A LEON DIERX
« Dlej^x le volt. »
Dierx ! dont le nom fait pour la gloire sonne clair Comme une bonne épée en la main d'un héros, Qu'avons-nous de commun, nous, rois, avec ce gros De rustres s'en allant en guerre de quel air?
Nous, rois de l'infini, du Ciel et de l'Enfer Qu'Héphaistos a vêtus et que délace Eros, Et qui, de tous les dieux, de Corinthe à Paros, Avons fait nos égaux, bronze et marbre, or et fer!
Car le poète, enfin vainqueur et hors des foules, Comme Poséidon met du geste un frein aux houles Et règne, tel que Zeus, d'un pli de ses sourcils.
Hélas ! c'est faux de moi, tige au plus qui fleuronne, Mais, ô vous, calme emmi de splendides soucis, Portez, olympien, le nimbe et la couronne.
E7i vers libres.
Je vous ai promis mon sonnet pour ce soir.
En revanche vous m'avez promis une récompense
Certes imméritée et voici que j'y pense.
Et depuis lors je vis dans un si doux et vague espoir,
Mais que pour moi l'avenir serait noir Si, pendant que je rêve à la bonne bombance Espérée et promise et voici que je panse La blessure que me ferait de ne pas voir
De mes yeux presque en pleurs dans cette incertitude
Vos yeux sourire avec plus de mansuétude
Que de coutume envers l'œuvre et, de plus l'auteur.
Et j'ai fait ces vers-ci qu'il fallait que je lisse, Ne vous faisant d'ailleurs pas d'autre sacrifice Que de vous plaire un peu, bien qu'un peu radoteur.
BALLADE