que par la tradition. Elles avaient pourtant excité la curiosité d’un savant Portugais, Francesco de Souza, qui avait composé un livre sur cet intéressant sujet. Ce livre existait encore à Lisbonne, lors du tremblement de terre de 1755, mais il disparut alors avec bien d’autres trésors. En voici le titre, qui seul a été conservé : « Tradado das ilhas novas e descobrimentos dellas et outras cousas.. et dos Portugueses que firao de Viarna, et das ilhas dos Acores a povoar a terra nova de Bacalhao vae en 70 años, deque suceden o que adiante se trata. Anno de Senhor 1570 ». On sait aussi, par divers documents anglais, qu'en 1501*°, le 19 mars, Henri VII Tudor octroyait des lettres patentes à des marchands de Bristol associés à Joao Fernandez, Francesco Fernandez*, et à Joao Gonzalès, gentilshommes des Acores. En 1502, le 9 décembre‘ d'autres lettres étaient accordées à d’autres négociants anglais, et aux mêmes Joao Gonzalès et Fran-

1 Borecuo DE Lacenva, Sobre a decadencia das pescarias de Portugal (Mémoires de l’Académie de Lisbonne), vol. VII, p. 338.

3 Binoce, Memoir of Cabot, p. 312-398.

3 Armigeris in insulis de Surry (sie) sub obediencia regis Portugaliae oriundis.

#Ryuer, Fœdera, T. V, p. 186.

LS et das \ 70 hor D1*°, des Fer- En

‘au-

cisco Fernandez. Dans l'un et l'autre cas il s'agissait de yoyages à entreprendre dans les parages de Terre-Neuve!, En 1506 nouvelle expédition Anglo-Portugaise et toujours danis les « Terres Neuves », ainsi que le démontre la gratification accordée par le roi Henry VII! à des Portugais qui lui avaient rapporté « of newfound Island » des piverts et des chats sauvages, Mentionnons encore le voyage d'un gentilhomme Portugais, Joao Alvares Fagundes, tel qu'il résulte d'une charte de donation du roi Manoël en date du 13 mars 1521%, dans laquelle il est fait allusion à des découvertes antérieures, Le roi, pour le récompenser, lui accorde « la terre dite ferme à partir de la ligne de démarcation qui sépare les possessions de la couronne de Castille, du coté du sud, Jusqu'à la terre découverte par les Corte Real, en plus la baie d'Angoada, sur la côte nord-est et sud-est les iles auxquelles Fagundes a donné son nom, »

La meilleure preuve de la fréquence et de la Continuité de ces expéditions Portugaises dans l'Amérique septentrionale nous est donnée par les cartes du temps. La plupart d’entre elles, pour toute la région du nord-ouest, portent en effet des dénominations Portugaises. La terre dite de Corte Real désigne d'ordiaire les contrées connues aujourd'hui sous le nom de Dominion, Les noms des ports, des rivières, des caps depuis le Labrador jusqu'à la côte actuelle des Etats-Unis sont tous Portugais. Le plus singulier c'est que, même dans les cartes dressées notoirement soit par des Espanols, soit par des Français ou Italiens, dans la première moitié du XVI siècle, les appellations portugaises ont été soigneusement conservées: preuve évidente des voyages entrepris et des découvertes faites par des Portugais

! C'est sans doute à cette expédition que se rapporte l'émargement suivant, © 1503, sept. 30, To the merchants of Bristoll that have bene in the Newe: founde Lannde, L, 90 ». (Hakeuvr, Principal navig., I, 219).

? Excerpta historicu. Privy purse cxpenses 0{ Henry VII, P. 133 (1509, sept, 25). To Portyngales that brought POPyngais ard catts of themountaigne with Other stuf to the Kingés grace, L, 3 ».

* Berrexcourr, Descobrimentos, guerras el corquistas dos Porluguezes em ter. ras do Ultramar nos séculos XV et xvi (1881) T, I, p. 132-135,

dans ces parages du nord-ouest, Telle est la mappemonde d’Alberto Cantino!, l’auteur de la lettre au due Hercule d'Este sur le voyage de Gaspar Corte Real; la mappemonde de 1503-1504 attribuée à Salvat de Palestrina ?; la carte de Pedro Reinel de 1505° ; la mappemonde de Johannes Ruysch de 1508 * ; le portulan du vicomte de Maggiolo dressé en 1511 *, où l'on distingue au sud de la terre de Lavorador de rey de Portugall une terre plus grande encore, dénommée terra de Corte Real de rey de Portugall, suivie de la légende Terra de Pescaria. Dans la carte Portugaise anonyme de 1520 ‘, la contrée do Lavador porte la légende suivante: Terram istam Portugalenses viderunt, tamen non intraverunt, et dans le pays de Bacalnao (sc) placé parallement à l'ile de Terre Neuve, encore soudée au continent, se trouvent mentionnés les voyageside Corte Real 7, Qu'est-il besoin de poursuivre plus loin cette énumération qui risquerait de devenir fastidieuse ? N’en avons-nous pas assez dit pour établir que les Portugais découvrirent et explorèrent ces régions, et qu'ils s’y attribuèrent pendant de nombreuses années le monopole du commerce ?

Les Portugais, en dehors de l'Amérique Centrale réservée aux Espagnols, se sont également établis de bonne heure dans le continent méridional. Si même on ajoute foi à un curieux document",

1 Cette carte a été reproduite par Harrisse en appendice à son ouvrage sur les Corte Real. C'est le monument le plus important pour l'histoire des premières navigations transatlantiques. Il fut dressé de 1501 à 1503.

3 Kunrsmanw, Die Entdeckung Americas, p. 129.

8 In. Atlas zur Entdeckungen Geschichte Americas pl. I.

# Edition de Ptolemee par Ruyscu, fac simile par Nordenskiüld,

$ D’Avezac. Atlas hydrographique de 4511 (1871).

6 KunTsManx. ouv. cité p. 129-135.

T « Terram istam Gaspar Corterealis Portugalensis primo invenit et secum tulit homines silvestres et ursos alhos. In ea est maxima multitudo animalium et avium nec non et pescium. Qui anno sequenti naufragium perpessus nunquam rediit. Sic et fratris ejus Micaele anno sequenti contigit. »

8 Ce document est emprunté à un manuscrit daté de Santos, 3 juillet 1784, et conservé dans les archives du monastère de St-Benoït dans la ville de Saint-Paul. Le docteur Manoel do Amaral Gurgel en à pris une copie qui à été publiée par le docteur F. Gaspar Da MaDRe DE Deus, dans le Jornal de Inst. hist. e geog. Brasileiro, T. II. p. 427.

les ères

tulit ium diit.

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ils ÿ seraient venus avant mé verte, Voici ce docum bien hasardées, réserves,

Lorsque Martins Affonso Souza !, Conquérart et premier gouvVerneur de la capitainerie de St- Vincent, plus tard appelée de Saint-Paul, s'établit dans ce pays, dans les premiers mois de

1532, il recut un la part du maitre de la ré-

‘a, où Taybéreca, le chef le plus puissant

s,qui possédaitles plaines de Pi ‘atiningua, Les Portugais avaient Jeté les fondements d'une cit petite île de Guaïba, ainsi nommée d'un arbr abondance mais toutesles tribus voisine contre eux, et se disposaient à jete k redoutaient le voisinage. Ce fut sur les instances d’un Portugais depuis longtemps établi dans la région et qui même était devenu le gendre de Taybéreça, que ce dernier se déclara le Protecteur des nouveaux venus, et, par son exemple, entraina les autres tribus. Bientôt une alliance perpétuelle fut conclue cntre Brésiliens et Portugais, et la colunie fit de rapides progrès, Le principal et, à vrai dire l'unique intermédiaire de cette né nommait Joào Ramalho. Or ? le testament authentique de ce Ramalho existe, Il fut rédigé le 3 mai 1580, à San Paolo, par le notaire Lourenzo Vaz, en présence du juge ordinaire, Pedro Dias et de quatre témoins. Dans ce testament il est dit reprises que Ramalho résidait au Brésil ans, Ce qui nous reporte à la d deux ans avant la découverte de

me que Colomb eût fait sa découent, autour duquel on a bâti de

S théories et que nous ne repr

oduisons que sous toutes

accueil empressé de gion, un certain Tibere, dela tribu des Gua ynaze

adelie dans la e qui y croit en S s'étaient d'abord liguées à la mer ces étrangers, dont elles

gociation se

à deux depuis quatre-vingt-dix ate de 1490, Par conséquent à Colomb, Aucun des témoins ne ! L, Cornino, L'4 mérique et les Portugais p. 49.

? CoRDERo, ouv. cité p. 60.

Joao Ramalho, escrito n Vaz, aos de maio de 4

« En tenho una Copia do testamento original de a$ nolas da villa de S. Paulo pelo Tabelliao Lourenço 580. A factura do dito teslamento, alem do referdo tabello, assistiram o juiz ordinario Pedro Dias e quatro testemunhas, os quacs todos ouvirao as disposicôes do tertador. Elle duas vezes repetin que tinh

Noventa annos de assistencia n

adverlisse que se € rase 0 conta, »

a alguns ‘era Sem que alguns dos cireumstantes Ihe MéalaVa, 0 que certamente fariam se ovelho por caduco er-

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s’est inscrit en faux contre cette assertion de Ramalhô, d'où il résulte,que, quelques années avant l'époque officiellement fixée par la découverte äu Brésil, quelques Portugais s'étaient établis au Brésil. Jetés par la tempête, ou venus de plein gré, mais par contrebande, sur cette côte, ils s'y seraient fixés, et même auraient contracté alliance avec les indigènes, ainsi que le feront au seizième siècle quelques interprètes normands ‘, qui s'établirent au milieu des Tupinambas. On a même conservé le nom d'undes compagnons de Ramalho, un certain Antonio Rodriguez”, qui aurait épousé la fille de Piquirobi, cacique du village des Hururay. Si plus tard, lorsque se firent à grand bruit les voyages de découvertes, Ramalho et ses amis ne revendiquèrent jamais pour eux l'honneur de la première découverte, c'est sans doute qu'ils ne voulaient pas s'exposer aux vengeances rétrospectives de leur souverain, pour avoir tenté sans son autorisation une expédition de ce genre, ou bien encore préférèrent-ils tout simplement la tranquillité à la gloire. Bien plus, ils paraissent avoir resserré les liens qui les unissaient aux indigères, et n'avoir consenti à se rapprocher de leurs compatriotes que quarante-trois ans après leur arrivée.

Tout en reconnaissant que la seule preuve du voyage de Ramalho est un simple document qu’il est focile d’altérer ou de mal interpréter, et rien qu'une date peu vraisemblable qui attribuerait à ce Portugais plus d’un siècle d'existence, au moins sommes-nous en droit de penser que des expéditions analogues

1 Leny. Histoire d’un voyage fait au Brésil, édition Gaffarel $ 7. « Surquoy, à mon grand regret, je suis obligé de reciter ici que quelques truchemens de Normandie qui avoient demeuré huit à neuf ans dans ce paÿs-là pour s'accomos der à eux, menans une vie d'athéiste, ne se polluoyent pas seulement en toutes sortes de paillardises et vilenies parmi les femmes et les filles, ete. » Lery. ($ 18) à même conservé le nom d'un de ces interprètes, Goset, qui devint chef de la tribu qui l'avait adopté.

? ConoEiRo, ouv. cité p. 50, « Resulta que no Brazil assistirao Portugucses; 8 annos pouco mais ou menos, antes de se saber na Europa que existia o mundo novo : digo Portugueses no plural porque das memorias do Padre Jorge Moreira, escriptas no meio do seculo passado, consta que com Joao Ramalho veio Antonio Rodrignes, o qual casara com una filha do Piquirobi, caciqué da Aldea de Hururay.»

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