‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 51 sur 128 · Phragm. eomiforme Gteinitz (iiid. PL · texte numérisé non relu

Phragm. eomiforme Gteinitz (iiid. PL

5. PAro^. orlAoj^otf^er et PAro^pm. &t(^rtnah<m Sandb. figurés par le» D, D, Sandberger. (Verst. N(Mê. PL 14—15,)

6. Phragm. sp. Richter u. Unger. (Beitr. z. Pàkmi^ d. Thiiir. Waldes. PL 1. 1856.)

D'après ces faits , il est conitanÊ que le caractk« fondamental du type Phragmoceras ^ consistant dans U forme de son ouyerture, n'a jamais été observé dans les Céphalopodes dévoniens rangés dans ce type^ tandis qu'il est toujours très-apparent, aussi bien dans les Phragmoe»rae de notre bande g 3, que dans ceux de notre étage E. D est difficile de croire, que cette différence, si constante dans toutes les contrées dévoniennes, ne doive être attribuée qu'au hasard ou bien à l'état de conservation des fossiles. Si elle dérive simplement de la conformation des x^uilles, comme cela paraît plus vraisemblable, cette considération tendrait à resserrer les connexions de notre étage G avec les premières phases de la faune silurienne.

On sait que, dans la région typique d'Angleterre, Phragru. ventricoeum Sow. se propage à partir de l'étage de Wenlock, jusque daam l'étage de Ludlow, c. à d. sur presque toute l'étendue verticale de la F^une troisième. D en serait de même en Bohême.

Nous devons cependant faire observer, que nous avons donné le nom de Phragm, deuamcana à l'une de nos espèces de la bande g 3» à cause de l'analogie qu'elle présente, par sa partie cloisonnée et son siphon lamelleux placé près du bord convexe, avec certains fragmens de l'Eifel, qui portent le nom de Cyrtoceras Uneaùus GK)ldf., et dont Ton a été figuré par M. M. d'Archiac et de Verneuil (T. e. If* 30). L'ouverture de cette espèce dévonienne est inconnue, tandisqu'on peut voir la contraction typique dans la forme analogue de notre bassin.

En reflnméy le genre Phragmoeeras n'étant pas jnsqu'ici représenté d'une manière certaine dans les faunes dévoniemies, la présence des 9 espèces bien constatées de ce type y dans notre bande gS, rattache fortement cette formation à la base de notre division silurienne supérieure, c à d. à notre étage E, où domine le même genre.

Orihaeeroê est le type qui a fonmi le plus . grand nombre de formes dans notre étage E, où nous en comptons plus de 200. Ce cbiffire s'est réduit à environ 25 dans notre étage F, et il s'est relevé jusqu'à près de 50 dans notre étage G, outre plusieurs formes trop mal conservées pour 6tre nommées. Nous en trouvons encore plusieurs espèces à la base de notre étage H.

La connexion entre les Orthocères des étages contîgns E — F est établie par plusieurs espèces identiques. On concevra cependant , que le chififre de ces espèces ne peut pas âtre considérable, puisque l'étage F ne renferme qu'un nombre relativement petit de formes de ce genre. Mais, à mesure que ces formes se multiplient de nouveau dans l'étage G, nous voyons aussi reparaître parmi les espèces nouvelles un plus grand nombre de formes, que nous ne pouvons pas distinguer de celles de notre étage E, et que nous devons considérer comme identiques, ou au moins comme représentatives. Elles sont indiquées au nombre de 5 dans le tableau ci-dessus (p. 31).

Plusieurs de ces formes ne se trouvant pas dans l'étage intermédiaire F, nous ofirent un des exemples de migration et retour, aujourd'hui très connus dans la science.

Nous admettons les identités en question, en impliquant les mêmes principes qui nous guident pour identifier les formes contemporaines, c. à d. recueillies sur un même horizon, par exemple, dans les diverses localités où les

bandes e 1 — e 2 de notre étage E se montrent fosBilifères. Nous donnons dans notre travail principal sur les Céphalopodes de notre bassin, de remarquables exemples des variations qu'une même espèce peut subir dans ses apparences, même durant la vie d'un même individu, et à plus forte raison parmi les individus trouvés dans un seul et même banc calcaire.

Après avoir ainsi passé en revue tous les genres des Nautilides de notre étage G, si l'on prend en considératioo la hauteur verticale qui sépare cet étage de notre étage E» où les mêmes formes, ou bien des formes extrêmement rapprochées avaient déjà existé, on ne peut s'empêcher de regarder ces réapparitions comme établissant entre oei deux horizons des connexions telles que nous les concevons, entre les limites de la faune troisième, ou de toute autre faune générale. Ces connexions sont exactement de même valeur que celles qui sont fondées sur les Brachiopodes, entre le groupe de Niagara et^le groupe inférieur de Helderberg, dans l'Etat de N. York , et qui ont été si bien exposées par le grand paléontologue américain, dans le passage cité ci^dessus (p. 226). Nous pouvons les comparer aussi aux liens zoologiques manifestés par les Cspnloides, à travers l'immense espace de l'océan Atlantique, entre notre étage calcaire E et le même groupe inf&ieur de Helderberg, en Amérique.

Par contraste, remarquons que, parmi les formes déjà nombreuses des Nautilides appartenant aux terrains déyoniens, du Rhin, du Harz, de la Thuringe, de la Saxe, c. à d. des contrées limitrophes ou peu éloignées de la Bohême, il nous est impossible de constater, en toute sécn* rite, l'identité d'une seule espèce de cette classe, avec celles de notre bassin silurien. Cependant, les Céphalopodes nous sembleraient les plus aptes à une grande diÂuion horizontale, soit durant leur vie, par leur grand pouvoir de natation , soit après leur mort, par la facilité du transport lointain de leurs coquilles flottantes.

L'absence des identités spécifiques rend plus remarquables certaines, analogies entre les Nautilides de ces deux époques. Nous en citerons deux exemples:

1. NautUua êtibtuberetdattis Sandb. (7. c. PL 12) provenant des schistes de.Wissenbach, ofiâre une forme et des omemens très semblables à ceux de Hercoceras mtrum de notre bande g 3. Malheureusement, l'ouyerture n'a pas été observée dans l'espèce dévonienne.

2. Orthoc. iriangtdare A. V. des mêmes schistes de Wissenbach (Gwl Tràns. VL PL 27J et Orth. Jovdlani Vem. (Bull. 8oc. géoL IL PL 13) qui sont également caractérisés par une section transverse triangulaire, à angles arrondis et par un siphon rempU de lamelles rayonnantes, sont représentés dans notre bande g 3 par Orth. AfxJUaei Barr. qui posède les mêmes caractères, avec quelques .variations spécifiques. Cette forme n'est jusqu'ici connue en Bohême que par un seul spécimen de notre collection.

Dans ces rapprochemens entre les Nautilides des terrains silurien et dévonien, nous ne comprenons pas les Orthocères d'£lbersreuth, décrits par le Comte Mtinster. (IBeUr. m. 1840.) Nous avons exposé nos vues à ce sujet, ci-dessus (p. 208).

En somme, les 9 genres de Nautilides que nous venons de passer en revue, offirent seulement des analogies plus ou moins éloignées entre nos étages G — H et les étages dévoniens. Aucun deux né fournit des identités spécifiques, qu'on puisse interpréter comme des preuves de contemporanéité entre les dépôts comparés.

Il nous reste maintenant à considérer l'existence, dans nos étages F — G — H, des Céphalopodes de la famille des Gk)niatide8, qui se compose des trois types OomatiUêi SaetriUê et Clymenia, principalement répandus dans les terrains dévoniens. Les deux premiers ont aussi fait une

apparition dans le bassin silurien de la Bohâme ; mais, aa lieu d'avoir été contemporains comme dans les faunes dévoniennesy l'un s'est montré isolément dans la première phase de notre faune seconde et l'autre beaucoup plus tard, dans notre faune troisième. Voir le tableau ci^deesus (p. 276).

B€tctTiU8 Sandb. apparait à l'origine de notre faone seconde y c. à d. dans notre bande dl, sous une fonne très-bien caractérisée, que nous nommons Badr* Sandiergerû Cette espèce ne franchit pas la limite supérieure de cette bande, et après son extinctioni nous n'en voyons reparaître aucune du même type, ni dans notre faune leconde, ni dans notre faune troisième.

Gamatitea se montre pour la première fois dans notre étage F 9 sous 5 formes spécifiques, dont 3 reparaissent dans notre bande g 3, après une assez longue intermittence, indiquée sur notre tableau (p. 33). La bande g 1 est presque dépourvue de Goniatites, qui ne se trouvent que vers sa limite incertaine avec la bande g 2. Celle-ci possède une espèce unique, mais très-répandue, Oon. fecuniua Barr. C'est seulement dans la bande g 3 que les formes de ce genre se multiplient jusqu'à 14, dont quelques unes se font remarquer par leurs grandes dimensions comme dans les autres types des Céphalopodes coexistans. L'espèce de g 2 reparaît à la base de notre étage H 9 mais s'évanouit sur cet horizon, avec les demieiji représentans de notre faïue troisième.

Parmi nos 17 espèces, 16 appartiennent au groupe des Naluiiiliniy tel qu'il a été défini par les D. D. Sandberger (h c. p. 63). L'espèce que nous nommons Qim. emâdatua ne peut être rangée dans aucun des 8 groupes établis par ces savans, bien que, par sa suture, elle se rapproche de Oùn. retroretêd v. Buch.

Au premier aspect, on trouve une notable analogie entre divers Qoniatitea de notre bassin et certaina Nanâi-

ùù de Tétage dévonien inférieur. AinBÎ notre Chn, anUri^ ena paraît représenter Qon. compreasus Bejr. des schis- &s de Wiflsenbach, figuré dans Verst. Nasd. PI, IL Mais, nant on lit avec attention la description très-détaillée des ). D. Sandberger, on reconnaît entre ces deux formes, des iifiérences notables que nous exposerons ailleurs. De même, 38 espèces que uqus nommons Oon. plebeiué et &on. ne^ Uctus ont beaucoup de i*apport$, surtout dans certainei ^ariétés du premier, aivec Chn. êubnautilinus Sehlot sp» iguré par les mêmes savans, sur la planche citée. Cepen'* ant, Tétude pluB approfondie des diverses i^parences dé es formes ne permet pas de les identifier.

n nous semble donc jusqu'à ce jour, qu'aucun des S^oniatites de Bohème ne se retrouve identiquement dans ss faunes dévoniennes; mais quelques uns peuvent être onsidérés comme des formes représentatives.

Ainsi, sous le rapport des identités spécifiques, dans ^squelles la science cherche des signes de contemporaéité, entre les formations des contrées distinctes, le genre foniàtUss ne fournit pas des connexions plus intimes que elles qu'ofirent les Nautilides, entre les d^:iûèfes phases e notre faune troisième et les faunes dévoniennés.

Si nous jetons maintenant un coup d'oeil sur la disr ribution verticale des Goniatites dans les faunes dévonienes comparées, nous trouverons des contrastas, qui ne sont as plus favorables à Fhypothèse de leur contemporanéité.

Les tableaux très-instructifs des D. D. Sandberger Z. e. p. 434) et du Prof. F. A. Roemer (Palaetmtogr. IlL 850) nous montrent également, que les grès à spirifèree, «se du système dévonien, ne présentent aucune trace quelonque des Goniatites. Ce type n'apparait que sur Thorion des schistes de Wissenbach, superposés à ces grès, et >ntes ses formes initiales, caractérisées par la suture la loa' simple, appartiennent aux NauHlinL Ce groupe est

presque exclnsivement concentré dans cette formation, conronnant Fétage dévonien inférieur, car le tableau des D. D. Sandberger n'en indique aucune espèce dans l'étage moyen et une seule dans l'étage supérieur du même système.

En Bohême, le groupe des NatMlini^ comprenant tous nos Goniatites, excepté un seul, au Ueu d'être renfermé dans une formation unique, s'étend verticalement dans nos trois étages F — G — H. Ces étages sont euxmêmes constitués par des dépôts puîssans, et qui, d'après leur nature variée, peuvent être distingués au nombre de 5, savoir:

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