LEON BLOY
Le Dogme certes, et la Loi, Mais Charité qui ne commence Ni ne finit, énorme, immense, Telle la foi de Léon Bloy.
Un Abel mais un saint Eloi :
Enclume et marteau sans clémence, La raison jusqu'à la démence.
Telle la foi de Léon Bloy.
Une iêle féroce et dduce, Très extraordinairemeiit Un peu va comme je te pousse ;
Un génie horrible et charmant, Et tout l'être et tout le paraître D'un mauvais moine et d'un bon prêtre.
A RAOUL PONGHON
Vous aviez des cheveux terriblement ;
Moi je ramenais désespérément ;
Quinze ans se sont passés, nous sommes chauves
Avec, à tous crins, des barbes de fauves.
La Barbe est une erreur de ces temps-ci Que nous voulons bien partager aussi ; Mais ridéal serait des coups de sabres Ou même de rasoirs nous faisant glabres.
Voyez de Banville, et voyez Lecon-
Te de Lisle, et tôt pratiquons leur con-
Duite et soyons, tels ces deux preux, nature.
Et quand dans Paris, tels que ces deux preux.
Nous irons, fleurant de littérature.
Le peuple, ébloui, nous prendra pour eux.
A. -F. CAZALS
Adonis expirant sur des fleurs n'est pas lui. Narcisse en fleur changé non plus, non plus Arbate Triste de ne rimer qu'à peine à Mithridate, Et non plus rien qui nous rappellerait l'ennui.
Au contraire, les chagrins qui nous auraient nui, Littéral Arlequin, il les bat de sa batte Comme un Pierrot, et ça n'a rien qui nous épate, Attendu que le rire en ses yeux bruns a lui.
Décoratif à sa façon, — sinon la bonne,
C'est la meilleure, — il n'a le cachet de personne
Ni personne le sien, ô réciprocité !
Le roi des bons enfants et la pire des gales.
Car que de vices, las ! aux noirceurs sans égales :
Jeunesse, esprit, gaîté, bonté, simplicité !