‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 52 sur 128 · Calcaires blancs sémi-cristallins de '. F · texte numérisé non relu

Calcaires blancs sémi-cristallins de '. F

(^à la base).

Outre leurs différences pétrographiques, ces 6 formations sont caractérisées par autant de faunes particulières, au moins aussi contrastantes entre elles, que les faunes propres à chacun des trois grands étages dévoniens. Serait-3 rationnel de faire abstraction de ces cinq faunes successives, pour prendre l'existence du groupe des Ooniatitet NautUini comme seul indice des âges géologiques? Serait-il plausible d'admettre, d'après cette seule mesure des tempd, que nos cinq bandes ou étages, renfermant ce groupe , tiennent uniquement lieu des schistes de Wissenbach? La science repousserait aujourd'hui une semblable conception, comme un aberration paléontologique.

En considérant, au contraire, la remarquable et incontestable persistance des Nautilinîy dans les cinq formations de notre bassin, il nous semble que Finterprétatioii la plus naturelle consisterait à dire, que ce même groupe, après une longue existence dans la faune troisième Sila-'

rienne s'est encore propagé jusque sur Thorizon de Wîssenbach, avant l'apparition de tout autre groupe du même ^rpe. L'absence jusqu'ici absolue de tout Gk)niatite daùs les grèê à spirifèresy base extrême du terrain dévonien constituerait dansTesdstence de ce genre une simple lacune, conune celle que nous avons signalée (p. 38) durant le dépôt de notre bande calcaire g 1. D^aîUeurs, nous trouvons une autre lacune semblable et presque absolue dans le terrain dévonien.

En effet, après la fréquence considérable des Nantilinij sur l'horizon des schistes de Wissenbach, les D. D. Sandberger et le Prof. P. A. Roemer nous signalent l'absence totale des Goniatites dans les schistes à Calceola^ et la grande réduction des espèces de ce type dans les calcaires à Stringocéphales. Au contraire, on voit reparaître ce genre avec une richesse inattendue de formes nouvelles, dans l'étage dévonien supérieur, qui, pour^ ce motif, porte partiellement, dans certaines contrées, le nom de calcaire à Ooniatites et de calcaire à Cljménies.

Mais, cette fois, le type Goniatites^ originairement si simple et si rapproché des NautiliLSy se ramifie en divers groupes, montrant des sutures de plus en plus compliquées. n conserve à peine, parmi ces nouvelles formes, un représentant du groupe initial des Nautilini En même temps, le genre Bactrites reparaît. En outre, le type 'Clymenia apparaît sur divers points de cet horizon, qu'il caractérise particulièrement, avec Cardiola retroetriata v. Buch.

Cette distribution verticale des Gbniatites se reproduit uniformément dans toutes les contrées dévoniennes du continent, comme dans la contrée typique du Devonshire. Ainsi, dans la série verticale des étages dévoniens, la famille des Ooniatites se développe d'une manière toute différente de celle que nous observons dans • notre division supérieure, où nous ne voyons apparaître, ni Bactrites, ni Clj/meniay ni les Ooniatites du groupe des crenati, qui

partout ailleurs, semblent se substituer rédproqueiaenty selon la judicieuse observation des D* D. Sandberger (I. e. p. 517).

Un pareil contraste se conçoit aisément dans des séries successives, conune celles qui constituent les deux système Silurien et dévonien, tandis qu'il paraîtrait inexplicable dans des dépôts contemporains, situés dans des contrées si rapprochées, et dont les faunes offirent d'aillenis les connexions indiquées dans ces études.

Ainsi, les Goniatites de notre bassin contribueiit à établir des relations générales entre notfe faune troisième et les faunes dévoniennes^ qu'ils semblent annoncer. Mail leurs apparences spécifiques et leur distribution verticale, en Bohême, tendent également à démontrer, que nos étages F — G — H, qui renferment ces fossiles, ne sauraient être assimilés à des horizons dévoniens.

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