IV. Indication des prlncipanx lambeaux de Tétage H
Nous connaissons trois lambeaux principaux de l'étage H, et plusieurs autres relativement beaucoup plus petits, n^s dont la position peut être aisément indiquée dans des localités déjà mentionnées ci-dessus.
AfSenrément marginal Nord-Ouest
1. En commençant par l'extrémité Nord-Est de notre bassin, le premier des trois lambeaux pîncipaux est celai qui est figuré en partie sur notre carte PL 2. H nous montre à la fois le sommet du bassin correspondant à cet étage, et ses affleuremens marginaux. L'afiSeurem^nt sur le bord Sud-Est se cache à peu de distance sous les terres du plateau de Slivenetz, où il est recouvert par les dépôts quaternaires. Mais l'affleurement opposé ou Nord^-Ouest, peut être suivi le long de la bande calcaire g 3, à partir de Hlubofiep jusqu'au-delà du ravin des explorateurs, c. à d. sur une étendue d'environ ô,000 mètres en ligne droite. Nous avons déjà appelé l'attention des géologues sur les belles sections naturelles de l'étage H, qui sont exposées 'dans une série de grands ravins, descendant du plateau de Slivenete vers le vallon de 8t Procop, à partir de Holin, en allant vers le Sud-Ouest (voir PL 1. fig. 3.).
2. Après un intervalle couvert déjà signalé ci-dessus, dans la contrée de Vor£ecb, cet affleurement de H se retrouve dans le pli situé au droit du moulin Qelinek, mais il n'est visible que sur quelques centaines de mètres de longueur. Ce lambeau se montre là fort à propos pour former comme un trait d'union entre deux restes principaux de H.
3. En e£fet| si nous suivons la même direction jusqu'aux environs de.Hoeh-Augessd^ et avant d'arriver à Luietz, nous retrouvons cet étage représenté par le second de 868 plus grands lambeanx^ sur une kmgueur d'environ 6^000 mètres. Son affleurement marginal suit régulièrement (^lui de l'étage G, ainsi que nous l'avons constaté cidessus. En o«tre, ce lambeau est netteiiient limité sur s<m bord opposé ou interne, par une série de collines plus ou moins élevées et représentant les redressemens ou pUssemens des calcaires de y I, qui s'étendent parallèlement k l'axe du bassin jusqu'il la Béraun. Ces hauteurs portent divers noms: Kulamkovy f&rch, dans le vdisinage de Koso^ lup; Mt. Czeriinkaj près Bubovitz; Mt DmOnoegf au droit de la maison for^tière Baubova &c. ESntre Bubovits et Hostin, une haute colline boisée «t formée uniquement par les couches de H, nous permet d'ap^écier la poissaàce primitive de cette formation schisteuse, et Iqs ^effets des dénmdations qui l'ont enlevée sur la plus grande pMtie de la aurfaoe de notre bassin calcaire. Le même lambeau se prolonge sans interruption à travera le vallon de Hostin, le long du chemin conduisant à Béraun, en s'appuyant des deux côtés, d'tme manière continue, sur les calcaires de gl, formant le pli synclinal s^jnalé ci-dessus (p. 135). Au-delà ée son extrémité dans la même direction , nous trouvons encore une^ petite * parcelle détachée de H , au soBAmet d'un ravin qui descend du chemin que notra suivons, vers la Béraim. Mais^ sur la rive droite de cette rivière, où nous avons constaté la présrâce de la bande g i, au Mt. Damil près Tetin, nous ne renoontrons plus aucune trace de H, sur cet affleurement marginal. Nous allons les retrouver, au contraire, sur raffleuremeout aMrgiinal opposé, entre Koda et Tobolka.
Revenons maintenant au point de départ près ËQubo* 6ep, pour parcoiirir de la même manière l'affleurement margnôal Sud-Est de l'éti^ H.
Afflenrement marginal Sad-Est
4. Nous venons de constater qm'à peu de distance du sommet du bassin cet affleurement se cache comme celui des trois bandes de G, sous les dépôts quaternaires qui couvrent le plateau vers Slivemétz et Lochkolir. Nous avons également fait remarquer que^ dans les environs de LochkoVy sur la rive gauche du vallon ^ les bandes g2 ^ K3 ont été enlevées par les dénudations* Par conséquenty les formations de H ont nécessairement subi le même sort. Sur la rive droite du même vallon, s'étend un plateau semblable à celui de Slivenetz, dans Tespace corn* >ris entre Kozorz et Trzebotov* Cette surface occupée par es terres cultivées, sans aucim accident de tenrain, dérobe entièrement à nos observations les roches sous-jacentss. C'est- seulement en approchant de Trzebotov , que nous retrouvons successivement les traces de toutes les formations constituant le grand affleurement marginal des deox étages que nous étudions.
Si nous suivons la bande calcaire g 3, à partir de Trzebotov vers le moulin Franta, les fragmens des toehes de H, épars sur les champs, nous avertissait d'abord de la présence de cet étage, sous la surfoce du sol* Mais bientôt nous trouvons cette formation très-bien exposée dans une section naturelle, sur un coteau qui, barrant en travers le petit vidlon descendant de Klein Kuchalte, rejette le ruisseau dans l'étang de Franta. A partir de ce point, l'étage H peut être observé d'une manière à peu près continue jusqu'au pied du Mt. Buèina dans le voisinage de Earlstein, c. à d. sur une longueur d'environ 6000 mètres. Dans cette étendue, on peut reconnaître, sur le bord Sud-Est ou externe, son contact avec le grand affleurement marginal de la bande calcaire g 3, principalement aux^ environs de Boblin ou Rubrin, de Unter Rubrin et de Gross Moriin. De plus, cette partie de H est clairement limitée sur son bord interne ou Nord-Quest, par une série
de collines fonûées par les rèdressemens an par les plissemens multipliés et parallèles des calcaires de G. Cette série de hauteurs occupant dans cette région la partie médiane de notre bassin, est précisément la même que nous venons d'indiquer comme bordant le côté interne du grand lambeau de H passant par Luîetz, Bubovitz et Hostin. Ainsi ces deux parties principales de l'étage H sont à peu prè^ parallèles entre elles et à l'axe longitudinal du bassin.
Mais, tandis que le lambeau passant par LuSetz et Hostin peut être suivi d'uiie manière continue presque jusqu'au bord de la Béraun, celui qui se dirige par Roblin et Gross Moriîn échappe à nos observations un peu audelà du Mt Buèina, c. à d. au point où nous pénétrons dans la grande forêt, qui couvre toute la surface triangulaire comprise entre Earlstein, Bubovitz et Srbsko. D est très-vcaisemblable, que des restes de H se trouvent dans les bas fonds, entre les collines parallèles nommées Czihovy Vrchj Drzinova Horaj Velkd Hora &c., formées par les • calcaires de G, et courant à travers ce triangle vers le Sud-Ouest, comme Taxe de notre bassin. Ces bas fonds, récemment défrichés en partie, ne nous permettent paa de voir les roches sous-jacentes, ensevelies sous les débris et la terre végétale. Nous^ ne retrouvons nos formations clairement exposées au jour, que lorsque nous atteignons la limite de cette forêt, dans la partie inférieure du vallon qui' descend de Bubovitz vers Srbsko, en coupant profondément mais obliquement, les plis ou rèdressemens des calcaires de G.
5. Des restes de H se montrent d'abord vers le pied Sud-Ouest de Drzinova Hora, un peu au dessous de la source nommée Kralovêka Studna ou fontaine royale, qui a reçu sans doute ce nom si distingué, parce qu'elle est la seule dans cette contrée déserte et inhospitalière. Les schistes de H resserrés entre les masses calcaires, sont morcelés et irrégulièrement distribués sur les deux
coteaux du valloz^ où ila ocjCupQnt une lougneor de IdO à 200 mètres. Le petit lambeau très-cam^térisé par ses schistes et quartzitesy qui est au pied du coteau gauche, e^t remarquable par la disposition de ses couches, butant presque k angle droit contre les strates calcaires très-fortement redressés.
En approchant de Srbsko, à 300 mètres environ sa Nord de ce village, nous rencontrons le Im^ du coteau droit, un autre petit lambeau de H, qui présente uDe disposition stratigraphique semblable, par rapport aux couches calcaires, et qui se prolonge jusqu'au bord de la Béraun. Les schistes de h 1,. exposa dans un petit ravia, vers le sommet de la rampe du grand chemin conduisant vers Hostin , sont remarquables par leurs apparences, rappelant celles des schistes à graptolit^*
Nous ferons observer, que les diverses parcelles de Tétage 11 situées dans le vallon de Srbsko, ne reposent pas immédiatement sur TafEeurement marginal de Tétage G, décrit ci-dessus, mais qu'elles sont placées un peu aadelà, vers l'intérieur du baasin.
Franchissons maintenant la Béraun, pour chercher sur sa rive droite les restea de H, qui sont très-réduiti en nombre et en étendue*
6. Celui de ces petits lambeaux qui se rapproche le plus du grand affleurement marginal du bassin calcaire, offre à peine des diamètres de lOQ à 150 mitres. Il est situé entre des crêtes de g 3, verb le sommet et au midi dû ravin Elenova Rokle, signalé ci-dessus à l'attention des explorateurs, à oaui^^ de la t^elle section que présentent ses parois (p. 123). >
Deux autres piurcelles un peu plus considérables des schistes de 11 existent dans le petit vallon de Koda, débouchant dans la vallée de la Béraun, un peu à l'aval de Srbsko.
7. L'une se voit en position normale sur les c^caires !e G9 formant le coteau droit, inmiédiatement à Tentrée le ce petit vallon^ et on peut la suivre jusqu'au voisinage le la maison forestière de Koda, où elle disparaît sous le ol boisé.
8. L'autre est située vers le sommet du ravin profond |ui remonte de Koda vers Tobpl^a, à travers les bois. Ce lemier lambeau de 11 est très-bien exposé sur les parois le la partie supérieure de ce ravin, vers la limite des champs. )n peut aussi aisément reconnaître, qu'il repose comme le précédent en stratification concordante sur les calcaires de 'étage G, ainsi que nous l'avons déjà dit ci dessus (pu 125). ia surface, quoique partiellement cachée sous le sol, peut itre reconnue sur les chemins qui traversent la forêt dans a direction vers Tetin, et elle s'étend jusque dans le second ravin formant la branche principale du petit vallon le £^oda.
Au-delà de ce lambeau, nous ne connaissons plus
kucuu rest^ de§ schiste^ de; H 9 sur li^ surface de notre errain.
9. Parvenu à Cjstte limijke, nous rappelons qu'elle est kussi la limite extrême du grl^^d afSeurement marginal 4^ 'étage G9 sur le bord Sud-Est de notre bassin calcaire. Unsi, tout nous porte à croire que les deux étages G — H, [ui 801^ rpbjet de la présente étude„ ont eu originairement ine semblable ét^due^ dans des bassins concentriques, tarant entre eux sur tous leurs contours, les mêmes relaions que notre carte n;i.o^ti;'€( aux environs de.Hluboèep. !4t disparition de l'étage H, su^* une gra^nde partie de la lurface où nous retrouvons encore l'étage G^ ne doit être ittribuée gu'à. la faible résistance que l,es roches schisteuses du premier ont opposée a;ux dénudfi>tiops , tandis que es calcaires du second, formant des couches dures et ;o;ppm:te^ Qi^t ét;é seuljenienii entamés le long des lignes le fracture, qui (sillonnent le terrain.
10. Après avoir indiqué la position des lambeaux de H sur les contours du bassin correspondant, nous n'avons à signaler dans l'intérieur de cette sur&ce que de petites parceUes indépendantes. Les plus notables sont celles qui ont été déjà mentionnées aux environ de Chotecz, comme s'étendant sur quelques centaines de mètres, sur les deux coteaux opposés du vallon. Enfin, une autre parcelle isolée est renfermée entre des crêtes calcaires, à 200 ou 300 mètres à l'Ouest de Tmo-Âugezd.