ME V
Jyages al est
chronologie de
d gnant de le rejoindre
au plus vite à L nombreux av
isbonne, I1me promettait de antases. Ma délibération ne fut pas longue à ce sujet. Je lui répondis par le même message que je n'étais pas bien disposé, et que ma santé était mauvaise, quelque jour je revenais
que néanmoins, si à la santé, d'user de mes serv
et S'il plaisait a son Altesse ices, je me mettais entière enant que, pour le me rendre auprès de lui,
ment à sa disposimoment, je ne voulais pas m'envoya Julien Barthélemy del Giocondo, qui se trouvait alors à Lisbonne, avec mission de me ramener à fout prix, Ledit Julien arriva done à Séville. Sa y et ses prières m'imposérent la nécessité de le qui me connaissaient dé Je Quittai la Castille où faveur, et dont le souv a de pire c’est que je p hôte, Bientot Je me pr prince parut tr sieurs entretie
tion. Le roi compr
enue Suivre. Tous ceux Sapprouvaient ce départ. C'est ainsi que J'avais été accueilli avec beaucoup de erain m'avait en haute estime. Ce qu'il Y artis sans aller rendre mes devoirs à mon ésentai en personne au roi Manoël. Ce ès joyeux de mon arrivée, Il eut ns et me pressa de navires qui étaient en part terres nouvelles.
avec moi pluim 'embarquer sur un des trois ance et équipés pour la découverte des Comme les prières des rois sont des oïdres, je me rendis à ses VŒUX, »
L'escadre ! En armement dans le port
tinée à la terre de Santa Cruz. Elle se c res. On ne sait pas quel en é à coup sûr Vespucci, s'en est jamais vanté.
1501, les Portug:
de Lisbonne était des- OMposait de trois navitait le Commandant. Ce n'était pas Car il l'aurait dit dans Sa relation et il ne Partis de Lisbonne le 10 *oule 14 mai ais, après avoir Passé en vue de l' Canaries, S'arrêtèrent au port de Bezeneg
sud-est du Cap-Vert, non loin de Gorée, Ils y restèrent onze jours
archipel des :
ue où Bezelica, au
‘Amerigo Vespucc
Ï à COMposé trois rel mière
est insérée dans les forme de lettre à Sodérini, Sième sous forme de lettre par les détails.
ations de ce troisième Quatuor navigaliones, ] gonfalonier de la Ré
voyage. La preà Seconde fut écrite sous publique de Florence, et la troià Lorenzo Pietro de Médicis, Elles ne différent que
? Les deux dates sont en effe
t données, mais rien n’est moins certain Vespucci :
que la
LA
et renouvelèrent leurs provisions de bois et d’eau, puis ils prirent la direction du sud-ouest. La traversée fut longue et pénible, « Pour tout dire en un mot, vous saurez que, pendant nos soixante-sept jours de navigation continue, nous en avons eu quarante-quatre avec de la pluie, du tonnerre et des éclairs. L'obscurité était telle que, pendant le jour, nous ne vimes jamais le soleil, ni pendant la nuit la clarté des étoiles. Aussi une telle frayeur nous avait-elle envahis que nous avions perdu presque tout espoir de vivre. » Vespucci en effet traversait alors cette région de l'Atlantique à laquelle nos marins donnent un nom familier, le Pot au Noir. C'est le Doldrums des Anglais, le Cloud Ring de Maury, autrement dit l'anneau nébuleux de notre planète, oscillant au gré des saisons entre le nord et le sud. C'est la région des calmes équatoriaux, des poissons volants et du scorbut, Au moment où les Portugais désespéraient de voir la terre, le 16 août 1501, clle leur apparut enfin. Ils se hâtèrent d'en prendre possession au nom de leur souverain, et comprirent aussitôt qu'ils se trouvaient sur un continent et non pas sur une ile, car « les rivages s’étendaient au loin sans faire le tour de cette terre et elle était fort peuplée. » Les Portugais lui donnèrent le nom qu'elle a depuis conservée, cap Saint-Roch.
Les indigènes n'avaient osé se montrer que de loin, mais ils indiquaient par signes aux étrangers qu'ils n'avaient qu'à s’enfoncer avec eux au milieu des terres. Deux Portugais demandèrent la permission de débarquer. On la leur donna, mais à condition qu'ils ne prolongeraient pas leur exploration au delà de cinq jours. Comme ils ne revinrent pas, un autre Portugais demanda à les rejoindre. À peine était-il sur la plage que les femmes l'entourèrent, et l'une d'elle l'assomma par derrière d'un grand coup d'épieu. Aussitôt ses compagnes le prirent par les pieds et le trainèrent dans la montagne, pendant que les hommes, sortant de la forêt, coururent au rivage en lançant leurs
i On trouve également la date du 7 août : la date du 16 août est bion plus probable, puisque les Portugais donnèrent le nom de Roch au cap qu'ils découvrirent et que la fête de saint tombe justement le 16 août,
truc ostc duc.
nost F] ac t imp
ls pripénint nos )ns eu L'obsnais le » telle resque tte ré- »m fa- Cloud re plarest la scorterre, t d'en rirent Ir une ur de lonnè-
ais ils \ s'en- 1andè- À conlà de is des fem- *e d'un ar les
hom-
leurs
ion plus s décou-
flèches, Les Portugais étaient tellement épouvantés qu'ils ne songérent pas à faire uss ge de leurs ar
que lorsque les caravelle Au bruit de l'explo « Les femmes
mes, et ne se dégagèrent s eurent déchargé leurs sion ils s’enfuirent tous avaient déjà mis le faisaient rôtir
bombardes, dans la montagne !,
en pièces notre compatriote, et à un grand feu qu'elle de notre vue. îles montr:
et les dévoraient, pe
S avaient allumé à portée
dent de loin les lambeaux de sa chair
ndant que les hommes nous fais prendre par leurs gestes qu'ils avaient tué et mangé nos deux autres compagnons, »
aient com-
Les Portugais Voulaient tirer une Vengeance éclatante de cet odieux Suet-apens. Plus de Quarante d’entre eux demandaient à débarquer, mais «le chef * de la flotte ne voulut jamais y consentir, et nous restâmes sous le coup de cet out age ». De fait cette Prudence n'était que sagesse. La traversée avait été pénible, les Provisions étaient Presque épuisées, et ce n'était pas en massacrant quelques indigènes qu'on pouvait explorer le pays et remplir les instructions du roi Manoël, Les ’ortugais Continuèrent donc à longer la côte. Ils en suivirent les détours et les sinuosités, Mais sans jamais rencontrer aucune Peuplade qui ait consenti à
entrer en relations avec eux. [ls arrivèrent bientot à un Cap situé à cent cinquante lieues au sud du précédent et qu’ Saint-Vincent ou Saint-Augustin. Ce dernier nom Dans ce difficile voyage, le long rendit à se
ils nommèrent a été conservé, d'un rivage inconnu, Vespucci $ COMpagnons de grands services, Il s’en vante dans sa relation, car la modestie n'était PaS Sa qualité dominante. Aucun de nos pilotes et de nos Capitaines, a-t-il écrit, n'était
1 AMER1Go VEseucc, Quatuor trucidaverunt, nobis osten tantes, ad ingente ducabant,
navigationes, « mulicres juvene “identibus, in frusta secabant, ‘M quem succende Viri quoque ipsi sign nOStros alios se parifor
m nostrum quem nec non frusla ipsa nobis rant ignem tenchant, et post haec mana nobis similiter facientes geminos cristicolas miter perémisse manducasseque insinuahant »
ii nobis navium Praclor nonpérmisit, ct ita t
20 Tam gravem injuriam pPassi, cum malevolo animo et gr impunitis illis abscessimus, »
* In, « Sed hoe ipsu am magnam, andi opprobrio nostro
| Fo
capable, à cent lieues près, de déterminer notre position. Nous errions au hasard sur les flots, et nos instruments ne pouvaient nous indiquer que grossièrement la hauteur des astres... mais quand j'eus prouvé à mes compagnons que, grâce à la connaissance des cartes marines, j'étais plus avancé dans l'art de la navigation que tous les pilotes de l'univers, ils me comblèrent d'honneurs. » Lorsque, à partir du cap Saint-Augustin, les Portugais virent la côte continuer dans la direction du midi, d'un commun accord ils prirent la résolution de la suivre encore, et d'étudier Les régions qu'ils rencontreraient, Bien que les renseignements de la relation manquent de précision, il est probable qu'ils découvrirent alors Bahia, le cap Saint-Thomas, la baie de Rio de Janeiro, l'ile Saint-Sébastien et la rivière Saint-Vincent. De temps à autre ils descendaient à terre, et entraient en relations avec les naturels qui se montraient bien plus traitables que ceux de Saint-Roch ou de Saint-Augustin. Dans une de ces stations, près d’un excellent port que l'on croit être celui de Bahia, les Portugais réussirent à se faire des amis. Trois indigènes se décidèrent en effet de bonne volonté à les suivre en Portugal. Les stations se prolongeaient parfois jusqu'à quinze et vingt jours, et alors les Portugais se hasardaient dans l'intérieur des terres. Vespucei faisait volontiers partie de ces reconnaissances. Il en profitait pour étudier les mœurs extraordinaires et les usages singuliers des naturels. [examinait aussi les productions du pays et prenait beaucoup de notes qui lui servirent plus tard à rédiger ses relations. Aussi bien ce qui assura plus tard le succès de ses relations et contribua à répandre dans le grand püblie le nom de leur auteur, ce sont justement ces peintures de mœurs étranges, parfois licencienses, ces descriptions d'oiseaux et de plantes, en un mot ces renseignements curieux et véridiques, donnés par un témoin oculaire, sur les pays nouveaux dont tout le monde parlait. Les écrits de Vespucei frappèrent d'autant plus les imaginations déjà surexcitées que les explorations du narrateur avaient embrassé d'immenses espaces dans les latitudes australes, En outre ils furent traduits dans toutes les langues,
n. Nous uvaient
mais onnaist de la blèrent es Porli, dun core, et renseirobable baie de cent.De elations ue ceux tations, hia, les se décial. Les jours, et s terres, s. Ilen ; usages du pays | à rédi- » succès üublic le mœurs ux et de idiques, ont tout d'autant tions du S latitulangues,
Aussi la Popularité s'attacha-t-elle r traductions de 1n relation, propagées d l'Europe, lui donnèrent le relief de la plus grande partie des ter prédisposèrent l'opinion
Le voyage dur
apidement à son nom, Les
ans les pays savants de l’homme qui avait parcouru res nouvelles, et, pour à lui faire les honneur ait depuis dix mois. 1 vés dans un autre hé
ainsi dire, s de la découverte.
28 Portugais étaient arrimisphère, « par eux étudiées avec un leurs recherches,
lont les constellations étaient soin extrême : mais ils n'avaient, malgré taux précieux,
uer de leurs courses (oujours renouvelées.
sur leurs pas, et de
trouvé nior ni mé mencaient à se fatig Le retour fut décidé, vre de
et ils com-
Au lieu de revenir nouveau les sinuosités de l naitre, ils résolurent de se I
suià côle qu'ils venaient de re ancer en pleine mer, et @e se fr à travers l'Atlantique et vers l'Europe un che C'était pour l'époque une décision bie dont l'autorité n'avait ce guider sûrement à trave Sous sa direction, re
Le départ eut lie
con- ‘ayer min fout nouveau.
n hardie, mais Vespucci,
ssé de grandir, leur avait promis de les
rs ces océans inconnus, Ils le crurent, et,
prirent le chemin du Portugal, ule13 février 1502. Au 3 à plus de cinq centlicues du dernier port qui le quese déchaina une furieuse te pête si violente que
avril on était déjà S avait abrités lorsmpête.« Ce jour-là !,s'éle
‘a une temnous fumes obligés de larguer toutes nos voi-
nqu'avec l'aidede nos mâts.Le ventquisoufétait celui du sud-est, Il soulevait les flots nt comme en convulsion.
les etdenenaviguerrie flaitavec tant de force et les éléments étaie
La violence irrésistible de ce trouble atmosphérique épouv Le 2 avril à Pparut une terre âpre et ine
« Nous étions ?
anta nos courages, »
ulte. Elle était inhabitée, nd danger et le déploranous accablait tellement que c’est à
alors exposés à un si gr ble état de l'atmosphère
1 AMEnIGo VESPUCCI, Quatuor mari tam vehemens exorlt remigare compelleremur, cente, et
haVigationes, « Qua die lempestas ac 4 est, ut vela nostra omni perflante vehementissine acre turbulentissimo extante. Propter iipetum nostrates omnes non modico affecti fue
? n. € Porro in tanto perieulo, in t Lune reperimus, ut vix alteri
procella in
à Colligere, et cum solo malo lebeccio, ae mari intumesque turbinis violentissimum
runt stupore. »
antaque lempestatis inoportunitate nosmet
alteros prae grandi turbine videremus, »
grand peine si nous parvenions à nous voir à cause des tourbillons de grèle, » Les Portugais ne s'arrêtèrent pas longtemps dans leur nouvelle découverte, et bien firent-ils, car le tempête dura cinq jours, sans qu'ils pussent se servir d'une seule de leurs voiles, et ils étaient perdus s'ils avaient essayé de prendre terre. Bougainville a eru que le pays alors entr'aperçu par Îles Portugais correspondait à l'archipel des Malouines. Navarrete se demandait si ce n'était pas plutôt le groupe de Tristan d'Acunha, Humboldt se prononcait pour la côte patagonique, Nous croyons avec Duperrey et Varnhagen que Vespucei venait de découvrir la Nouvelle Géorgie ou Géorgie du Sud. Cook, qui crut le premier avoir visité cette terre de désolation, en janvier 1775 en donne une description qui rappelle celle de Vespucci : « L'intérieur du pays n'était ni moins sauvage, ni moins affreux; on ne voyait pas un arbre, Il n'y avait pas le plus petit arbrisseau. L'aspect de la terre est à peu près le même partout. Le temps clair fut de courte durée : bientôt la brume fut aussi épaisse que jamais et accompagnée de pluie. Nous passämes ainsi notre temps, enveloppés dans un épais brouillard continuel et entourés de rochers dangereux. ».
Quand ils arrivèrent sous la ligne, les Portugais retrouvèrent le beau temps. Le 10 mai l'Afrique était en vue. Ils débarquèrent à Sierra-Leone, où ils firent une première halte de quinze jours, passèrent de là aux Açores, où ils arrivèrent à la fin de juillet, et se reposèrent une seconde fois, puis, le 7 septembre 1502, rentrèrent à Lisbonne. Ils n'avaient plus que deux navires. Le troisième était en si mauvais état qu'il avait été abandonné et brûlé à Sierra-Leone.
Dans ce long voyage de seize mois, de mai 1501 à septembre 1502, Vespucciet ses compagnons avaient découvert quantité de terres nouvelles. Du cap Saint Roch à la rivière Saint-Vincent, ils avaient reconnu toute la côte, et “tabli des relations avec les indigènes. Ils avaient signalé la richesse en bois de teinture des forêts du littoral et ainsi ouvert à leurs compatriotes de nouvelles sources de richesses. Ils avaient admiré les constella-
ourbilrtemps empête ule de rendre ar les ‘rete se cunha, royons ‘ouvrir remier donne leur du voyait aspect air fut jamais temps, irés de
ivèrent quèrent > jours, juillet, > 15092, res. Le nné et
tembre atité de incent, 1S avec einture ie nounstella-
tions australes, et s'étaient les premiers, lors de leur voyage de retour, lancé dans des mers inexplorées. « J'ai tenu un journal des événements dignes d'être notés, écrivait Vespucci, afin de rassembler ces singularités et ces merveilles, si quelque jour Je pouvais jouir du repos, et de composer un ouvrage géographique ou cosmog ‘aphique. Je désire en effet transmettre mon souvenir à la postérité et faire Connaitre cette œuvre immense de notre souverain maitre que les anciens ignoraient en parti, etqui nos a été révélée, » A défaut du livre qu'il comptait écrire, Vespucci n'a Composé que la relation de son voyage. Au moins son vœu a-t-ilété exaucé. Son nom a passé à la postérité, et il méritait d'être conservé, car ses découvertes furent considérables, et il faut lui savoir gré de l'énergie qu il a déployée, de la science très réelle dont il a donné tant de preuves, et aussi de l'heureuse réussite de ses explorations Amerigo Vespucci allait bientot reprendre la mer. Au moment où il composait pour ses amis Lorenzo Medicis ct Soderini la relation de son troisième voyage, le roi Manoël organisait une nouvelle expédition, dont il devait faire partie. « Je songe à effectuer un quatrième voyage, écrivait Vespucci, et je m'y prépare, On m'a déjà promis deux navires tout équipés. Je me dispose à visiter les PaYS nouveaux situés vers le midi, mais dans la direction de l'Orient. J'Y serai poussé par le vent que nous appelons Africus. En ce voyage j'espère accomplir beaucoup de choses à la louange de Dieu, à l'utilité de ce royaume, et à l'honneur de ma vieulesse. Je n'attends plus que le consentement du roi “érénissime.» Manoël songeait en effet à utiliser l'expérience dn pilote Florentin, mais en l'envoyant cette fois non pas à la terre de Santa Cruz mais aux Indes Orientales. C'était en effet vers l'Asie, vers ses trésors et ses nations civilisées que se concentrait alors toute l'attention du 8ouveinement Portugais. On commençait à comprendre que les épices et ies métaux précieux de l'Orient venaient d'un Pays dont on trouverait facilement la route en faisant le tour du monde par l'Occident, pensée primitive de Colomb, que mettra bientôt en œuvre Fernand
NW —
de Magellan. Le roi de Portugal avait formé le projet d'envoyer une flotte à Melcha, c’est-à-dire Malacca, dont on vantait beaucoup l'importance et l'heureuse situation. Six vaisseaux furent équipés. On en confia le commandement à un capitaine dont Vespucci parait n'avoir goûté ni les connaissances théoriques ni surtout le caractère. Il se nommait Gonzalo Coelho. C'est à lui qu'il faut attribuer en partie la non réussite de l'expédition. Vespucci comptait pourtant sur le succès. S'il est vrai que le roi de Portugal ait voulu découvrir un passage aux Indes par le sud du Brésil, comme Vespueci s'était avancé précédemment très au sud dans l'hémisphère austral, il aurait fort bien pu trouver le passage et par conséquent donner son nom à la découverte qui devait bientôt immortaliser Magellan. Mais le résultat trompa les espérances des navigateurs. Ils quittèrent Lisbonne le 10 mai 1503, se ravitaillèrent suivant l'usage aux îles du Cap Vert, et, malgré l'opinion de Vespucci, cherchèrent à s'approcher de la côte de Sierra-Leone. La terre était déjà en vue lorsque s’éleva une tempête qui les rejeta en pleine mer.Poussés par le vent du sud-est, ils se trouvèrent tout à coup et à leur grande surprise en vue d’une ile de médiocre grandeur, contre les rochers de laquelle Coelho perdit le meilleur de ses navires. Vespucci fut envoyé pour prendre possession de l'ile, qui parait correspondre à celle que l'on nomma plus tard Fernando de Noronha. Cette île était déserte mais boisée et fréquentée par une multitude d'oiseaux, si familiers qu'ils se laissaient prendre à la main. On y trouvait aussi de très grandsrats, des lézards et quelques serpents. Tous ces détails ont été depuis confirmés par les navigateurs ‘ qui ont visité Fernando de Noronha. Vespucci attendit huit jours que le capitaine Coelho vint le relever de son poste. Il s’y croyait abandonné, et il l'était presque, car un
1 conneviLue. Campagr de navire l'Espoir, édition d'Avezac. « Sept à huit jours après le débarquement virent un islel inhabité, couvert de bois verdoyant, d'où sortaient des milliasses d'oiseaux, si tant qu'aucuns se vinrent à jucher sur les mats et cordages et s'y laissoient prendre. » Cf. Lerv. Hisioire d'un voyage fait au Brésil, Edition Gaffarel, T. IL, p 454.
'envoyantait aux fue dont ques ni tà lui on.
que le par le mment u trouuverte ésultat sbonne lu Cap appro- 1e lorssés par grande les ros. Vesait corde No- Jar une re à la et quelpar les espucel ver de car un
pt à huit erdoyant, à jucher joire d'un
seul navire Je rejoig
nit, et on n'avait plus aucune nouvelle des autres,
qu'il avait rec
ues et sans plus se nt l’inca pacité
avait causé ce désastre, onfinuer sa route vers le pays qu'il S SON précédent voyage, En dix-sept l | ma baie de Tous les Saints, au port de Bahia : « Bien 1 que ce port deux mois et qu adre, nous n'avons vu ni Voyant que Personne ne y souci de nos intéré
unanime d'avance
atre jours pour lui ni personne enait, et après is particuliers nous fit er plus loin, en conti-
Y attendre le chef de l'esc de ses GOMpagnons, cette longue halte, le Prendre la résolution Quant de suivre la côte s endroit ü ils avaient fait leur Lè ap que l’on croit être le cap Fr de nou- | able pour Construire et un fort et y laissa vingt-quatre hommes qui faisaient partie de l'équipage du navire naufragé de Coelho. Cet établissement du Cap Frio était Je premier que tentaient les Portugais sur la côte Brésilienne. I1 dura quelque temps, car les nombreux navires français ® qui, dans les premières années du X VIe siècle, allèrent chercher en contrebande des bois de teinture sur le littoral, avaient grand soin d'éviter le Cap Frio, Vespucci du reste aVait pris toutes ses Précautions pour que l'établissement Pr'ospérât, car il resta cinq mois au cap Frio, contracta des alliances avec les indigènes, et, à plusieurs reprises
AMERIGO Vespucci.
Clum nostrum ne Sibus duobus e nemo venie tus longius
Quatuor Ravigaliones.
Cquemquam de turba t dicbus quatuor exspect l, COnservantia nostr Progrederemur, »
3 GAFFAREL, Histoire du Brisir
résit Français au XVIe Siècle, D’ voyage de Duarte Fernandez, le navire la Bretonne
vam Pires, était allé en 1515 charger du hois de te
In quo quidem Portu nec præfealium reperimus, etsi tamen in illo menaverimus ; quibus effluxis, viso quod illue à lune et ego COncordavimus, ut secundum la-
après la relation du » COmmandé par Christointure à ce port,
se AE me
pénétra très avant dans l'intérieur. Il ne se décida à retourner en Portugal que lorsqu'il eut perdu tout espoir d’être rallié par Coelho.
Le voyage de retour ne fut signalé par aucun incident. Le 28 juin 1504 les Portugais rentraient à Lisbonne où on les reçut avec des honneurs extraordinaires, car on les croyait tous perdus. Vespucci affirme dans sa relation! que tous ceux qui étaient restés avec Coelho ne reparurent plus, car « c'est ainsi que Dieu, juste appréciateur du mérite, punit toujours l’orgueil. » Il se pourrait cependant que Gonzalo Coelho ait continué son voyage, et même qu'il ait découvert le Rio de la Plata, croyant entrer dans le détroit qui le conduirait à Malacca. Il se serait ? même avancé jusqu'à la baie de Saint-Mathias et y aurait planté une borne aux armes du Portugal. Il aurait aussi longtemps séjourné dans la baie de Rio de J aneiro qui, en effet, figure quelque
temps sur les cartes, par exemple sur le globe de Schôner de 1513 avec cette désignation : G° Coelho detectio. Les deux navires dont il est question dans la Copix des neuwen Zeitung, que nous avons déjà citée, pourraient bien être les deux navires égarés à Fernando de Noronha, et que Vespucci avait attendus avec tant d’impatience, d'abord à Bahia, puis au cap Frio : mais ce n’est ici qu’une hypothèse que nous avançons, et sous toutes réserves. Quoi qu'il en soit, dès l’année 1503, et grâce aux naviga-
à Corte Real, à Cabral, et à Ves-
teurs portugais, grâce surtout rabaisser le mérite, une énorme
pucci, dont il serait injuste de étendue de côtes avait été reconnue dans le continent méridio-
nal. On était entré partout en relations avec les indigènes. On avait même fondé un établissement sur la côte. Assurément la e de Colomb n’est en rien obscurcie par ces découvertes
aises, mais ce sont des découvertes réelles, très authentigrâce à les passer sous
gloir portug ques, et nous aurions vraiment mauvaise
silence.
1 awentao vespuccl. Quatuor navigaliones. « Quo superbiam mode justus
omnium censor deus compensal. »
2 yarnaacen, Nouvelles recherches sur
puce, p. 11
les derniers voyages d'Améric Ves-
ren
par
avec dus, resieu, Il se age, | enrait ?
lanté )s séque dont \vons rnand'imst ici >rves.
\viga- Ves” orme ridios. On ent la vertes henti- LP sous
justus
ric Ves-
EE , i EN RAI ae monts s 4 ‘s
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