‹ DédicacesChapitre 52 sur 69 · A AMAN JEAN · texte numérisé non relu

A AMAN JEAN

SUR UN PORTRAIT ENFIN REPOSÉ QU'iL AVAIT FAIT DE MOI

Vous m'avez pris dans un moment de calme familier Où le masque devient comme enfantin comme à nouveau. Tel j'étais, moins la barbe et ce front de tête de veau Vers Fan quarante-huit, bébé rotond, en Montpellier.

J'allais dans des Peyroux, tranquillement, avec ma bonne, J'y faisais mille et des fortins de sable inexpugnables Et des fossés remplis, mon Dieu, des eaux les moins potables Suivant l'exemple que Gargantua pompier nous donne.

J'y voyais passer des processions, des pénitents Et proclamer la République en ces candides temps Où tant d'un tas d'avis n'étaient pas encore inventés

Mais malgré ce souci de nos jours qu'il agite et trouble Et d'autres ! au tréfonds de mes moelles encor butées Je demeure assuré, — conforme à votre excellent double.

Hnpilnl Brous^iais, décembre 1891.

Page 1