‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 41 sur 128 · I . . Lamk · texte numérisé non relu

I . . Lamk

Les 21 espèces reconimes d'après le travail de M. le Schmidt comme identiques, dans la faune troisième

^ys comparés^ sont à peu prèé égi^ement réparties les deux étages 7—8 de l'île d'Oesel. Elles sont, au-

lire, très-inégalement distribuées dans les étages de

ine troisième en Bohème, ainsi qu'il suit:

20 se trouvent dans notre étage E 8 se propagent dans notre étage F 2 s*élèvènt juflque dans notre étage^ G.

'Il I ; )

iàinsi, dtos ce eas, emmle dans t^ehiâ de 4' Angleterre,

éiagé Ë concentre à îlm seul t)re8quQ toutes les

xi^iM paléontologlques^ existant entre les paya corn-

parés. Cest aussi dans cet étage que se trouvent la plupart des formes représentatives indiquées.

Notre étage G n'a de commun avec la faune de l'étage supérieur de l'île d'Oesel, que 2 espèces de Bracbiopodes. Mais la présence des poissons dans ces deux étages et en partictdier celle des AsterolepiSj représentés par des formes très-semblables, selon le jugement de M. le Doct Pander, établit un, i^apport très-important entre ces formations (voir p. 24).

En opposition avec cette connexion il faut considérer:

1. Que l'étage supérieur d'Oesel contient de nombreuses espèces qui caractérisent l'étage de Wenlock, c à d. la première phase de la faune troisième, et qui manquent dans notre étage G. Le type Eurypterus manque également en Bohême sur cet horizon.

2. Notre étage G est, de son côté, ti*ès-nettement caractérisé par des séries de fossiles, qu'on n'a pas rencontrés dans l'étage comparé, de l'île d'Oesel, savoir:

a. De nombreux Trilobites, parmi lesquels prédominent les Oalmanitea et les Bnmteuê.

b. De nombreux GaniatUes analogues aux OmUatUes dévoniens.

c. Des Céphalopodes à ouverture contractée, Phrugmoceroê et Gomphocerasy remarquables par leurs grandes dimensions, comme certaines espèces dévoniennes.

En somme, si nous faisons abstraction des poissons, qui ne sauraient constater à eux seuls la contemporanéité absolue, les contrastes indiqués nous montrent | que les formes propres à l'étage supérieur de l'île d'Oesel tendent à multiplier ses oonnexioiui avec la première phase de lu

faune troisième Silurienne, tandisque les fossiles qui caractérisent exclusivement notre étage G, paraissent au contraire le rapprocher de la faune dévonienne.

D'après ces considérations, nous serions disposé à penser, que les deux étages comparés, quoique déposés durant des ftges relativement très-rapprochés, ne sont pas contemporains, et que Tétage supérieur de Tîle d'Oesel est antérieur à l'étage G de la Bohême.

Selon cette manière de voir, les poissons siluriens de l'île d'Oesel seraient plus anciens que ceux de notre bassin , ce qui s'accorderait avec Tantérii^rité que nous avons reconnue, dans la grande zone paléozoique du Nord, pour l'existence d'un grand nombre de types, parmi les Crustacés, les Mollusques &c.

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