‹ Défense de Dantzig en 1813. Journal de siège. Journal personnel et notes du général de division de Campredon, commandant le génie du 10e corps. Lettres diverses. Annotés et publiésChapitre 17 sur 47 · Et le capitaine Chikoski (d'Artois · texte numérisé non relu

Et le capitaine Chikoski (d'Artois

s'écouler par ces larges brèches et de laisser sans défense un tiers du front de la place. On parvient, à force de travail et d'activité, à la soutenir au moyen de deux bàtardeaux provisoires établis, l'un à l'emplacement de l'ancien et l'autre dans la petite rivière de la Roswick,à 200 toises environ de l'écluse de Rijckfort. La partie du parapet du fort Napoléon qui avait été emportée fut rétablie , enfin tous les dégâts furent réparés. Le mémoire particulier des travaux du génie donnera de plus grands détails à ce sujet ^

1^" et 5 mars. — L'ennemi devient de plus en plus entreprenant sur les avant-postes et, le 5, il attaque sur toute la ligne, à 3 heures du matin. Il repousse d'abord nos avant-postes avancés jusque

d. Voir à la fin le rapport sur les travaux du génie.

Nous empruntons à M. Elisée Reclus les détails suivants sur les crues de la Vistule : La Vistule (la Weische des Allemands, la Wista dos Polonais) est bordée de grands marécages que l'on conquiert peu à peu par des endiguements. Toutefois, les terres nouvelles restent fort menacées, non seulement par les inondations ordinaires qui peuvent faire céder les digues, mais aussi par des débâcles soudaines des glaces d'hiver. De tous les courants de l'Europe centrale, la Vistule est celui que le charriage des glaçons rend de beaucoup le plus redoutable. Lors de la débâcle de 18o5, la plus terrible du siècle, la crue s'ouvrit plus de trente brèches dans les levées latérales, et presque toutes les campagnes basses de ses rives furent inondées. Le fleuve, coulant du sud au nord, c'est-à-dire vers des latitudes plus froides que le point d'origine, les glaces brisées en amont rencontrent en aval ces couches encore résistantes ; elles se redressent, s'accumulent, retiennent les eaux comme une digue, puis au moment où cède la glace inférieure, se précipitent en détruisant les rives sur leur passage;.

E. Reglus, t. IH, p. 799.

SOUS le canon de la place et s'empare d'Ohra, du Stolzenberg, de Schidlitz et du Zigankenberg:. Langfulir, un moment occupé par lui, est enlevé à la baïonnette*, mais il tient ferme du côté d'Ohra.

Pendant qu'on lui dispute les maisons les plus rapprochées de la place, le général Bachelu se porte avec une colonne de 4 000 hommes 2 sur la hauteur du Zigankenberg, et, de là, rabattant son mouvement sur Ohra, il fait environ 3 à 4 cents prisonniers ^ l'ennemi et lui enlève une pièce de canon 3 dans Schidlitz. L'artillerie prenant l'ennemi à revers à Ohra, lui fit le plus grand mal. Les Russes, se voyant débordés et craignant pour leur retraite, prirent la fuite. L'artillerie les poursuivit et tira sur leur colonne à mesure qu'elle sortait du village. Le chef d'escadron Farjon et le capitaine Faury commandaient l'artillerie. On mit dehors ce jour-là 24 pièces. Du côté de Neufahrwasser, le major de la Nougarède a dégagé par une sortie ses petits postes.

L'ennemi, satisfait de cette leçon, nous laisse

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