On peut admettre que, dans la sépe verticale des
formations Siluriennes en Aiigleterre^ il existe une lacfu^e,
dont la position sëraiit à et^reher au ééMOé d«' > Fétage d^ Ludlow.
Cette lacune ne pai^aît annoncée par aucmie discordance Btratigraphique, et ne démble pas ttêtne ai^oir été soupçonnée par M. le Prof. Ramsay, qid s'est appliqué à faire ressortir tous les faits tendant à indiquer la discontinuité des faunes sur le sol anglais' ^ durant les périodes {ialéoeoiques et secondaires. Mais Hdée d^e pAreille interruption dans la <^haitie des êtres âfluriens concorderait pa^ faitement avec les vues générales émises par cet éminent stratîgraphe, dans ses deux discours anniversadre^y en qualité de Président de la société géologique de Londres, en 1863 et 1864.
3. On pourrait penser, que le complément des âges qui reste à découvrir, dans la durée de la faune troisième en Angleterre, est suffisamment représenté) d'abord, p«r le Bone bed originairement signalé vers le sommet de rétage de Ludlow par Sir Rod. Murchison, et ensuite par la formatioh dite Tilêstonej occtlpant un horissoci rapérieor et couronnant le système Silurien. En effet, on sait qu'en
7 comprenant les Pteraspiê qui apparaissent dans le grey Ludlow rock , c. à d. au dessous du Bonebed de Ludlow, (Sîhiria p. 269) la partie supérieure de cet étage présente
8 espèces de poissons, énumérées dans le tableau de la Siluria f, 552. Ces poissons sont associés à di^rs fossiles caractéristiques de l'étage de Ludlow, et qui descendent même assez profondément dans le Systèzne. (Silnria p. 1Ô7. Note.)
D'autres couches semMabl<es avec des restes de pois- ^ sons et divers fossiles également siluriens ont été successivement obiservés dans le TVlestaney eti diverses lociidités. (SiluHa p. 149—153.)
M. le Prof Phillips avait même signalé dès traces de poisson sur f horizcm de contact entre le calcaire d'Aymes-
t^y et te Ludkyvr '8iipéri^rtir, ni^ èe fait n^est pas reparo*dôjt dans la âÙtirm, < »
En sottime/ il exierle dantf les > formatioas dilminaQ^ tés ^e la division aupérietu^ en A^a^gletérre au moins deux Bone b^ds distincts et délits dians la âSj^iffrja, comme ren^ fermant de nombreux débris de poissons ^ mêlés avec divers fossiles d'mgine évidemment Bîlurienne.
Qr, il est généralement admis, quelles coucàes dites Bane bedsj malgré leur épaisseur souvent ti*è8»réduite, peuvent correspondre à une longue durée de t^mps et représenter à elles seules des dépôts contemporains, puissamment développés dans d'autres régions. Nous avons enteadu fréquemment lettre icette opinion, bm sujet àesStmebeds du Trias, du Lias &c. &c.
Par eonséqftieât^ si Ton considère qu^ Papparitton des poissoné, soit dans' les roches quelconques, soit spéeîalement'dans le Éône^bérd^^prisïii^f idé Ludl<yw^ ne peut pas être tiiès^éloignée de Vépoque où des 'formes de U oàême classe se elont i!ttoiitrées, soit dans notre étage F, soit à la base die nOtre^tâgé* G, on ^ouitsit coneevoir^ que eet étage G et Pétage - Il ' sont repr^ntès daàs TéohèUe des temps pai^ ce premier Bonè bed^ et |)afr toute la formation àxk Tile^ofiéj où: lés premiers poissons anglais se reproduisent, avec de ncmveatrx: types de la même classe.
A l'apptii de tjette. conception, nous devons faire "rôtnarqûer;; qufe Piin des fossiles coÉMuns à iûos étages G ei'rt nous ^drift Sdetiticjtté avec JWn^uto vomeay dont Sir ItOd. Mùrchiàon Érignixle là présente, àùssi bien dans lé jBofic i^^d in£griéùir 611 pritnîtif , que àtLiîA )» Boi>i&bèd le plus élevé, auk éiViî-ôns^ de Ludlotr. fî^iftkn'A )?. 136 l)
En exposant ces diverses combinaisons hypothétiques; il nous semble qu^ ne sériait pas rationnel d^adopter l'une quelconque d'etftre élleé à réldùsion des deux sAsttéky
car aacane d^elles n^esl dépoorvae d^uae certaine mi^mblance. Nous serions donc plutôt disposé à admettre, qne chacune de ces causes idéales, sans en exclure d^autres qui nous/ sont inconnues, p<9ut a^oir partiellem^nt contribué à produire Pinégalité: apparente des phases de la Cftone troisième en Angleteitre et. en Bohême.
S'il ne nous est paa doimé de pouvoir résoudre difficultés inhérentes à ces questions, du moins les faits «qui vienneiit d'être exposés démontrent suffisamment , . qae toute tentative tendant à identifier n$. i un^ les étages de la division aupérieuff^ en Angleterre let en Bohème et à plus forte raisoa l'idée d'assimiler une à une les subdivisions de ces ét4g.ea, trahirait au moins Tignorano^ des documens existaoa., et dont le premier romopite à l'année 1846. (Notice prélim.)
:Aih8i| les pagea que; M. le^ géologue en chef Lipold a censurées à établir un parallélisme complet, un à un, entre tous le« .étligieA des deux divisions siluriennes de ces deux pays, et même entrç toutes leurs subdivisions quelconqui^s, doitent être comptées parmi les plus regrettables iqu'il ait publiées dans Ipa anuales de la géologie officielle ^ Autriche. (Jahrb, d. k. jR. A, Xll. p. 284^1862). Malheureusem0nt, il a invoqué la collaboration de Sir Bod. Murehiaou et de M* le Doct Antqn {"ritsch à cette singnlière conoeptipn, La négiation de lâ,co^abûration de notre maître à ce parallèle était déjà clairement annoncée par l'oniissj^n 4^ Tétag^ de LJandotvery iimx^ la aérie Silurienne d'Anglet^ire., aerViapt de base au travail de M,, Lipold. JP^ailleurs^ Sir Bod. Murqhispn n'a paa tardé à formuler ç)^plîpit;ement son ancieifiQe et véritab][e opinion, dans une QO^u^uI^cation à la Société Géologiq^ue de Londres. Noos en. extrayons les passages qui ojçit rf^ppprt au parallèle qui nous occupe.
i,En réalité, je ne crois pas qu'oii puisse constater e^^ les séries Siluriennes de j^qbeme.et d'Angleterre une
analogie beaucoup plus étroite que celle que M. Barrande a établie par une très-bonne identification générale de son bassin avec nos divisions siluriennes inférieure et supérieure,"
„Dans les étages les plus élevés de la Bohême, un petit nombre de types de Ludlow seulement, est mêlé avec des formes entièrement particulières. Il est donc impraticable de définir les subdivisions de Bohème comme Ludlow inférieur. Calcaire (TAymestryy Ludlow supérieur et Passage beds, ainsi qu'on a tem^té de le faire dans ]^ nouvelle carte Autrichienne, et nous devons, en attendant, nous contenter de ces grandes divisions de Silurien inférieur et supérieur, établies par M. Barrande, avec possibilité d'un Silurien moyen." {Quart. Joum XIX Nr, 75 p. 366, Aug. 1863.)
Le respectable Directeur Haidixiger a loyalement ex* primé son assentiment coniplet k ces vues de Sir Rod. Morchison, aussitôt qu'elles lui ont été connues, et même avant qu'elles fussent publiés. (Jahrb. d. k. B. A. XIII, 19. Mai 1863 p. 43.)
En présence de ces déclarations, il serait peu intéressant pour le public savant de savoir exactement quelle est la part qui doit être attribuée personnellement à M. le Doct. Anton Fritsch et à M. le géplogue en chef Lipold, dans la combinaison du parallèle en question. Nous devons espérer que l'un et l'autre mieux informé reconnaitra avec Sir Rod. Murchison et le conseiller aulique Haidinger, que l'assimilation un à un des étages siluriens d'Angleterre et de Bohême est réellement impraticable.
Il est très-regrettable que le Parallèle de M. Lipold ait été reproduit, sans aucune observation, d^s le Jahrhuch de M. M. Leonhard et Geinitz, dans lequel les savane aiment à puiser, en toute sécurité, les notions non-
velles qnî enrichissent notre science, après qu'elles ont passé sous répreuve des regards scrutateurs d'une Bédaction si éclairée.