SUR LE RETOUR DE PIB IX A ROME
de ses vœux et de sod iodéfectible amour, elle accompagne en ce jour de ses acclamations le Roi-Pontife au Vatican, et le voit s'asseoir tout resplendissant d*un nouvel éclat sur le siège de Pierre 1 On peut donc agiter, ébranler ce trùne impérissable; mais le renverser, jamais I
Il y a là une triple couronne qui ne saurait manquer au front sur lequel la main de Dieu Ta placée. Simon, fils de Jean, p^^ut tomber glorieusement sous les coups delà persécution; mais le Vicaire de Jésus-Christ, mais Pierre est immortel comme son maître I
Que de leçons à recueillir ici, N. T.-C. F., et combien nous regrettons que les soins d'une pénible infirmité ne ooas permettent pas de vous les développer, selon Tinelination de notre cœur ! Mais pourquoi ces regrets? Les leçons de la Providence ne valent-elles pas mieux que tous les discours, et ces leçons furent^elles jamais plus édatantes et plus fortes 7
Il est donc vrai que T Église catholique est bien la véritable Église de Jésus-Christ, puisqu'elle est en possession permanente de cet héritage de persécution que Jésus-Christ a légué à ses enfants, et dont la gloire mystérieuse n'appartient qu'à eux : Si me persecuH $wiit, et vos perseqnentar ^
Il est donc vrai que l'Église catholique est la véritable Église de Jésus-Christ, puisqu'elle vérifie avec une si invariable constance, à travers les âges, l'étonnante prédiction par laquelle Jésus-Christ assure à son Église une perp(^Uielle stabilité parmi de perpétuelles attaques : Tu es Petrus, et super hanc petram œdifi-
^ Joann., IV, 20.