‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 37 sur 128 · CD T · texte numérisé non relu

CD T

Pmm IrtitifBf

Observations

BryosoaireB.

Graptollthas

NiUtoni .

priodon

Rastrites

perégrinas

Retiolltes

G«ioiteiao08

Ifichadites

Koeoigi . .

. Lion.

. B*rr.

. Broun.

. B*rr.

. Barr.

. Barr.

. Barr.

. Mnroh.

. Marcb.

Annélides.

Conialites . . Schlot.

Kerpalarias . . Schlot.

Spirorbis . . . Lamk.

Lewisi .... Sow.

PolypierB.

Fav4»site8 . .

alTeolaris . .

Gothiandica polymorpha

fibrosa . . .

Ualysites . .

catenalatas . .

HeliolitM

ÎDsterstinctus ?

. Lamk.

. BlaiDT. . Lion.

. Goldf.

. Goldf.

. Fiscb.

. Linn.

. Wahl.

Llandeilo.

Caradoe-Llaodovery.

Llandeilo.

LlandoTery.

Càiadoo-Llaiidoffrj.

LlandoTery.

LlandoTary.

Caradoc

ÎLlaodoTery.

Llaodeilo-Caradoe.

Garadoe-LlandoTwy.

Le tableau suivant résume numériquement la distribution verticale des 57 espèces reconnues comme identiques dans les deux pays comparés.

Classes

Si

Angleterrt

Faune trois.

Bohême

Faune troisième

H wig

Poissons . • Crustacés Céphalopodes PtéroDodes • Gastéropodes Acéphales • Brachiopodes Bryozoaires .

Ânnélides Poljrpiers . .

Analysons maintenant en peu de mots les différences que constate notre tableau entre les phases de la faune troisième en Angleterre et en Bohême.

1. Parmi les 57 espèces communes à la faune troisiène des pays comparés ^ 32 avaient déjà' existé plus ou moins longtemps dans la division infS&rieure, ou dans la faune seconde d'Angleterre, tandis qu'elles n'ont pas apparu dans la faune seconde en Bohême.

Sans nous arrêter à considérer ce fait , nous ferons remarquer, qu'il démontre à lui seul la possibilité de nos Colonies, car ces 32 espèces, coexistant avec notre faune seconde, ont pu immigrer dans notre bassin et y séjourner temporairement, durant Fexistence de cette faune. Nous avons àéfk constaté la présence de quelques unes de ces espèces dans nos Cokmies. {Cdamea 1860. Bull. Soc. géoL XVII. p. 645.)

2. En Angleterre, parmi les 57 espèces qui nous occupent, dO se trouvent daiJE» l'étage de Vrâlôck et 27 se pro-

pagent dans l'étage de Ludlow. Une seule s'elèye dans les Passage beds. Ces chiffres sont en harmonie avec les observations que nous ayons déjà présentées ailleorsy sur les nombreuses connexions qui lient entre eux les deux étages principaux de la division supérieure, dans la Grande Bretagne.

3. En Bohême, parmi ces 57 espèces , 51 1 c. à d. environ dix onzièmes du chiffre total, se trouvent dans notre étage E.

C'est aussi dans ce même étage que nous retrouvons la plupart des formes représentatives de toutes les classes qui sont indiquées sur notre tableau, et dont nous pourrions aisément augmenter beaucoup le nombre.

4. Un nombre comparativement petit des mêmes espèces identiques, savoir: 1 Trilobite, 1 annélide et 10 Brachiopodes, ensemble 12 espèces, reparaissent dans notre étage calcaire moyen F.

5. Un nombre plus petit encore et représenté seulement par un Céphalopode et par 4 espèces de Brachiopodes, très-persistantes, se propage dans notre étage calcaire supérieur G.

6. Enfin, 1 de ces mêmes espèces de Brachiopodes apparaît dans les dépôts inférieurs de notre étage des schistes culminans H, et figure parmi les demiers survivants de la faune troisiteiie en Bohème.

Elu somme, notre étage E concentre k lui seul presque toutes les connexions paléontologiquea reconnues jusqu'ici entre la faune troisi^e de Bohème et celle d'Angleterre.

La firaction de ces c<Hinexion8 qui se reproduit dans nos trois autres étages F — G — H semble «eoleoMst d^-

stinée à nous montrer, qu'ils aont l>ien réellement deis parties constituante» de la même division silurienoe supérieure, c. à d- qu'ils renferment aussi des phases de notre faune troisième.

Ainsi, dans le caa ofù. ces. troifi létagee n'existeraient pas, aucun géologue n'ji^ai^rait à reconnaître, que la faune troisièiae d'Angleterre, ^bstractipn fai^ des P^sape beds^ est .représentée d'une, manière satisfaisfute dans l'étage E de la Bohême. Dans ce cas même, l'absenpe des P^sage-bedê paraîtrait bien naturelle, puisque notre tefrain Silurien n'est pas roconvert; par des couches de l'Itge du vien^ grès rouge, vers lesquelles cea dépôts forment la transition.

£n traduisant cette considération en d'autres termes, on pourrait donc dire, que les trois étages F — Q — H de notre bassin, et principalement les deux derniers, ne sont pas explicitement représentés w Angleterre.

Pour donner à ces termes un sens plus précis et à l'abri de toute interprétation contraire à nps vues , . nous devons rappeler les principaux élémens paléputologiques, qui caractérisent particulièrement notre étage calcaire su,périeur G 9 le plus important dans ce parallèle, puisqu'il renferme à lui seul, presque toute la dernière phase de notre faune koisième (p., ô4). Ces élémens consistent:

1. Dans la prédominance, des trilobites et surtout des Dalmanitee offrant 8 espèces, et dea.£rontens, qui en ont fourni 12, sur l'hori^oh de la bande g I. Il faut ajouter la {irésence des ÇaUymene.

2. Dans la réappairition inattendue sur l'horizon de la bande gS, des Céphalopodes, dont l'ouverture est contractée à deux orifices, iQ. k d. des Phragmoceras e\ Oomphocenuy qiû avaient diaparu depuis la fin des députa dp notre éta^ci £4 i : - : 1 .

3. Dans le développement relativement considérable des Ghniatitesy analogues aux Goniatites dévoniens, et qui avaient déjà apparu sous quelques formes rares dans notre étage F.

4. Dans Tapparition sporadique des poissons cuirassés, Coecosteiiê et Asterolepis, généralement considérés jusqu'ici comme exclusivement propres à la période dévonienne et dont notre étage F montre déjà un premier avant coureur, complètement isolé.

Ces élémens sont précisément ceux qui manquent totalement en Angleterre, non seulement dans les deux étages de^ Wenlock et de Ludlow, mais encore dans les Passage beds.

En effet, aucun horizon en Angleterre ne nous montre la prédominance des trilobites et en particulier celle des Dalmanites et Brontei^ , qui caractérise la bande g 1, c à d. la base dé notre étage G»

Aucun horizon en Angleterre ne présente la réapparition des Céphalopodes à ouverture contractée, avec les amples formes qui existent dans la bande g 3, couronnant ce même étage en Bohême.

Enfin, pour trouver les représentants de nos Ooniatites et de nos poissons cuirassés , il faut remonter jusque dans le coeur des formations typiques du système dévonien. Mais là, ils se présentent entourés par une tout autre faune, contrastant à son tour avec la faune Silurienne de Bohème et se refusant ainsi à toute assimilation. Ce contraste n'est pas moins grand , si Ton compare nos étages F — G — H avec les formations dévoniennes du continent , ainsi que nous le constatons dans le chapitre suivant

D'après ces faits, si l'on veut maintenir aux élémens paléontologiques la valeur qui leur a été jusqu'ici attribuée dans la classification des terrains et surtout dans la com-

panuson des bassins géographiquement séparés, il faut évidemment avouer, qu'il n'existe dans la division siluri^m^ supérieure, en Angleterre, aucune subdivision distincte, qu'on puisse considérer comme représ^nti^nt spécialement notre étage G de la Bohème,

Cette concliisio)i s'applique en môm^ temps à nptre &tage H, dont la fauQe; s'est que la faible ço^tinmation de celle de l'étage G, en voie d'extinctipn finale, ains^ que oous l'avons constaté, ci-dessus (p, 54).

En présence de tels résultats de nos rapprocheméns, li la fauna troisième d'Angleterre doit continuer à ètr^ considérée coitnpe occupant dans la série des âgeei la mêmç étendue approximative que celle de la Bohême, il faut ^Uver pour les dernières phases de celle-ci des^ équivalents tout autres que des subdivisions spéciales, entr^ de^ limites stratigraphiques nettement définies.

Les principale^ hypothèses qu'qn peut faire à ce sujet, nous semblent se réduire aux trois suivantes:

1. On peut supposer, que les phases focales de la Faune troisième, représentées en Angleterre par les étages le Wenlock et de Ludlow, ont eu une durée absolue beaucoup plus longue que celle de la phase paléontologiquer ment semblable, que renfurme l'étage E en Bohême. Cette hypothèse serait en harmoine avec les idées que nous avons léjà émises sur la çontemparanéité relative, en diverses >CQasions, et notamment dans notre Parallèle er^tre la Scandinavie et la Bohême (p. 33 — 1856). Notre illustre luûtre SAs Bod* Mmrchison en admjsttant, que 7^^ mêmes *^pèeeê ont eu une plus longue existence dans une région fuê dans une autre, a hautement confirmé not^*e conception. ^Sil. Rocks of Norway. Qiuirt. Joum. Febr. 1858^)

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