XI. Conclusions finales de cette étude sur nos étages
Toutes les considérations qui précèdent nous conduisent aux conclusions finales qui suivent:
1. SoiLS le rapport des connexions ginériq'ueSj nos étages G — H ne sont pas plus étroitement liés aux faunes dévoniennes que les étages quelconques des autres contrées Siluriennes, où la faune troisième paraît offi-i|; un moindre développement vertical et être presque réduite à sa première phase, d'après les observations exposées dans le Chap. 4.
Si ces deux étages de Bohême renferment le genre GoniatiteSy qu'on ne rencontre pas dans les étages Siluriens comparés, ceux-ci possèdent, par compensation, divers genres de poissons et autres types, CcUceola, Orammysia, Pleurodictyum &c. qui occupent aussi un rang distingué parmi les fossiles dévoniens , et qui manquent complètement dans notre terrain Silurien.
2. Sauê le rapport des connexions spécifiques , ces mêmes étages supérieurs de la Bohème G — il , offrent moins de formes identiques avec les formes dévoniennes, et moins de formes représentatives, que les étages inférieurs E -^ F de notre division supérieure.
, Ainsi, nps recherches nous conduisent à cette conclusion d'apparence paradoxale, que notre faune troisième, durant sa phase dernière et la plus rapprochée des faunes dévoniennes, présente de moins fortes connexions avec celles-ci, que pendant ses phases antérieures et verticalement plus éloignées des dépôts dévoniens.
3. Les études qui précèdent montrent, au contraire, que chacune des classes de fossiles présente un nombre plus ou moins considérable de connexions spécifiques, sans compter les ' constantes connexions génériques, entre nos E — F et nos étages supérieurs G — H.
4. Ainsi, au point de vue paléontologique , nos étages G — H conservent complètement le caractère silurien et ils ne sont liés avec les étages dévoniens que par les connexions habituelles, qui se manifestent durant une période géologique pour annoncer la période suivante.
Nous sonmies heureux de pouvoir appliquer, en cette circonstance, le principe général si nettement formulé par on illustre naturaliste Américain:
„Le conmiencement d'un âge se trouvera dans le milieu d'un âge précédent, et les signes de l'avenir qui se dispose à paraître, doivent être considérés comme prophétisant cet avenir.^ (Dana. Man. of. OeoL p. 126, 1863.)
Seconde Partie.
Application spéciale d^e cette étude aux
environs de Hluboôep.
Introdaetioik
L'argoment anticolenial que M. M. Krejéi et Lipold oat fende sur les Apparences stratigraphiques de nos étages, ans environs de Hluboèep, peut se formuler eecnme il suit :
h à HUêloéep il existe des dialocati&nê évidentes dans lee étages G et H.
3. Ces dislocations ont produit une irUerealaiion wkécimique des sehisUis de H entre les oahoàres de G, ojfnmt des apparences en tout semblables à eelles des Colonies.
3« Les eolonies s'esfpUqwmt dons naturellement par de simples dislocations et interccdations m/éoanifue^,
 ces. assertions y nous o]^sons autant d'assertions diamétralement contraires et dont cette étude démontrera Texactitude,
1. L'existence des dislocations , soi-disant évidentes aux yeux de nos adversaires, dans les étages G et H près de BiuboÊep, est Mi^ueoient Ibndée sur leurs erreurs et
sur rinsuffisance de leurs observations. Abstraction faîte
du pli synclinal depuis longtemps signalé par nous sur Taxe du bassin et du pli anticlinal que nous indiquons aujourd'hui dans la niasse des hauteurs de Divéi Hrady et qui n'a pas été observé par nos contradicteurs, les prétendues dislocations et leurs effets supposés sont également imaginaires.
2. Les environs de Hluboéep ne présentent aucune intercalatîon quelconque des schistes de H, entre les calcaires de G. Cette localité nous montre , au contraire , de chaque côté de l'axe synclinal du vallon, la série régulière et symétrique des formations de nos étages G et H , sans aucune apparence d'origine mécanique y qui reproduise les alternances stratigraphiques et paléontologiques de nos colonies.
3. La série des formations superposées près de Hluboëep dérive uniquement d'une origine parement sédimentaîre et normale, indépendante de toute dislocation du terrain. Bien que ces formations ne présentent aucune combinaison coloniale proprement dite, elles constituent on grand ensemble de phénomènes stratigraphiques, pétrographiques et paléontologiques, qui doivent nous aider à mieux comprendre ceux qui ont produit les apparentes anomalies auxquelles nous avons donné le nom de Colonies. Noos invoquerons donc la localité de Hluboôep, à l'appui de notre doctrine.
Pour démontrer nos assertions, voici Tordre que nous suivrons dans cette étude:
Nous reproduirons d'abord tous les textes et documens par lesquels M. M. Erejéi et Lipold ont formulé leur interprétation des apparences géologiques, aux environs de Hluboèep. Chap. VI.
Nous établirons un parallèle détaillé, entre les docnmens publiés par nos contradicteurs et nos propres obser-
▼ations sur les environs de Hluboèep, afin de signaler une à une toutes leurs erreurs et omissions. Nous décrirons notre section au droit de ce village et une autre section au droit de Holin. Chap. VII.
Après avoir rétabli la vérité géologique, également méconnue par M. M. Lipold et Eurejôi, nous rétablirons de même la vérité historique, oubliée par M. Krejëi, en ce qui touche Hluboëep, dans ses publications de 1862.
Chap. vm.
Enfin, nous formulerons les importantes conclusions, qui dérivent de Tétude des environs de Hluboëep, en faveur de notre doctrine des Colonies. Chap. IX.
PoBtêcriptum. Nous indiquerons en quelques mots le résultat de nos études sur les environs de Litten, pour montrer qu'il est en parfaite l^armonie avec celui de nos études sur Hluboèep.