PIE PP. IX
Certifié conforme à Torlginal.
Nancy, \\ mars 4851.
GÉRARD, Chan. hon. S.
A la suite d'une condamnation si formelle et d*une [hortation si pressante du Chef suprême de FÉglise, )U8 croyons devoir conjurer de nouveau MM. les Curés
idas, eamque a venenatis pascuis arceas, et ad salataria propellae. Dlqne banc occasionem libentissime aroplectimur, ut prxcipuam itram In te Leneyolentiam denuo testemur et confirmemus. Cujus nqne pignus a^jungimus apostolicam benedictionem , quam toto itiè affectu tibi ipsi, Venerabills Fraler, cunctisque istius Ecclesiœ ricis, laicisque fidelibus peramenter impertimur. Datom Roms, apud S. Petrum, diedecimo februarii anno 1851, Poneatos Nostri anno quinto.
Plis PP. IX.
Concordat com original!.
Nanceii, 11 martii 1851.
GËRARD, Can, h. S.
m CONDAMNATION DE VINTRAS.
et Confesseurs d'apporter la vigilaDce la plas attentiîe pour découvrir là où elles se cacheot, là où elles pourraient chercher à s'introduire, des erreurs si pernicieuses aux âmes , en même temps que le plus grand zèle pour les démasquer, les combattre, et ramener enfin à l'Église et à Dieu ces pauvres égarés qui , par leur obstination et leur aveuglement volontaires, se rendent indignes de la grâce des sacrements et se jettent daas le péril de la damnation éternelle.
LETTRE AU CLERGÉ DU DIOCÈSE
Sur la Subordination hiérarchique
Messieurs et ghers Goopêrateurs.
Je crois devoir tous donner communication d'une ittre que j'ai adressée à M. Tabbé ♦**, le 14 juillet ourant, en réponse à l'envoi qu'il m'avait fait d'un orit publié par lui contre Mgr l'Archevêque de Paris.
Cet écrit et un autre du même caractère qui avail >i*écédé, déjà très-répandus au centre de notre proxnce ecclésiastique, y excitent, en ce moment, une vive 't douloureuse émotion; et, lorsque nous aurions le ^lus besoin d'ordre et de paix, nous menacent d'une le ces déplorables polémiques qui troublent et attris- ^nt rÉglise et font la joie de ses ennemis.
Il y a dans ces écrits un des plus dangereux exemples lui aient été donnés au clergé depuis longtemps. Le 'lom de l'auteur ajoute encore au péril ; et je me suis -ru obligé de vous prémunir contre un tel scandale.
Voici ma lettre à M. l'abbé ***.
« Orléans, le 14 Juillet 1851.
« Monsieur l'Abbé,
« Je viens de recevoir un exemplaire de la lettre adressée par vous h Mgr rArdicvôquo do Paris, on date du 49 juin dernier, à roccasion d'un de ses Mandements.
« Je suppose que c'est par vos ordres que cette lettre
'a eie envoyée de Lyon où vous l'avez fait publier: je crois devoir refuser un pareil écrit et vous le renvoyer, en vous disant combien je déplore votre conduite en cette circonstance.
« Permettez-moi de vous le dire, Monsieur TAbbé, ce que vous faites ici me rappelle trop les tristes lettres adressées, il y a bientôt vingt-cinq ans, à Mgr de Quélen, par un prêtre dont l'effroyable chute commença par le mépris de TEpiscopat.
t Le rôle que vous prenez est véritablement étrange. On dirait que l'Eglise n'a plus, pour comprendre ses intérêts et les défendre, ni Pape ni Evoques, et que quand il vous plaît de les trouver impuissants ou timides, c*est à vous qu'il appartient d'élever la voix.
« C'est dans cette préoccupation, c'est dans la présomptueuse pensée de sauver, au défaut du Pape etjes Evêques, la foi menacée, et sous le singulier prétexte de faire à Mgr l'Archevêque de Paris une correction fratamelle, que vous vous établissez son accusateur et son juge. Si vous avez ce droit contre les Evêques, Monsieur l'Abbé, il n'y a pas un prêtre dans l'Eglise qui ne l'ait comme vous; et les illusions qui vous ont conduit à un tel excès menacent l'Episcopat tout entier.
0 Qui ne voit que ce serait introduire dans chaque Diocèse, pour tout prêtre, contre son Evêque et contre tout Evêque, un droit de correction publique de bas en haut, que l'Eglise ne connut jamais et dont les dangers sont tels qu'ils effrayèrent plus d'une fois le protestantisme luimême?
« Vous prétendez défendre l'Eglise ; et vous ne vous apercevez pas que le désordre de votre conduite, s'il avait des imitateurs, serait pour elle le plus grand de tous les périls, puisqu'il transporterait dans l'Eglise elle-même le principe de perturbation qui tourmente et fait périr, sous nos yeux, la société temporelle.
SUR LA SUBORDINATION Hl.ÉRARCHlQUE. 137
<c C'est Toubli de toutes les règles ecclésiastiques, o*est le renversement de la hiérarchie sacrée : c'est la ruine de Tautorité dans TEglise.
« C'est le drapeau du presbytérianisme que vous levez à votre insu et autour duquel, sans le vouloir, vous appelez tout ce qu'il y a d'esprits inquiets et rebelles.
« Quant h la forme, il faut l'avouer, le ton, le langage que vous prenez dans votre lettre sont bien peu dignes d'un prêtre : ce n'est pas à l'école de Jésus-Christ qu'on apprend un pareil langage, c'est à l'école du siècle.
« Tout ceci, prenez-y garde, pourrait vous mener bien loin et vous conduire à des extrémités que vous ne prévoyez pas sans doute.
« Vous comprenez. Monsieur l'Abbé, que ce n'est pas ici ^ue polémique entre vous et moi : c'est un avertissement, ^^ Une réponse i\ l'envoi que vous m'avez fait.
^ Il ne me reste qu'à prier Dieu de vous donner les lumières et les grâces dont vous avez besoin dans la situu- ^*on où vous vous êtes placé. Je le ferai de tout mon cœur ^^ avec confiance pour un prêtre dévoué depuis tîint ^^Hnnées aux travaux apostolicjues ; et c'est dans ces senti- '^^^nts que je suis. Monsieur l'Abbé,
« Votre très-dévoué ser^'iteur en N.-S. J.-C,
« t FÉLIX, Évéque d'Orléans. »
Vous compreDez, Messieurs et très-chers Coopéra- ^^Urs, tout ce quil y a de malheureux et de subversif ^^Ds des excès tels que celui dont je suis condamné ^^iourd'hui à vous signaler le scandale.
En vain, nous épuiserions-nous dans les travaux du
^èle, si nous laissions s'affaiblir et tomber, parmi nous,
^^ respect de celte divine hiérarchie que Notre-Seigneur
ïésus-Chrîst a donnée pour soutien à tout le ministère
^^lésiastique !
nous efforcer de fortifier et d'affermir ces gi clpes de l'autorité et du respect gui foDt, neuf siècles, le prodige de la stabilité de l'Ég
C'est alors aussi que, dans tous les rang rarcbie sacrée, nous devons donner A la b( blëe le grand exemple de l'union qui fait la la subordination qui Tait la tranquillité de 1' paix I
C'est mainlcnanl plus que jamais que toas! doircnt se presser, se serrer avec véoér obéissance et amour autour du Souverain I tour de celui qui est le successeur de Pierre i de Jësus-Clirist sur la terre; de celai qui suprême cl le Prince de tous les Érêqucs ; d est le Pasiear universel non-seulement de les brebis, mais aussi de lous les pasteurs; t Jésus-Christ a fait la pierre et l'immobile fo toute l'Ègline, de celui enfin en qui réside I; et la solidité de la puissance apostolique, la ; principale, l'émincnt degré de la Chaire pou cette Chaire unique et immortelle, en laq tous gardent & jamais l'unité '.
liais c'est maintenant aussi plus que jamais, Messieurs et trës-chers Goopërateurs, que tous les bons prêtres doivent se ranger avec un respect sincère et une religieuse docilité autour de leurs Évéques, autour de ceux qui sont leurs pasteurs immédiats sous Fautorité supérieure et principale du Souverain Pontife, de ceux qui, selon l'expresse déclaration du saint Concile de Trente,
TU mosoMNiinf pastor.— (S. Bcrn., De consider,, lib. H. Ad Eug., pa-
pam, Tui.)
Ego nullum primam nisi Christum sequens, Beatitudini tuac, id est ^thedrs Petri communione consocior. Super illam Petram œdiflcatam ^clcsiam sclo. (S. Hieron., Epist. ad Damasum, papara, n. 14;
Romanam Ecdeslam omnium esse maximam et anliquisslmam ad quam propter potiorem principalitatem necessc est omnem Ecclesiam con-venire. (S. Iraen., Hœres. lib. 111, c. m.)
lo Ecclesia romana semper Apostolicx Catliedrœ viguit princlpatus. (^- Aug., Epist. 43 ; alias 102.)
^hri&lus ut unitatcm manifestaret, unam cathedram constituit et "^llatis ejusdem originem ab uno incipientem sua auctorltale disposuit. CS- Cypr., lib. De unit, EccL)
^- Pelrus Apostolorum princcps et capnt, Kccicsiaî calholicœ funda-
"^^nium... QUI AD HOC USQUE TEMPUS ET SEMI>ER IN SUIS SLCCESSORIBUS
^* Vi-y £T juDiciUM EXERCET. iCoHc. Calccdon.)
ï^cfinimus... PoiiliÛcem romanum successorcm esse beali Pelrl ■^■'ÏQclpis apostolorum, et vcrum Clirisli Viiariuin, totiusquc Ecclesiaî ^Put, et omnium Chrislianorum Patrcm, et Doclorem cxislere, ctipse *^ t>ealo Petro pascendi, regendi et gubernandi universalcm Ecclesiam * ^V>mlno Nostro Jcsu-Cliristo plenam polcstalcm traditam esse. (Conc. l^'Ofent., in quo Gra'ci cum Lalinis sedebant.)
Ob id vos prœdecessoresque veslros insummitate constituit (Christus) ***^iiiumque Ecclcsiarum curam haberc volait ut nobis succurratis. ^^- Athan.. ad Felic, Papam.)
^des aposlolica..., in qua est intégra et vcra chrislianœ Religionis *^Udltas. (Forra. Hormisdœ, cui Patres Conc. viii subscripscrunt.)
Vexatur acerrime romana D. Pclri sedcs in qua posuit Christus ^^lesise ûrmamcntum et vincula unitatis in die magis labefactantur. '^Tcg.XYI in Encyci., 15aug 1832.)
soDt ks successeurs des Apôtres ; de ceux que le Saint- Esprit , selon la parole de saint Paul , a éiabUs pour gouverner VÊglise de Dieu ; de ceux enfin à qui Jésos- Gbrista dit: Allez ^ enseignez toutes les nations ;ei: Qvt vous écoute m*écoute ; qui votAS méprise me méprise^.
G*est maintenant enfin plus que jamais, que tous les fidèles doiTent se grouper et se tenir fortement unis autour de leurs prêtres, autour de ceux qui sont auprès d'eux les organes et les coopérateurs des évêques, chargés de leur rompre le pain de la parole sainte et de leur administrer les diTins sacrements ^
Et c'est ainsi que tous, évêques, prêtres et fldiles nous formerons sur la terre, sous notre céleste Gbet Jésus-Christ, et sous Pierre qui est son Vicaire, ce ferme et puissant corps de VÊglise^ où tout est assemblé et coordonné avec une admirable proportion^ et où JistAS-Christ communique et fournit à tous les membreSt par une vertu secrète, ce qui est proportionné a chacux, et fait ainsi que le corps tout entier s'augmente et s édifie par la charité *.
' Episcopos, qui in Apostolorum locum successerunt...
Et positos, sicutidem Apostolus ait, a Spiritu-Sancto regere Eccleslain
Del. (Conc. Trid., sess. 33, cap. ir.) Euntea doceteomnes gentes. (S. Mat., xxviii, 19.) Qui \08 audit, me audit, et qui vos spernit, me spernit. (Ihid,) Divina Ecclesiœ auctoritas oppugnatur... Débita Eplscopis ol)ed«ntia
infringitur, eorumque jura coscclcantor. (Greg. XVI., In Encyd., 1^
aug. 1832.) Qui honorât Episcopum a Deo honoratur, aient qui ignominia aiftcit
illum a Deo punietur. (S. Ignatius, in sua ad SniyrnœosEpistola.) Indeschismata et hœreses obortœ sunt et oriuntur, dum Episcopusqui
unusestet Ecclesia; prxcst, supcrba quorumdam prœsumptione con-
temnitur.... (S. Cyprianus.) • Cooperatore8ordini8no8tri.(Pontif.dcordin. Presby. in praf.) ' Creacamus in illo per omnia qui est caput Christus, ex quo lotoD
M'admirez-Yous pas, Messieurs, ces divines et iocompa râbles paroles? L'esprit de Dieu lui-même pouvait-il exprimer avec plus de précision, plus d*énergie, plus tle profondeur, l'économie toute-puissante de celle mystérieuse et vivante unité du corps de TÉglise, où tout est divin, parce que tout est un ; et où l'assemblage et la correspondance sont tels, que chaque partie, quand elle est à sa place, tient de la force du tout ?
- Malheur à ceux qui, par leur témérité et leur emportement, mettraient le trouble dans un si bel ordre ! malheur à ceux qui, par la violence et le désordre de leur action, rompraient Tunilé de cette subordination <)ivine, et diviseraient ce que Jésus-Christ a fait pour demeurer éternellement uni !
Ahl que plutôt tous, saintement et inséparablement unis entre nous, et tous ensemble à la Chaire de Pierre et à rÉglise mère et maîtresse de toutes les Églises, nous éloignions de nous jusqu'à Tombre môme de la division I Que tous, nous oubliant généreusement nous- Maémes, et sacrifiant à rÉglisc toutes nos préoccupations personnelles, nous travaillions unanimement à la conservation de cette paix et de celte unité où Dieu habite I C'est alors, mais c'est alors seulement, que nous présenterons au monde et à l'enfer le spectacle de cette 9^ande armée rangée en bataille^ dont parle rÉcrilure : ^^vincible parce qu'elle est rangée. Et c'est alors aussi ^Ue, par l'exemple non moins que par la doctrine, nous offrirons à la société en péril le secours de Dieu qu'elle
^**pus compaclum et connexum per omncm juncturam subminietra- ^^onis gecundum opérai lonem in mi:nsuram umuscl'jusqoe membri aug- ^^nlum corporis facit in œdiflcalioncm sui in charitate. (b)pi8t. tù
dons de sa charité et de sa paix, et de fair son %Use, en ces tristes jours où. loutn'es: et que coQfusioo , l'effet de l'admirable adressait pour elle à son Père la veille de i Pire saint, conservez en votre nom cei m'avez donnés, a/în qu'ils soient un comme un,... qu'ils soient tous un, comme vous, i moi et moi en vous; que de même ils soien AFIN QUE LE MONDE CROIE QUE C'EST VOUS Q
YOïË. Je suis en eux et vous en moi, afin consommés en l'unilè, et quele uonde coknai vous QUI m'avez esvoyé et que vous les avez i vous m'avez aimé moi-même '.
' Pater bbiicIc, serra eos In Domine Ino quos ded unum eicul et nos... IJt omneg unum sint sicul lu. Pal
In te, ut et Ipsl In nobis unum sint, ut crcdal mon mlslfill... Egoln eiïel tu In me, ul eint conBummali I gnoïcat mundui quia tu me misisU, et dileilsli eoa, i leilsii... [S. Joan.,nii, 11,31,23.)
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