PIE PP. IX
Vénérable Frère, Salut et Bénédiction Apostolique.
Les nombreuses et très-graves affaires du Souverain Pontificat, dont Nous sommes occupé et presque accablé, Nous ont empoché de répondre sur-le-champ à vos Lettres du 4 novembre dernier, ainsi que Nous l'aurions vivement désiré. Car Notre cœur. Vénérable Frère, a été grandeïnent consolé par la lecture de ces Lettres, où Nous avons reconnu de plus en plus et Tardeur de votre zèle sacerdo- ^1 pour défendre la Foi catholique, et lavigilance de votre ^piscopale sollicitude pour sauvegarder le troupeau confié à vos soins. C'est bien avec les motifs et les raisons les plus légitimes que vous vous sentez pénétré de douleur en voyant que, dans ces temps très-mauvais, le nombre de ces sectes perverses, h Taide desquelles les fabricateurs ^^ mensonges et les fauteurs de dogmes impies font è ^ ^-{sUsc catholique une guerre acharnée, et unissent leurs
VENERABILI FRATRI ALEXIO
EPISCOPO KANCEIENSl ET TCLLEN8I Plus PP. IX.
Venerabilis Fralcr, Salutcm et Apostolicam BenedicUonem.
^•"«ivissimm ac mulUpliccs suprcmi Nostri Ponliflcatus occupationcs,
"^■«U8 conUnenter dislinemur, ac pêne obruimur, obsUterunt quomi-
^^ tuis LiUcrisdie 4 proximl niengis Novembris datis statim rcspon-
*^^>Hus, quemadmodum vchcmcnter oplavissemus. Summa enira
'**'*^i Noalri consolalione ex iisdem LiUeris mugis magisque Intellexi-
J^***. \enerabili8 Frater, quo sacerdotali zelo in calholicœ Fidei veritato
^*^^a, et qua episcopall solliciludine in lui gregis incolumitalc pro-
^^^nda prœstes. Nanuiuc mcrilo, alqiic oplimo jure vc! maxime doies,
^^"ïï ad tôt alias ncfarias socictalcs , quilius fabricatorca mendacii,
tao CONDAMNATlOtl DB YINTRAS.
efforts pour la détruire, s'il se pouvait, de fond en comble» s'est encore accru par cette secte nouvelle et perfide, inventée depuis onze ans , par un certain Pierre-Michel Vintras» homme laïque, habitant le diocèse de Bayeux. Cette détestable secte est celle-là même que notre Vénérable Frère Louis-f rançois, Evêque de Bayeux, a réprouvée dés sa naissance ; c'est celle qui a été déjà condamnée par Notre prédécesseur Grégoire XVI, dans Ses Lettres du 8 novembre 4843, adressées à l'Evéque de Bayeux. Les hommes qui forment cette abominable société, se couvrant avec hypocrisie du masque de la vertu, osent bien se donner la mission mensongère d'établir une prétendue Œuvre de la Miséricorde, et un nouvel apostolat composé d'hommes laïques; ils ont l'impudence et. l'audacieuse effronterie de dire que TEglise est maintenant plongée dans les ténèbres et dans la corruption ; ils annoncent, dans l'Eglise du Christ, un troisième règne, qu'ils ne craignent pas d'appeler le règne du Saint-Esprit ; et, par un attentat aussi sacrilège que téméraire, s'arrogeant une mission divine , ils ne rougissent pas de répandre dans le public toutes sortes d'erreurs monstrueuses, d'opinions extrava-
Ecclesiac catholicac et perversorum dogmatum cultores aspenimis hi«« temporibus acerrimum bellura inferre, eamque, si fleri uDqaam posset» funditus cverlere conniluntur, accesserit exilialU secta a quodam laico homine Petro-Michaele Vintras, Bajocensis Diœcesis incola, undecim abhinc annis excogitata. Quam teterrimam sectam a venerabili Fratre Ludovico-Francisco, Bajocensium Episcopo, statim reprobatam rec. mem. Gregorius XYI PrsedecessorNoster Suis ad eumdem ÂntisUteml^t' tcris die 8 noveinbris anno 1843 datls, jam damnavit. Siquidemabomioftbilis hujus societaUs honiines, slmulala virtuUs ostentatione, haud extimescunt commcntiUum Misericordis Opus, noYumque apostolaliun ex laicis conflalum hominibus confingere, et impudenUssime aiterere Ecclesiam nunc la callgine, cl tota corruptionc Tersari.ac tertiumin Ecciesia CbrisU regnum annunliare, quod Spiritus-Sancti regouia appcllare non reformidant, et ausu prordus temerario atque sacrilego, divinam missionem sibl arrogantes, haud pavent monstrosa qocque