‹ DédicacesChapitre 65 sur 69 · L'AIMEE · texte numérisé non relu

L'AIMEE

Voici des cheveux gris et de la barbe grise. Tu me les demandas en un jour d'enjouement Pour, disais-tu, les encadrer bien gentiment Autour de ce portrait où ma « grâce » agonise.

Pauvre photo ! Mais j'y pense, il sera de mise, Quand mes yeux fatigués se seront clos dûment Et que la terre bercera son fils dormant, Il sera de saison alors, chérie ^ exquise

Attention ! — de faire avec ces cheveux, teints A cette barbe, teinte en boucles blondes, brunes Ou telle autre nuance entre tant d'opportunes,

Faire, par un coiffeur de choix, sur des fonds peints D'avance, le tombeau, lors pleuré sans astuce Du jeune homme qu'il aurait fallu que je fusse.

Hôpital Broussais, 18 seplemhre 1893.

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