‹ Dédicaces et lettres autographesChapitre 9 sur 21 · V. Hugo · texte numérisé non relu

V. Hugo

Ponsard avait aussi une amitié sincère pour le critique des Débats y^ à qui il devait tant. Parfois, il le lui disait en badinant, comme dans ces vers mis en tête du manuscrit autographe V Honneur et V Argent :

A mon ami Janin ; Visite du matin De George à son parrain.

Ma foi ! c'est un quatrain.

. D'autres fois, il trouvait des accents attendris et envoyait un exemplaire de son Lion amoureux, avec cette dédicace :

Mon cher J. J.

Tu as vu naître le Lion amoureux ;

Tu as été son parrain ;

G'eét chez toi qu'ont été rognés ses premiers ongles et limées ses premières dents ;.

Tu m'as aidé à apprivoiser ce méchant lionceau qui se retournait contre moi et me dévorait ;

Tu m'as fortifié contre les découragements ;

Tu ne m'as pas laissé de repos que je ne fussèarrivé, moi et ma'bête, jusqu'au bout du cirque ;

Tu as assisté avec des tressaillements de cœur et des angoisses fraternelles à une représentation dont tu avais fait un événement de ta vie ;

Reçois, mon cher J. J.,

Rerum tutela mearum.

Cet hommage qui t*est bien dû, cet hommage cordial et attendri de ton ami

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