‹ Découvertes des Portugais en Amérique au temps de Christophe Colomb [microforme]Chapitre 2 sur 3 · Y SOUZ · texte numérisé non relu

Y SOUZ

se Sont sans doute ace

lement des faits enregistrés et reconnus, probables bien qu'ignorés, Nous n'av le souvenir de ces prédécesseurs an 4'est-ce pas assez d'avoir 6

Aussi bien la me

omplies, L'histoire ne se COMpose pas seu-

Mais aussi des faits OnS Conservé ni le nom ni

nymes de Colomb, mais tabli qu'ils ont Pu exister ?

illeure preuve que de leur existence probable,

Brésil, en l'an 1500, est le fa ans auparavant, n'av voir le premier

nous puissions alléguer c'est que la découverte officielle du

it du hasard, et que si Colomb, huit ait pas abordé à Guanahani, l'honneur foulé le sol du continent reviendrait au P Alvarès Cabral, jeté par la tempête sur le littor

sait que les navigateurs Portugais avaient eu l'heureuse chance de doubler le Cap de Bonne Espérance et d'arriver aux Indes en faisant le tour de l'Afrique, Le roi Manoël le Fortuné conçut aussitôt le projet de Conquérir les Indes Orientales, et, malgré l’é- Puisement des finances, malgré les dangers et les dépenses de ces lointaines expéditions, les Portugais se Présentèrent en foule

Pour aider leur souverain à réaliser ses rêves ambitieux. 1500 une flotte de treize vai

Pages, par quinze ce prête à partir. Le roi en avait confi Premiers seigneurs du Portugal, don Pedro Alvarès Cabral !, Souverneur de la Province de Beira et alcade major de Belmonte. On ne sait ni le lieu nila date de la naissance de Cabral. On sait seulement qu'il était allié à l'une des plus nobles familles du roy sé dona Isabella de Castro, pre-

dona Maria, fille 4 Jean JIT, L'histoire

des services qu'ilavait rendus pour mériter l'honneur de diriger cette flotte ; mais Vasco de (

Srand cas de lui, et |' pécialement recommant….

ueïllir les fruits de son mém Pour la réussite de cette v

d'aortusais ‘al Brésilien. On

En mars sans parler des équi- Pe, était déjà équipée et é le Commandement à un des

aume, et œu'il avait épou mière dame de l'infante à perdu le souvenir

» sait &n1 roi orable aste en-

aVait s Comme le plus capable de rec YoYage, Rien ne fut négligé

!Oson:o, oùv. Cité, — J, DE BARROS, » L 50. — pan Y SOUZA, Asia Portugueza, [, $5 — noca PITTA, America Portugueza — s010n- 2ANO; de jure Indiarum, 1 3. 400-31, 39, 33,

Decada primeira du India

fl

[ll teprise. Des marins déjà célèbres, et dont plusieurs auraient l | mérité de commander en chef, furent donnés comme auxiliaires l

à Cabral : Sanchez de Thoar, un Espagnol intrépide jusqu'à la témérité, et qui ne reculait jamais devant le danger, Nicolas

Lil Coelho, qui s'était déjà distingué lors du premier voyage de ( Vasco de Gama, surtout Barthélemy Dius, le fameux pilote, ce-

ui lui dont l'expérience consommée valait une escadre, Deux négopi ciants, où plutôt deux administrateurs distingués, Ayres Bar- Il bosa et Pero Vas de Caminha lui avaient été adjoints pour réfi gler toutes les aflaires commerciales, et pour fonder des factoreries sur la côte du Malabar, Maitre Jodo, le physicien, ou, si l'on préfère, le médecin du roi, avait aussi demandé à faire par- (ll tie de l'expédition. A bord des navires avaient été entassés de qu magnifiques présents, destinés à faire oublier par leur somptuosité ceux que Gama avait naguère offerts au rajah de Calicut et dont la mesquinerie avait failli compromettre le succès de l'exhill pédition.

| Le 8 mars, tous les préparatifs étant achevés, et la flotte étant mouillée au Rastello, devant la plage où l'on creusait les fondations du couvent de Belem, le roi Manoël, qui voulait signaler par une grande solennité le départ de son escadre, rassembla le peuple dans la cathédrale de Lisbonne. L'évèque de Geuta of-

ficia pontificalement, bénit l'étendard aux armes du Portugal 4

qui avait été déposé sur l'autel pendant la cérémonie, et le donna l

| au roi qui le remit à Cabral, en mème temps qu'il lui couvrait t Eh la tête d'un chapeau béni par le pape. La banni u! alors

(a élevée et portée en grande pompe au rivage, où 1e roi en per- d

ll sonne voulut être témoin de l'embarquement de Cabral. Le ta

il Tage était alors couvert de bateaux remplis de spectateurs. la

| « Toutes ces chalouves, lisons-nous dans le récit d’un témoin vit

( | oculaire. ''isiorici Barros, étaient chamarrées de livrées, de de

il bander: «'armoiries,et donnaient au fleuve l'aspect d’un jar- ke

din orné de fleurs diverses dans un des plus beaux jours de prin-

temps, Mais ee qui exallait le plus les esprits, c'était le bruit sa- E

nore et harmonieux des flûtes, des tambourins, des hautbois, des

aient

aires Va Ja colas re de , Ce- 1égo- Barir réactopu, si parés de ptuo- ‘ut et | l'ex-

étant ; fonnaler la le a oftugal lonna avrait alors | per- 1, Le teurs.

moin es, de n jarprinit so-

s, des

ceux qui ne c

basses du Malabar

de la Torre de Tombo

AYRES DE GAZAL la publia en 1817 dans l

trompettes, auque

ls'unissait Le lumeau,

son plus doux de qui jusque-là n'avait retenti

l'agreste chaque dans les prairies et

les vallons, fois, se faisait ente

et qui, pour la première les eaux salées de notre Océ

Cabral mit à In voile le iles du Cap Vert

ndre sur an, »

9 mars et arriva en treize jours aux . Jusqu'alors

S aucun accident n'avait troublé sa navigation, [ S'aperçut à ce moment qu'un vaisse

celui que commandait Vasco d'Athayde, On ne | de temps,et les douze autres navires continutre avoir perdu l'espérance de le rallier, la côte de Guinée, 6 en vertu de laquelle au large, Cabra!

On a préte

au lui manquait, ‘attendit que peu ut leurroute après Min d'éviter les calmes de une tradition Portu Pour doubler l'A frique ordonna de prendre 1 ndu que, battu par une vent arrière, et arriva tout à f

conformément à L'aise il fallait s élever très à direction du sud-ouest, tempôte, ilse 1 ait par hasard en v Qui n'était autre que le Brésil, Nous peine à croire que cette sard, On Connaissait bien des Portug:

aissa pousser ue d'une terre aVons pourtant belle découverte soit l'effet d'un pur haà Lisbonne les découvertes de Colomb, et us non seulement avaient déjà de investis des iles ou des terres qu'ils découvriraient dans l'océan, mais encore plusieurs d’entre eux étaient déjà partis à la découverte. [lse peut done qu Alvarès Cabral, lorsqu'il se dirigeait invariablement vers le sud-ouest, ait été poussé soit par une sité, soit par la légitime espérance de faire tour quelque importante dé

couverte, Entrainé par les vents, où poussé volontairement dans cette direction, Alvarès Cabral arriva le 22 avril, mercredi de l'oclave de Pâques, en vue d'une Montagne de for

laquelle il imposa le nom de Monte Pascoal. Bie vrit une côte dont la merveilleuse fe OnNnaissai

inconnue,

Mmandé à être

louable curio à son

me arrondie, à ntôt on décourtilité frappa de

surprise ent que les plages africaines ou les terres

‘. Ce fut seulement ie 23 avril que Nicolas

1 La relation de Pedro Vas de Caminh

a.longtemps renfermée d à Lisbonne, fut si

ans les archives gnalée en 1790 ar Munoz. Le P, 5 Î

MANOEL * Premier volume de ]

à Corographix Bra-

me

sé D

Coëlho fut chargé d'explorer le rivage. Il apercut quelques sauvages au teint cuivré, entièrement nus, et qui, armés d’arcs et de flèches, s'approchèrent des Portugais, mais sans démonstration hostile. Deux d'entre eux surpris dans leur canct furent amenés devant Cabral. « Les naturels de ce pays, lisons-nous dans la relation de Pedro Vas de Caminha, sont généralement d'un brun foncé tirant sur le rouge ; leur figure n’est pas désagréable, etils sont pour la plupart d'une taille assez uvantageuse. [ls ont la coutume d'aller toujours nus et ne paraissent éprouver aucune confusion de cette étrange habitude. Leur lèvreinférieure est percée de part en part, et garnie d’un morceau d'os d'un diamètre assez considérable... L'un des deux que nous conduisions à bord portait une espèce de perruque de plumes jaunes, qui lui coavrait le derrière de la tête, et qui était attachée plume à plume aux cheveux avec une composition blanche qui ressemblait à de la cire. Il ne fallait faire autre chose pour l'enlever que se laver la tête. Lorsqu'ils arrivèrent, l'amiral se plaça sur un fauteuil. Il était vêtu avec magnificence et portait au cou une superbe chaine d’or. Sanchez de Thoar, Simam de Miranda, Nicolas Coëlho, Ayrès Correa et ceux qui comme moi étaient à bord de son navire s'assirent par terre sur un tapis qui était placé au pied de son fauteuil. Les Indiens allumèrent des torches ‘, entrèrent et ne firent aucune salutation, pas même au commandant à qu'ils n’adressèrent point non plus la parole. L'un deux cependant jeta les yeux sur la chaine qu'il portait au cou. Il la toucha et posa la main en terre, indiquant probablement par ce geste que le sol contenait de l'or. Ils firent la même chose en apercevant un flambeau d'argent. On leur montra un perroquet, et ils donnèrent à entendre que cet animal était connu dans leur pays. Ils ne parurent faire aucune atten-

siledr'a. FERDINAND DENG l’a traduite en français en 1821, D'ourers on allemand en 1828. Elle a été reproduite dans le Journal des voyages de venxeur et dans la Colleccäo de noticias para la historia et geogr'afia deos nacoes oullramarinas.

* Sans doute les calumets que les Brésiliens fabriquaient avec la feuille rouléc du palmier et dans laquel ils introduisaient du pétun, Voir dans les illustralions des Singularitez de la France Antarctique par Tuever ces énormes cigares.

EN

saucs et 10n8urent nous ment désaantassent r lèrceau ‘ que pluétait sition autre rent, ‘ence hoar, x qui > sur s altion, plus qu'il quant firent leur imal {ten-

and en ans la TE

rouléc lustra-

gares.

Tu

tion à un mouton qu'on leur présenta ensuite, m vantune poule, ils furent saisis de cr consentir à la toucher, On Je confitures, des raisins secs et beaucoup de répugnance à avaient pas plutot portés à leurs lèvres qu'ils le l'instant, Ils ne Purent pas non plus ils avalèrent mé cerla bouche a

ais, CN aperceainte, et ne voulurent ur servit des fig

pas du pain, du poisson, des ues. [ls parurent éprouver

goûter de ces aliments, et ils ne les

S rejetaient à se décider à boire du v me quelques gorgées d'eau fre prés y avoir goûté. »

On aura Femarqué que ces indigènes ne regardaient pa- les Européens comme des êtres d'une naiure Supérieure, Ils ne clinaient pas devant eux Comme devant des firent les insulaires des Antilles ou me du Mexique. Ils sembl

in, et riche Pour se rin-

s’indieux, ainsi que le me les Peuples civilisés

aient appartenir à une race plus forte et plus fière. Quelques heures après leur pr

emière entrevue, ayant éprouvé le besoin du Sommeil, ils s'étendirent Sans plus de façon sur le till] au milieu de ces élrargers, as endommager leur coiffure Côté traitèrent avec ménage -

; ac et S'endormirent n'ayant d'autre souci que dene p

de plumes. Les Portugais de le ment leurs futurs Sujets. Cabral ne voulut à auc les indigènes eMportassent un mauvais mière entrevue avec les E bracelets de laiton, clocl lendemaiu, on les r

un prix que souvenir de leur preuropéens, Il les combla de présents, iettes, miroirs, et décida que, dès le econduirait à terre.

La mer était grosse, et on

n'avançait qu'avec pré cette côte inconnue. Ce ne

fut que le samedi 2 Portugais arrivèrent, par16° 30° del qui leur parut très sûr, [ls le officiers furent envoyés

Caution sur 5 avril que les atitude australe, à un havre nommèrent Porto Seguro, Deux

à terre afin de remettre ies deux indigénes à leurs compatriotes, qui, du rivage, suivaient tous les mouvements de la flotte, E

n même temps furent débarqués deux jeunes gens, condamnés au bannissement Pour leurs crimes, Hs appartenaient à la classe de Ceux qu'on nomm et avaient obtenu de se fixer

des premiers &

ait les degradados en qualité d'interprètes au milieu Auvages qu'on rencontrerait. De leur zèle et de

fi |

ms dÙ

leur exactitude à donner toutes sortes de renseignements sur les ressources de la région dépendrait leur sort futur. L'un de ces degradados, Affonso Ribeiro, devait rendre de grands services aux Portugais et devenir un agent intelligent et précieux de la colonisation. Il fut pourtant accueilli tout d'abord avec défiance par les Tupiniquins, tel était le nom des indigènes que l'on venait de découvrir, mais il ne se rebuta pas, pénétra jusqu'à leurs villages, et, quand il eut montré les brillantes bagatelles dont il était porteur, se joua l'éternelle comédie des premières relations entre civilisés et barbares, les uns exploitant les autres, et ceux-ci charmés d'être pris pour dupes.

Le jour suivant, c'était le dimanche de Pâques, Cabral descendit à terre avec ses principaux officiers et une partie de ses équipages. On célébra la messe dans un ilôt de l’anse, qui fut désigné sous le nom de Coroa Vermelha. Un moine, qui plus tard devint évêque de Ceuta, Fr. Henrique de Coïmbre, prêcha devant les Portugais et devant les Indiens, dont l'attitude fut pleine de convenance, Ils suivaient avec exactitude tous les signes d'adoration ou d'humilité du prêtre et des assistants, se jetant à genoux ou se relevant, se frappant la poitrine, imitant en un mot les Portugais dans tous leurs gestes. Quelques jours plus tard, le 4% mai, Cabral prit solennellement possession du pays au nom de la couronne du Portugal. Il fit dresser une croix en pierre, planter un poteau aux armes du roi Manoël et distribuer aux indigènes de nombreux cadeaux. I donna à la contrée le nom de terre de Santa Cruz, qu'elle a en effet porté quelques années, mais qui depuis a été remplacé par le nom d'une des principales productions du pays, le bois de teinture depuis longtemps nommé Brésil. Voici comment un témoin oculaire, Vaz de Caminha, rendait compte à son maitre de cet acte important, qui allait assurer un empire à la dynastie régnante : « Aujourd'hui vendredi, {° mai, nous sommes allés à terre dès le matin, avec notre bannière et nous avons débarqué au dessus du fleuve dans le partie sud, où il nous a paru plus convenable de placer la croix, parce qu'elle doit y être plus en vue que dans aucun autre endroit. Le com-

#ne

r les e ces vices le la lancé enait leurs dont relatres,

dese ses ui fut s tard a deleine ignes ant à | mot rd, le mn de anter es de Santa epuis ns du Voici mpte npire nous nous où il u'elle com-

mandant, après avoir désigné la place

où l'on devait creuser une fosse, est retourné Y

‘ers l'embouchure du fleuve où était cette croix, Nous l'avons trouvée envir

prêtres de l'expédition qui y di soixante ou quatre-ving

onnée des religieux et des saient des prières. Il y avait déjà

ts Indiens rassemblés, et, quand ils nous virent dans l'intention de l'enlever de l'endroit où elle était, ils vinrent nous aider à la transporter vers l'emplacement qu'elle devait occuper. Durant le

trajet que nous fûmes obligés de faire, leur nombre s'accrut Jusqu'à plus de deux cents. La croix a été placée avec les armes et la devise de votr

vé au pied un outel, et le P.

assisté de tous les rel

e Altesse ; on a éle-

Henrique Y à célébré la messe igieux, Il Y avait environ soix:

inte sauvages à genoux. Ils semblaient prêter ]

‘attention la plus vive à ce que l'on faisait. Lorsqu'on vint à dire l'Evangile, et que nous nous levâmes tous en élevant les mains, ils nous imitérent et at-

tendirent pour se remettre à genoux que nous eussions repris

cette position. Je puis assurer à Votre édifiés par la manière dont ils se Paru à tous qu’il ne

Altesse qu'ils nous ont sont comportés.…... Il nous a fallait, pour que ces sens devinssent chrétiens, que la facilité de nous entendre, parce qu'ils exécutaient absolument ce qu'ils nous voyaient faire, ce qui qu'ils n'ont adopté ancun genre d'idolâtrie, » Jusqu'au jour du départ de Cabral, et gr remplis d'humanité que d'intell

semble prouver

âce à ses ordres aussi igence, il n'y eut entre Portugais et Tupiniquins que de cordiales relations. Tantôt les Indiens, réunis aux autour de l'autel des

almochérif de l'expédition, Diego Dias, «<homme d'un caractère gai »,

sons de la janubia, exécutent danses sacrées, tantôt ['

‘aconte le choniqueur Caminha, prie un joueur de guitare de veniravec Jui au milieu des Indiens,

danse à son tour devant eux, et organise des rondes, « Nous re-

Mafquâmes qu'ils suivaient parfaitement la mesure de l'instrument, Diego Dias leur fit ensuite sur le sable une foule de tours, et entre autres le saut royal, ce qu'ils ne virent Pas sans témoigner le plus vive admiration. »

Avant de repartir pour les Indes, et de Poursuivre sa mission,

ar

Cabral résolut de profiter de ces bonnes dispositions des naturels pour étudier les ressources du pays. Il voulait surtout s'informer des ressources métallurgiques que récelait le sol, mais le temps lui manqua pour obtenir des renseignements sérieux Au moins chargea-t-il les degradados, qui devaient rester au Brésil, de prendre toutes les informations nécessaires. D'après la tradition, un prêtre serait resté volontairement avec les déportés, et deux mousses (grumetes), séduits par l'attrait de la vie sauvage, disparurent au moment de l’embarquement, mais les relations contemporaines gardent le silence à ce sujet. Quand la flotte s'éloigna, les deux exilés, versant des larmes amères, s'abandonnèrent à leur désespoir, mais leurs nouveaux amis se pressèrent autour d'eux et essayèrent de les consoler.

Cabral avait eu soin d’expédier en Portugal, pour y porter la bonne nouvelle de la découverte, un de ses vaisseaux commandé par Gaspard de Lemos. Il lui avait donné, sans parler de ses rapports officiels, deux documents d'une grande valeur, une sorte de chronique de la découverte, rédigée avec un grand charme d'expression par le second secrétaire de la factorerie de Calicut, Pedro Vaz de Caminha, et une note astronomique composée par Îe physicien ou médecin Jo4o. Il n'aurait pas mieux demandé que de joindre à ses rapports, suivant l’usage des navigateurs de l'époque, un ou deux indigènes qui auraient été comme la preuve vivante de la découverte, mais, par un scrupule qui l’honore, bien accueilli par les indigènes, il défendit qu’on s'emparât par surprise de quelques-uns d’entre eux. Il ne voulait pas que la lettre qui devait apprendre au roi Manoël une heureuse nouvelle lui annoncät en même temps la violation de l'hospitalité. Lemos fut moins humain. Lors de son voyage de retour, il ravit deux Irdiens sur une autre partie de la côte et présenta à son souverain les deux premiers Brésiliens qui aient mis le pied en Europe.

Nous n’avons pas à suivre Cabral dans la fin de son voyage. Rappelons seulement qu'il doubla le cap de Bonne Espérance, noua des relations avec les souverains Hindous de la côte du Ma-

natut s’innais le ux Au 3résil, tradités, et 1vage, ations , flotte ’abanressè-

ter la nandé de ses , une narme e Ca- JM poux denavint été ‘upule qu'on oulait » heul'hosle re- { prént mis

)yage.

rance, lu Ma-

labar, mélant avec habileté les négociations aux qu’il eût l'heureuse chance de rentrer 1501. Dans les mers d'Afrique, à Benézégue, non loin du Cap Vert, il rencontra même.une flotille Portugaise, dont la vue P'ouva qu'on se hâtait de mettre à profit l’

combats, et à Lisbonne le 93 juillet

lui avis qu'il avait donné

an I. Un heureux conroi Manoël ce qu'avait S pénétrant, Aussi bien les Portugais eoml'importance de la découverte. Le roi se hâta d'en prévenir les souverains d'Espagne, afin d'éviter toute contestation possible, et de bien établir ses droits de premier occupant. Voici même la lettre : qu'il leur écrivit à ce sujet, de Santarem, le 29 Juillet 1501. « Alvares Cabral, capitaine à mon service, est parti de Lisbonne avec treize navires le 9 mars de l'an passé, A l'octave de la Pâques suivante, il a débarqué sur une terre qu'il venait de découvrir, et à laquelle il a donné le nom de Santa Cruz. Il y a trouvé des peuplades sans vêtements, comme au temps de la primitive innocence. Elles sont douces et pacifiques. Il semble que c’est par un miracle que notre Sei- &neur a bien voulu qu'il fit cette découverte, car c vient admirablement et même est nécessaire à la navigation des Indes, On Peut Y réparer ses navires et renouveler ses provisions d'eau, Comme Cabral ay arriver aux Indes, il n’est Pas resté longtemps pour s'informer des productions de cette terre, il s'est contente de m'expédier un navire et de me notifier sa découverte, »

C'était un grand événement que cette découverte du Brésil, Pourtant il passa à PEU près inaperçu dans le frac tions portugaises aux Indes orientales, Les Portu sent pas tout d'abord s'être doutés de l'import

ette terre con-

ait un grand chemin à faire pour

as des expédigais ne paraisance de leur n

ou-

? Navarrere TI, 95 La cual parece que nuestro senor milogrosamente quiso que se hallase, porque es muy conveniente Y necessaria para la navegacion de la India, POrque alli reparo sos navios 0 tomo agua, ete... »

’ s : fe

velle acquisition. Ils la négligent presque et se contentent d'y envoyer de loin au loin quelques vaisseaux, plutôt pour affirmer leur droit de possession que pour s'établir à titre définitif dans le pays. Tel parait avoir été le voyage entrepris dès 1501 par Cris-

at tovam Jacques, et encore ce voyage n'est-il pas bien authenti-

[if que. On l'a peut être confondu avec l'expédition, très réelle, con-

duite en 1523 par le même Cristovam Jacques contre les éta-

Lan blissements fondés par les Francais au Brésil, Nous parlerons

(ll | avec la mêmeréserve de l'expédition dont le souvenir a été con-

| servé par un opuscule conservé à la bibliothèque de Dresde ‘et

intitulé: Copia des Newen Zeytung auss Pressilig Land. C'est |

la version allemande, d'après un original qui parait Portugais ( (®] | (5 ?

d'un fragment de lettre relatif à un navire arrivé du Brésil le 12 ] octobre précédent. Comme la Copia des Zeitung ne porte ni dési- > Î gnation de date, ni nom d'auteur, il est impossible de préciser a l’année à laquelle eut lieu le vovage. On sait seulement, d’après | h | yag (LL l'interprétation de certains passages, qu'il se fit dans les pre- ) | ,

(à mières années du XV siècle. sl

A vrai dire il n'y a de bien prouvés, pour ces commencements n

L de la découverte du Brésil, que les deux voyages auxquels prit te

l part Amerigo /esnucei etdont il a composé la relation. Vespucei je n'était plus au service de l'Espagne. Voici comment ?il rend

compte lui-même de sa nouvelle détermination : «J'étais à Sé- tir

| ville. Je m'y reposai un peu des nombreuses fatigues des travaux re;

que j'avais supportés dans mes précédents voyages. J'avais pris à

la résolution de retourner à la terre des Perles *, lorsque la For- se

tune, qui trouva que je n'avais pas assez fait, inspira, je ne sais 15

pourquoi, au Seigneur Manoël, roi du Portugal, la pensée de Ca

m'envoyer par un message spécial des lettres royales m'enjoi- suc

1 HuMspocor dans son Histoire de la géographie du nouveau continent (T, V. miè

p.23. g. 258) et Ternaux Coupaxs dans les Nouvelles annales des Voyages forrr

(1840. T. IL. p. 306-309) en ont donné la traduction française. L’original est sSièm

cité par VARNHAGEN (Historia geral do Brasil, E. 43). par |

? AMERIGO VEsPucct, Quatuor navigationes. 2]

3 C'est-à-dire à la côte de Paria et aux iles qui la bordent, chro

RATE {fl CREUSER =.

d'y rmer dans Crisenticon-

étarons con-

let C'est œais, le 12 désiciser près

pre-

1ents prit >ucci rend . Sévaux pris Forsais e de njoi-

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