Polypiers
La même colonie de Béranka nous a fourni de rares spécimens de cette famille. L'un d'eux nous montrant distinctement les pores sur les angles des cellules, parait appartenir à l'espèce, Calamopora alveolaris Goldf. Les autres ne permettant pas d' observer la position de leurs pores, nous les avons rapportés à Cdlamop. GotMandica Golf, dans notre Esquisse Géologique (Syst. SU. de Boh. Vol. L p. 72. a 1852). Mais , il est possible qu'ils soient spécifiquement identiques avec le premier spécimen mentionné. Nous ne compterons donc qu'une seule espèce coloniale.
Les Polypiers de ce groupe sont jusqu'ici inconnus dans notre faune seconde. Au contraire, ils commencent à apparaître dans la bande e 1 et ils sont fréquens dans la bande e %. Après une intermittence, durant la bande fi, ils reparaissent dans la bande f 2, avec une nouvelle fréquence et aussi avec de nouvelles apparences spécifiques.
Ainsi, l'apparition des Polypiers, dans l'une de nos colonies, établit une connexion notable entre la faune coloniale et la faune troisième.
Caractères généraux des Colonies.
UL Eésumé numérique de la faune coloniale et dt ses
connexions spécifiques.
Pour présenter, sons un seul conp d'oeil, le résumé numérique de la faune coloniale et de ses connexions spécifiques avec les faunes normales, seconde et troisième de notre bassin, nous avons dressé le tableau suivant. Mais, nous rappelons, que nous avons énuméré seulement les espèces des principales colonies décrites jusqu'à ce jour. Ainsi, ce tableau ne doit pas être considéré comme indiquant définitivement toute la richesse de la faune coloniale.
Espèces coloniales
Telaix
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cxeliiireacit proprei
au ctU- ■iei
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4ui b fane II
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in» m
" Trilobites . . .
Crustacés divers
Céphalopodes .
Ptéropodes . .
Gastéropodes •
Brachiopodes .
Acéphales . .
Graptolites . .
Encrines . . .
Polypiers . . .
Ce tableau donne lieu aux observations suivantes:
1. Bien que la somme des espèces coloniales soit encore incomplète, on doit remarquer, qu'elle est peu inférieure à celle des espèces qui caractérisent la bande d 5 et que noas évaluons à environ 130. On doit donc reconnaître, comme an fait singulier, le cantonnement des 110 formes coloniales, coexistant sans se mêler, avec les 130 formes de la faune seconde, répandues sur toute la surface de la bande d 5.
2. L'indépeadaDce de U fune colonùJe, Bâlgnè ses tonîxions mwec U fuoie troisième, résmhe de ce qiie 14 espèces nissent exdusiTeBeBt propres aax colonies. Ce nombre nons diqne le progrès de Textinction graduelle^ pendant rintemdle i temps écoulé entre la dernière colonie et l'apparition finale î la faune troisième, en Boliéme. On voit, qne ce sont les os nombreuses âoniUes, c. à d. les Céphalopodes et les raptolites, qui présentent le pins d'extinctions. Pour les *dres pen riches en espèces, le progrès de Fextinction n'est is sensible, durant Tinterralle de temps considéré.
3. Les connexions spécifiques entre la £uine coloniale et faune seconde se réduisent à 4 espèces de Trilobites, qui
dstent dans la colonie Zippe, comme dans la bande ambiante 4. Voir ci-dessus p. 115.
4. Par contraste, les connexions spécifiques entre les >lomes et la faune troisième sont représentées par le nombre 2, qui équivaut à 0.83 de la somme totale des espèces >lomales.
Ces connexions rendent évidente la communauté d'origine itre la faune coloniale et la faune troisième de notre bassin, ndisqu'elles démontrent également leur indépendance comète, par rapport à la faune seconde.
5. L'indépendance réciproque des faunes comparées se anifeste aussi bien dans la nature des élémens zoologiques, )nt elles sont composées, en faisant abstraction des formes »écifiques.
Il suffit, en effet, de comparer les termes succints qui livent, pour se convaincre de ce fait.
ans les bandes d 4— d 5, ( Prédominance des Trilobites. à d. dans les dernières | Rareté des Céphalopodes et lases de la faune seconde. ( des Graptolites.
ans les colonies et dans la i Rareté des Trilobites. mde e 1 c. à d. dans la j Prédominance des Céphaloremière phase de la faune i podes et des Graptolites. troisième. [
230 Caractères généraux des Colonies.
6. En considérant ces résultats des nos études, on est involontairement induit à concevoir, que les espèces coloniales ont été introduites en Bohême par immigration, à partir d'une contrée étrangère. Cette conception devient encore plus vraisemblable, si l'on remarque, qu'une partie de ces espèces existait antérieurement en Angleterre, sur des horizons relativement profonds, dans la division silurienne inférieure, c. à d. dans les premières phases de la faune seconde. C'est ce que nous allons montrer, dans le chapitre qui suit.
Chap. 6. Relations paléontologiques entre la
faone coloniale de la Bohème et les faunes
siloriennes des contrées étrangères.
Les relations paléontologiques, qui existent entre nos colonies et les faunes siluriennes des contrées étrangères, méritent particulièrement l'attention des savans, parcequ'elles consistent dans des connexions spécifiques avec la faune seconde de ces contrées aussi bien qu'avec leur faune troisième. Ces connexions sont de deux sortes:
Les connexions directes consistent en ce que diverses espèces de nos colonies se trouvent parmi celles qui caractérisent la faune seconde, en Angleterre.
Les connexions indirectes consistent en ce que diverses espèces de la faune seconde de la même contrée se retrouvent en Bohême, non dans nos colonies, mais dans notre faune troisième.
Nous allons énùmérer successivement les espèces qui appartiennent Il chacune de ces deux catégories.
L Espèces coloniales de la Bohêfne qui se trouvent dans la faune seconde, en Angleterre.
Nous énumérons, dans le tableau suivant, les espèces de la faune seconde d'Angleterre, qui ont apparu dans nos colonies comme dans notre faune troisième, tandisqu'elles manquent
Caractères généraux des Colonies.
totalement dans notre fanne seconde. Nous indiquons en même temps les divers horizons, sur lesquels leur présence a été signalée dans le tableau de distribution verticale, publié pour la seconde fois en 1867 dans la Siluria^ 3°"* Edit? et dans les Mem. of the Geol. Surv. IIL p. 276 — 1866. Nous ajoutons aussi quelques espèces appartenant aux schistes de Coniston, considérés conmie faisant partie de la division silurienne inférieure d'Angleterre, par M. M. le Prof. Harkness et AUeyne Nicholson. {Quart Journ. Nov. 1866. p. 483 — Nav. 1868. p. 542—543.)
Faunes siluriennes
Colonies de Bohême
seconde
troiiiène
Espèces d'Angleterre
Llandeilo
Caradoc on Bala
Sa 3 -S
Wenlock et May-HiU
i Cheirurus insignis . Beyr. | j Cheir. bimncronatus Murch. sp.( Sphaerexochus mirus Beyr.
. Atrypa reticularis Linn.
. Strophomena (Lept.) euglypha Daim.
. Cardiola intèrrupta Sow.
. Graptolithus Becki Barr.
, Grapt. Nilssoni . . Barr.
. Grapt. priodon . . Bronn.
. Rastrites peregrinus Barr.
, Grapt Bohémiens • Barr.
Grapt. colonus • . Barr.
Grapt Roemeri . . Barr.
Ceiiitoi
• • CeiiiUi
Ceiiiloi CtiiiUi
Zippe
Zippe
i Zippe. Krejéf.
} d'Archiac.
Zippe
Krejéi. rArchiac. etc.
Haidinger.
Haidinger.
Krejèi. d^Arehiac. etc.
Haidinger
Haidinger
Haidinger
Krejôf.
Le nombre de ces espèces n'est pas très considérable en lui-même, mais il est cependant très notable dans cette circonstance, si on le compare, d'un coté, au nombre d'environ
132 Caractères généraux des Colonies.
57 espèces reconnues comme identiques en Bohême et en Angleterre {Bèf, IIL p. 175—1865.) et d'un autre côté, an chiffi*e relativement limité des formes qui constituent notre faune coloniale, par rapport aux 2000? espèces de notre faune troisième.
Remarquons, que les espèces citées se reproduisent presque toutes dans la faune troisième d'Angleterre et qu'elles existent toutes sans exception dans la faune troisième de Bohême. Par conséquent, elles jouent le même rôle d'avantcoureur, dans les deux contrées comparées.
Cette circonstance tendrait à nous faire concevoir, que les 12 espèces considérées, auraient pu dériver d'un centre commun de diffusion, pour se diriger d'un côté vers l'Angleterre et, de l'autre côté vers la Bohême, durant l'existence de la faune seconde. Aucun fait connu jusqu'à ce jour oe peut nous indiquer la position de ce centre primitif. Mais, la distance entre ces deux régions est assez considérable, pour qu'on puisse admettre son existence sans hésitation.
Dans tous les cas, quelle que soit l'origine des 12 espèces énumérées sur notre tableau, puisqu'elles se trouvent dans la faune seconde en Angleterre, il est évident, qu'elles ont pa apparaître semblablement en Bohême, durant l'existence de la faune correspondante. Ainsi, leur présence dans nos colonies est un fait normal , qui pouvait être attendu , par le seul effet de la diffusion habituelle des espèces.
Nous avons encore à mentionner un autre fait, qui se rattache naturellement au précédent. H consiste en ce que, suivant M. le Prof. Kjérulf, deux espèces citées dans le tableau précédent, savoir : Strophomena (Lept.) euglypha et Atrypa retkularis coexistent en Norwége, dans son étage (5) avec Trinucleus Wahlenbergi Rou. (Veiviser i Christiania p. 19 — J20 — 1865.)
Nous rappelons, que les deux mêmes espèces de Brachiopodes coexistent dans notre colonie Zippe avec Trinucleus omatus.
Par conséquent, si le fait établi par M. le Prof. Kjérulf est considéré comme naturel en Norwége, on ne voit pas pourquoi le fait analogue ne paraîtrait pas aussi naturel en Bohême.
Caractères généraux des Colonies.
L Espèces de la faune troisième de Bohême^ qui ont antérieurement existé dans la faune seconde d'Angleterre.
Genres et espèces
Crustacés.