‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 30 sur 128 · V. Coup d*oeil sur la carte géologique de M. le Prof · texte numérisé non relu

V. Coup d*oeil sur la carte géologique de M. le Prof

Krejéi.

Nous avons sous les jeux deux éditions successives, mais également coloriées à la main, de la carte représentant les observations de l'Institut Impérial géologique dans notre bassin Siluri^i.

L'une nous a été livrée en septembre 1860, longtemps après notre demande.

L'autre appartient à la Direction des travaux publics de la Bohème et porte la date de février 1863. Elle a été libéralement mise à notre disposition j)ar l'honorable directeur de cette administration, M. Schenkel, a qui nous exprimons tous nos remerciemens à ce sujet.

Nous sommes heureux de pouvoir constater, que cette seconde édition ofire quelques notables rectifications et améliorations par rapport à la première.

Une amélioration de nature purement graphique, mais qui contribue beaucoup à faciliter les recherches, consiste en ce que chacune des formations est indiquée par tm numéro d'ordre, qui concourt encore plus que la couleur à montrer la nature des petites parcelles.

Une rectification très - importante a fait disparaître l'une des plus graves erreurs de M. KrejëL

Cette erreur déjà signalée par nous dans notre Difenêt I. p. 26, provenait de ce que M. Krejëî, en quête d'une dislocation pour justifier son înterprétatîoti de nos Colonies, avait . considéré toutes les zones de quàrtzites, diversement étagées dans notre bande d 5, comme appartenant à notre bande des quartzites d 2. H avait donc figuré les quartzites de d 5 comme des laiiibeausc des quartzites de d 2, poussés de bas en haut à travers les bandes schisteuses d3 — d4 — dS, et perçant isolément lé terrain, à peu près comme l'os d'un membre brisé perce les chairs enveloppantes.

Cette singulière conception, exprimée par les couleurs et la légende, sur les feuilles que nous avons remues en 1860, rendait absolument ininteUigibles les relations stratigraphiques entre les diverses bandes de notre étage D, comme entre cet étage et l'étage E^ immédiatement superposé.

M. Upold ayant aisément reconnu cette erreur, l'a rectifiée sur la seconde édition, en restituant les quartzites en question à la bande d5, sous le nom de couchée de Kossav.

Cette rectification paraîtra encore plus complète, lorsque la coxdeur indiquant cette formation sera modifiée de manière à pouvoir être immédiatement distinguée de celle qui représente notre étage H, avec laquelle on pourrait la confondre dans cette nouvelle édition.

Un autre rectification, en rapport direct avec notre présente étude, consiste en ce qu'une partie très-considérable de l'étendue sur laquelle notre étage G se montre à la surface du sol, avait été coloriée comme appartenant à l'étage E, sur les feuilles que nous possédons. Le texte de M. Krejéi montre que cette erreur graphique ne dérivait pas de ses observations et ne devait être attribuée qu'aux dessinateurs* L'étendue de l'étage G rectifiée et telle que nous la trouvons indiquée sur les feuilleiE^ de la seconde

édition, peut donc âtre considérée comme correcte dans son ensemble; malheureusement, nous ne pouvons pas dire dans ses détails. Pour ne citer qu'un seul exemple , nous signalons les environs de Hinter Kopanina et de Zmrzlik qui sont coloriés comme appartenant à Aotre étage (% tandis qu'ils constituent réellement un de ces affleuremens isolés et secondaires de notrç ét^ge £,- auxquels nous avons fait allusion ci-dessus (p. 60). Ces localités, exploitées par nous depuis 1841^ nous o|it fourni de très-nombreux fossiles, à pai^tir d^s Qraptolites jusqu'aux C^jifaalo* podes et Trilobites, représentant tojis la preo^ère phase de notre faune troisième.

Après avoir signalé avec pliiisir les rectifications et améliorations principales que nous remarquons dans la seconde édition de cette c^rte, j^loub exprimons notre sinicère regret d'avoir à y indiquer des taches, que l'oi^ i^e s'attendrait pas à 7 rencontrer, mais que nous espérons voir bientôt ei9EacéeS| dans uiie prochaine édition.

Sur les feuilles de 1860, ^. Krejèi, jtont. en appliquant à nos Colonies l'étrange procédé d'élimination que nous avons signalé ci-dessus (p. 69), avait laissé aux environs deLitten, la trace l^grgçment marquée de Viusofi&sance de ses observations d^uis cette contrée. Qn pouvait aisément excuser une semblable lac^uie, qui restait ouverte à la vérité.

Au lieu de la vérité, M. Lipold a introduit dans cette lacune les courbes fantastiqi^es de trf^pps, p^ lesqpelles il prétend montrer la Continuité matérielle entre nos Colpnies et les formations semblables de notre étage Ç« Ces courbes sont proloogées sans interrup,tion à partir de Vscheraditz, par Litten, jusqu'à Karlik et Vonoklas, c« à d. sur une étendue d'environ 16 J^mètrqs.

Nous avoivs 4éji protesté en 1862 {Vé/^ IL p. 6) contre l'introduction de ces élémeps imagir^ûres dans des

dunens officiels , et nous renouveloQB notre prot^^station ce sujet, à la suite de U paréc^eute étude.

On conçoit que, par Teffet du procédé d'élimination ipHqué en 1860 par M. Ejrejèi , sur une partie des coniirs de notre baasiu calcaire, et par Ti^ddition en 1863 a courbes fantastiques tracées par M. Ldpold sur une tre partie de la zone coloniale > les véritables limites de 8 étSiges D — Ey très-distinctes dans la nature , ont été

plus en pbis défigurées sur: la ciMTte officielle. Par 1|^ I fossiles les plus caractéristiques de notre faune seconde

trouvent englobés dans la faune troisième; de sorte

.e pour maintenir la prétendue orthodoxie, de la distinction

séparation absolue des faunes, on établit leur confusion.

U résulte de ces combinaisons artificielles , que la rface attribuée à notre étage E est complètement inexacte. yuB indiquerons les rectifications indispensables à cet ard| dans les documens que nous préparoQs.

Quant à notre étage F, la manière dont il a été figuré r lea deux éditions de la carte ofi^cielle de M. Krejèî, sur ,1a carte spéciale des Colonies, dessinée pair M. laid, pourrait faire croire que c'est un horizon néfaste or nos deux contradicteur?*

Sn^ la carte de M. Krejëi, eu 1860, noifs le voyous présenté par 6 eones étroites ou affieurenieus, auxquelles e septième zone semblable a été ajoutée en 1863. M^oreusement, la plupart de ces zoi^es n'appartieiyiement a à notre étage F. £Ues consistent simplement dans 1 dépôts de calcaires rouges, dont nous avons sigualé xistence sur divers niveaux, dans les bandes calcaires 1— g2 — g 3 (p. 10). M. Ejrejdi, troDfipé par cette couir, a cru voir notre étage F partout où il l'a rencontrée, ms avons déjà con^taté cette méprise à l'occasion des rrières de marbre j dans notre description ci-dessus . 88) et uous aurons plus tard l'occasion de signaler

chacime des autres localités/ où nous reconnaissons la même erreur. Cette énumération nous entraînerait aujourd'hui hors des limites de cette étude.

La malencontre de M. Lipold avec notre étage F est encore plus f&cheuse. En effet, nous excusons volontiers un observateur qui, ne cultivant pas la paléontologie , confond comme M. KrejÔi des calcaires rouges avec d'autres calcaires d'une couleur analogue, bien que les uns soient cristallins et les autres compactes. Mais, lorsqu'on géologue en chef, armé de sa Marhscheidékunst ^ figure sur sa carte spéciale des Colonies, sous le nom de calcaires deKoniepms, c. à d. sous le nom de notre étage F, une puissante masse uniquement composée de trapp, il nous est vraiment difficile d'improviser une excuse en sa faveur.

Cette transmutation d'une masse de trapp en une formation purement calcaire, a été pratiquée par M. Lipold à Solopisk.

Entre les rangées de maisons de ce village Vers le Nord, s'élève une haute colline presque complètement dénuée de culture, et formée par une épaisse coulée de trapp, qu'on peut suivre à découvert dans les deux sens. Cette coulée est supérieure à trois ou quatre autres coulées exposées à l'aval dans ce même vallon , entre les roches de la bande e 1. Elle est régulièrement inteix^ée entre les bandes e l~e2 de notre étage E. Quant aux couches de l'étage F, elles existent à leur place normale, dans la partie supérieure de cette série, c. à d. au dessus de la bande e 2, très-développée dans cette localité.

Or, M. Lipold voulant , nous ne savons pour queJ motif, tracer un affleurement de l'étage F à travers Solopisk, lui a incorporé la coulée de trapp en question, sans que cet affleurement soit aucunement dévié de sa direction générale sur la carte. Puis il le prolonge jusque dans

le village de EozolhSy b&ti sur la tranche de notre bande g 2. Ainsi) raffleurem^at assigné par ce géologue en chef à notre étage F, entre ces deux villages éloignés de 3500 mètres, se compose^ d'une formation interne de notre étage E, unie avec la bande centrale de notre étage G.

Un autre affleurement parallèle de l'étage F^ que M. Lipold figure sur la même carte, à travers le viUage de Trzebotov, n'est autre chose que la zone des calcaires rouges de la formation bigarrée, couronnant la bande g 2, et dont nous avons déjà signalé l'existence dans cette lo* calité (p. 114). Cette erreur rentre dam» la catégorie de celles qui existent sur la carte de M. Erejëi.

Après cet aperçu général, revenons à l'objet prin* oipal de cette étude , pour rectifier les prétendues^ interoalations mécaniques de notre étage H dans notre étage G, intercalations que M. Krejdi a cru voir presque par-' tout dans notre bassin, et avec les quelles il a construit un de ses plus puissans argumens contre nos Colonies. Dans ce but, nous allons passer en revue tous les lambeaicx figurés par M. Efejèi comme appartenant à notr^ étage H.

VI. Revue des surfaces figurées par M. le Prof. Krejéi eomme des lambeaux de notre étage H.

IL le Prof. Krejfii a figuré c(wme des lambeaux de l'étage H tous les affleureméns de notre bande schisteuse g 2 qu'il a rencontrés sur son chemin. C'est ce que constatent également le texte de son mémoire descriptif, ses diverses sections du terrain et la carte officielle, dite de détail, coloriée d'après ses observations. Tous ces documens, en ce moment sous nos yeux, nous montrent les localités oà l'erreur est manifeste, et doit $tre rectifiée.

Nous «uivrons les groupes des lambeaux de 11 d'après Tordre adopté par M* Krejéi dans son mémoire pu^

blîé en 1862, dans les volume XII. da Jukrbnek de l'Institut géologique impérial de Vienne p. 273 et 274.

L Oroupei aux enTirons de Hhiboiep.

1. M. Erejèi mentionne d'abord un lambeau de H qui existerait à Branik, près Prague, sur la rive droite de la Moldau et sur le talus Nord des rochers cidcaires , notamment sous la rangée des petites maisons paraUties à la rivière. C'est une erreur, dont l'origine remonte à noos, ainsi que nous l'avons expliqué ci-dessus (p 104). Ce lambeau appartient réellement à notre bande d 5.

2. La carte et le texte de M. Krejèi indiquent , à partir de Hluboèep, deux lambeaux distinots et parallèles de H. Le premier, commençant derrière ce village, du côté du Nord, traverse un peu plus loin le vallon de St. Procop et a été figuré comme une zoue étroite et rectiUgne jusque près de Voriech, sur une étendue d'environ 7000 mètres.

Cette zotte, dans toute sa longueur, repréeente tm* quement un des afBeuremens de notre bande schisteuse g 2* Nous la décrii*ons en détail dans la seconde partie de cette étude, Chap 7.

3. L'autre zone parallèle , figurée au Sud de Hlaboèep et sur le plateau qui s'étend vers Slivenetz et Holin, est composée de deux parties hétérogènes et situées sur des horizons géologiques diffk*e&tB. L'une de cea parties appartient réellement à l'étage H et l'autre est sfanplement l'affleurement de notre bande g 2, symétriquement opposé au premier, et dont nous allons rév^er l'existence, en décrivant les environs de Hlubodep (voir PL 2. fig. 1).

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