Mort du typhus pendant le blocus
2. Relation de la défense de Dantzig en 1813, par P,-H. d'Artois. Pai-is, 182U.
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25 février. — L'ennemi nous resserre de plus en plus et ne nous permet plus d'aller fourrager audelà de nos avant-postes. Vers la fin du mois, il fait une coupure dans la digue de la Radaune à la hauteur de Praust et par là nous enlève les eaux qui faisaient aller les moulins de la Alt-Stadt et alimentaient la plus grande partie des fontaines de la ville.
Il est mort environ 2000 hommes en février. — Le relevé des hôpitaux présente 130 morts en 24 heures, plus de 15 000 malades.
La démoralisation était, avec le défaut de nutrition et l'épuisement, la grande cause de propagation du fléau.
« Les affections de l'âme » dit J.-B. Tort, un des médecins employés à Dantzig, « furent de toutes les causes prédisposantes, les plus générales ; notre pénible situation, la douleur de voir périr journellement un grand nombre de nos frères d'armes, le pressentiment d'un avenir des plus fâcheux, la perspective d'une captivité dure et peut-être longue, affligeaient vivement ces guerriers, qui avaient donné tant de preuves de courage et qui étaient dignes d'un meilleur sort.
« Nous remarquâmes plus particulièrement l'influence des affections tristes sur les Napolitains et les Français, dont l'imagination, facile à s'exalter, leur faisait ressentir plus vivement les peines et les
inquiétudes de leur situation En général, les
troupes attachées au génie et à l'artillerie, qui fai-
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lient partie de la garnison de Dantzig, recevaient s secours plus étendus que les autres troupes, par les ressources particulières que pouvait leur offrir l'administration de ces deux armes et par les soins assidus que leur prodiguaient MM. les généraux de Gampredon et Lepin qui les commandaient et dont les journaux officiels ont fait connaître les importans services. Ces deux officiers généraux parvinrent à diminuer considérablement la mortalité parmi les troupes qui étaient sous leurs ordres * . »
Le Gouverneur se décide à envoyer par mer le duc d'Aremberg ^ , officier d'ordonnance de l'Empereur, en Danemark, pour prévenir l'état-major général de la situation de Dantzig. Le navire est rejeté à la côte.
A partir du 15, la température s'adoucit ; les pluies commencent; mais aux dangers que faisait courir la gelée succède un autre péril.
Le 25 février, arrive la débâcle générale. La Vistule^ depuis 1775, n'avait pas éprouvé de crue aussi considérable; elle rompt ses digues, menace de renverser le fort Napoléon et produit des dégâts terribles sur une foule de points de la fortification. Le bâtardeau de droite de la sortie de la Mottlau est emporté; l'écluse de Uùckfort et une partie delà digue le sont également, et l'inondation menace de
1. Dissertation sur le typhus contagieux de Dantzig, par par J.-B. Tort.