Oroupe, sur la rive droite de la Bérann
14 M. E^rejèi indique sur sa carte, un lambeau de Hj vis-à-vis SrbskOy à Tentrée de la gorge de Koda, sur le coteau gauche de cette gorge.
Le lambeau en question n'est pas réellement placé à l'entrée de la gorge de Koda, à l'endroit où il est figuré, et où il n'existe qu'une grande masse de débris, couvrant le sol. U faut le chercher à 200 ou 300 mètres plus loin, sur la rampe du chemin de Tetin, comme l'indique le texte de H. Erejôi.
En second lieu, ce lambeau n'appartient pas à l'étage H, mais au contraire à un affleurement de la bande g 2, mentionné ci-dessus (p. 144).
15. Un autre lambeau de 11 est figuré par M. Erej6i sur le coteau droit du petit vallon de Koda, près de la vallée de la Béraun. Cette indication est exacte.
16. Il en est de même du lambeau de H figuré par IL Krejèi vers le haut du même vallon de Koda, entre ce hameau et le village de Tobolka.
En résumé, les 16 lambeaux figurés sur la carte de M. Krejèi et énumérés dans son texte, comme représentant les restes de notre étage H, se classent comme il suit:
1 Lambeau appartenant à notre bande dS, à Branik.
6 Lambeaux appartenant totalement aux affleuremens notre bande schisteuse gZ^ étage G.
4 Lambeaux hétérogènes , c à d. appartenant en partie à Tétage H, et en partie aux afGleuremens de la bande g 2.
1 Lambeau de H^ transposé.
4 Lambeaux de H correctement indiqués suivant leur nature et leur position topographique*
Ces chiffi^s parlent assee clairement. Nous ajouterons ce qu'ils ne disent pas.
La plupart des 16 lambeaux passés en revue occupent sur notre terrain une surface très-restreinte. Ainsi, pour rencontrer sur ses pas ceux dont nous ne Im avions pas signalé l'existence, M. Ejrejèi a dû se donner quelque peine. En lui rendant justice de grand coeur, nous devons d'autant plus déplorer la fatale préoccupation, qui l'a invariablement rendu insensible aux contrastes multipliés, existant partout entre la formation schisteuse de g t et la formation schisteuse de H, placées d'ailleurs sur des horizons très-distincts.
Telle a été la funeste influence d'une seule pensée anticoloniale. Que Dieu nous préserve de toute préoccapation en faveur de nos colonies 1
yn. Sections de M. Krejèi.
Ein reprodmsant sur nos deux planches ci-jointes cinq des sections figurées par M. Erejëi, nous fournissons aux savans le moyen de les juger par eux mêmes et de les comparer avec nos propres sections, en visitant le terrain. Nous aurons successivement l'occasion d'en reproduire plusieurs autres, afin que chacun puisse se convaincre des erreurs ou lacunes qu'elles présentent, et que notre devoir nous oblige à si^paler, comme nous le
(kisons anjourd'htii dans les descriptions relatives à notre étude.
Ces erreurs sont d'abord celles dont nous venons de constater Texistence sur la carte correspondante. Mais elles ne sont pas les seules , car les sections représentent non seulement l'étendue horizontale des formations suivant une direction donnée, mais encore leurs relations dans le sens vertical, que la carte ne saurait figurer. Or, ces relations ont été méconnues ou arbitrairement transformées par M. Erejèî, en divers poii^ts importants.
Ainsi, nous avons déjà fait remarquer ci-dessus (p. 94) que dans les section 6—7—8—9—11—12—13—14—15 sur la PL 4, accompagnant le mémoire allemand de M. Erejëi, la bande d 5 avait été presque partout figurée soit comme reployée, soit en stratification discordante avec notre étage E, tandis qu'à nos yeux ces plis n'existent pas, et les bandes d 5 — e 1 sont à peu près partout concordantes. Le reploiement de cette bande paraît avoir été supposé par M. Krejfii , pour dissimuler la puissance gênante de d 5, et les discordances avec l'étage E, pour préparer un appui aux interprétations anticoloniales.
Nous avons également signalé en passant l'erreur de M. Krejèi, qui consiste à figurer comme représentant notre étage F des dépôts de calcaires rouges, situés à diverses hauteurs dans les bandes gl— g2 — g 3. Cette erreur, répétée sur plusieurs des sections officielles, intervertit l'ordre réel de superposition de nos étages, et s'oppose à rinteBigence du terrain.
Une semblable interversion résulte de l'erreur commise par M. Erejëi en confondant partout notre bande schisteuse g 2 avec notre étage H. Cette erreur répétée un grand nombre de fois dans les cinq sections que nous reproduisons, et dans d'autres, altère profondément les relations verticales entre nos deux étages supérieurs. Mais
elle avait l'avantage de fournir k IL Erejii un de sei plus redoutables argumens contre nos Colonies.
Nous n'insistons pas sur les dislocations réellement existantes, que M. Erejèi n'a pas toujours aperçues, tandis qu'il en a supposé d'autres dont il n'existe aucune trace. Nous le félicitons, au contraire, de n'avoir pas introduit dans ses sections tous les plissemens imaginaires que M. Lipold a accumulés dans les siennes, pour créer un fondement idéal à son système.
finfin, il est fort à regretter, que les profils de M. Krejëi soient dépourvus de toute échelle, et que leur tracé ne soit indiqué que d'une manière vague entre deux villages, dont la position n'est pas même fixée, et sans aucune mention des points intermédiaires.
Dans un terrain aussi accidenté que celui qui nous occupe, de semblables sections ne seraient que des guides bien insuffisans pour un géologue explorateur. Elles ne peuvent pas d'ailleurs fournir des élémens certains pour l'étude, au savant qui voudrait sérieusement acquérir la connaissance de notre bassin, sans le visiter.
Ainsi, en somme, ces sections sont bien loin des sections typiques que nous avions rêvées, à l'instar de celles du Oeoloffical survey d'Angleterre, pour représenter aux yeux du monde savant les résultats des explorations officielles de l'Institut Impérial Géologique d'Autriche, sur un bassin , dont les principaux traits caractéristiques avaient été depuis longtemps esquissés par un simple observateur.