SECONDE LETTRE A M. LE DUC DE BROGLIE
Pour moi, je Vous Favoue, j'avais commencé celte discussion avec un sentiment très-pénible. Tous mes vœux sont pour la pacification religieuse : je la voyais s'éloigner; je sentais mes efforts bien faibles pour prévenir de redoutables malentendus. J'achève avec plus d'espoir; mon esprit se rassure : plus j'étudie notre cause, plus elle me paraît bonne : Dieu et le temps lui seront favorables.
Quant à vous, Monsieur le Duc, je l'espère , vous ne refuserez pas votre bienveillance à l'humble adversaire qui s'est cru obligé de vous contredire et de vous combattre une seconde fois. Il trouvera sans doute auprès de vous, comme il a trouvé à ses propres yeux, une convenable excuse dans ce souvenir d'un ancien : J««tum est bellumqxdbtis necessarium et pia arma *.
J'ai rhonneur d'être, avec la plus haute considération.
Monsieur le Duc,
Votre très-humble et très-obéis&aDt serviteur.
L'abbé DUPANLOUP.
Avant de publier cet écrit, j'ai adressé à Monseigneur l'Archevêque la lettre suivante :
Monseigneur,
Chargé par vous de la direction du petit séminaire de Paris, j'ai cru accomplir un des devoirs que nfavait impo-
* Titc-Llve» liv. IV.
ses voire bienveillante sollicitude pour un établissement qui vous est si cher, en défendant dans un premier écrit les écoles ecclésiastiques et Thonneur de leurs études. Vous avez bien voulu me permettre de prendre part, à votre suite, à rimportante discussion qui occupe justement tous les esprits, et vous avez daigné encourager mon travail, après ravoir éclairé de vos conseils.
Je viens soumettre aujourd'hui, Monseigneur, h vos lumières et à votre haute appréciation, quelques observations nouvelles que j'aurai Vhonneur, si vous le trouvez bon, d'adresser à M. le duc de Broglie, sur plusieurs points de son rapport qui touchent de près au\ intérêts des petits séminaires, à leur existence même.
Vous savez. Monseigneur, combien , en toutes choses, votre approbation m'est précieuse : dans une circonstance aussi grave, elle est pour moi d'un plus grand prix encore.
Daignez agréer. Monseigneur, l'hommage du plus humble et du plus dévoué respect,