Retiolites Geinitzianus Barr
Polypiers.
^. Favosites alveolaris . . Blainv.
^. Halysites catenolarius . Linn.
^* Heliolites interstinctus Wahl.
^* Heliol. tubnlatus . . Lonsd.
U Ischaditcs Koenigi . . Murch.
Angleterre
faune II
CtiiiUi Ctiiilti Ctiiitti CoiiiUi Coiiitti
~2cr
dm III
Bohême
faune III
134 Caractères généraux des Colonies.
Les 21 espèces énumérées, sur le tableaa qui précède, sont réparties en Angleterre sur trois horizons, occupés par la fanne seconde, savoir:
Llandovery 15 espèces
Garadoc et Coniston . 20 Llandeilo {à la hase) 4
On peut remarquer aussi, que la totalité de ces 21 formes a existé durant la période de temps représentée par l'ensemble des étages de Llandeilo et Garadoc, renfermant la partie la plus caractérisée de la faune seconde.
Au contraire, aucune de ces espèces n'existe dans la faune seconde de Bohême. Elles n'ont apparu dans notre bassin que durant les premières phases de la faune troisième c. à d. dans notre étage calcaire inférieur E. Ainsi, l'antériorité de toutes ces formes en Angleterre est évidente.
Mais, puisque ces 21 espèces existaient en Angleterre durant la faune seconde, c. à d. durant des Âges divers, dont les uns sont certainement antérieurs à nos colonies et les autres leur correspondent, on conçoit, qu'elles auraient pu immigrer en Bohème et faire partie de notre faune coloniale, comme les 12 autres espèces coexistantes dans la faune seconde d'Angleterre et que nous avons énumérées sur le tableau ci-dessns (p. 131).
Ges 21 espèces contribuent donc à démontrer, que les élémens de notre faune troisième, qui sont représentés dans notre faune coloniale, existaient en nombre notable, dans une contrée étrangère, pendant que la faune seconde prédominait encore dans le bassin silurien de la Bohême. Nous avons donc le droit de considérer ces espèces conmie établissant des connexions indirectes entre la faune seconde d'Angleterre et nos colonies.
Nous ferons remarquer, que les espèces déterminées par Linné, Wahlenberg et Dalman, dans le tableau qui précède, caractérisent la faune troisième de Suède, principalement dans l'Ile de Gothland. La plupart ont été aussi retrouvées en Norwége, par M. le Prof. Ejérulf, sur un horizon correspon-
Caractères généraux des Colonies. 135
dant. Mais, nous ignorons, si elles existent dans la faune seconde de ces régions Scandinaves.
D'après les docamens publiés sur la Russie et principalement sur les Provinces de la Baltique, par M. le Doct. Fréd. Schmidt, (Untersuch, ûb. die SU. Format, v. EstMandy Nord- Livland u. Oesel 1858) les mêmes espèces se retrouvent presque toutes dans les zones des Pentamères lisses de ces contrées, c. à d. dans les premières phases de la faune troisième, tandisque leur existence dans la faune seconde n'a pas été signalée.
D'après ces apparences, l'Angleterre aurait joui du privilège d'une antériorité très prononcée pour ces espèces.
On peut aussi remarquer que, malgré l'isolement relatif du bassin silurien de la Bohème, la propagation de ces formes s'est opérée avec une rapidité à peu près égale entre les diverses contrées que nous venons de comparer.
Ghap. 7. Ordre de réapparition des espèces coloniales, dans la faune troisième.
L'ordre suivant lequel les espèces de nos colonies* reparaissent dans notre division supérieure, c. à d. dans les diverses phases de la faune troisième, mérite une attention particulière. En effet, nous remarquons, que ces espèces ne reparaissent pas toutes à la fois, ni sur l'horizon le plus rapproché des colonies. Au contraire, nous constatons, que les réapparitions de diverses formes n'ont lieu qu'après des intermittences, qui offrent une longueur très inégale.
I. Cette observation ne s'applique pas aux Graptolites, car nous avons fait remarquer ci-dessus (p. 126), que les formes de cette famille, qui sont communes à la faune coloniale et à la faune troisième, reparaissent toutes dans la bande e 1, à la base de la division supérieure.
Notre tableau ci-après (p. 141) montre, que presque tous les Trilobites coloniaux se retrouvent aussi dans cette bande.
II. Ce sont principalement les mollusqaes coloniaux, q^i offrent rirrégularité dans leur réapparition. Sous ce rapport, l'exemple le plus frappant, nous est fourni par Tordre des Céphalopodes, représentés par 36 espèces. Dans ce nombre, û n'y a que 5 espèces, qui sont exclusivement propres aux colonies, savoir: 1 Cyrtoceras et 4 Orthoceras, Ainsi, 31 formes de cet ordre, comprenant 1 Cyrtoceras et 30 OrthoceraSy disparaissent durant le dépôt de la formation culminante de d 3 et reparaissent plus tard, sur divers horizons, dans notre division supérieure. Ces espèces sont rangées suivant Tordre de leur réapparition, dans le tableau suivant et elles sont séparées en 4 groupes distincts.
Ordre de réapparition des Céphalopodes coloniaux.
Nr.
Qenres et Espèces
Faunes siluriennes
el e2
fl f2
dl|d2 d3 d4 d5
gi |e2 |g3
hl