V. Hugo
Ponsard avait aussi une amitié sincère pour le critique des Débats y^ à qui il devait tant. Parfois, il le lui disait en badinant, comme dans ces vers mis en tête du manuscrit autographe V Honneur et V Argent :
A mon ami Janin ; Visite du matin De George à son parrain.
Ma foi ! c'est un quatrain.
. D'autres fois, il trouvait des accents attendris et envoyait un exemplaire de son Lion amoureux, avec cette dédicace :
Mon cher J. J.
Tu as vu naître le Lion amoureux ;
Tu as été son parrain ;
G'eét chez toi qu'ont été rognés ses premiers ongles et limées ses premières dents ;.
Tu m'as aidé à apprivoiser ce méchant lionceau qui se retournait contre moi et me dévorait ;
Tu m'as fortifié contre les découragements ;
Tu ne m'as pas laissé de repos que je ne fussèarrivé, moi et ma'bête, jusqu'au bout du cirque ;
Tu as assisté avec des tressaillements de cœur et des angoisses fraternelles à une représentation dont tu avais fait un événement de ta vie ;
Reçois, mon cher J. J.,
Rerum tutela mearum.
Cet hommage qui t*est bien dû, cet hommage cordial et attendri de ton ami