‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 63 sur 128 · VI. Résumé du parallèle qui précède · texte numérisé non relu

VI. Résumé du parallèle qui précède

La comparaison détaillée qui précède démontre, que M. M. Erejéi et Lipold ont été entraînés à leur interprétation stratigraphique, anticoloniale, des environs de Hluboëep, par trois circonstances principales*

1. Nos adversaires ont également omis la bande schisteuse à sphéroides calcaires g 2, dans la moitié Sud- Est de leurs sections , qui remontent à des époques différentes, et font supposer une révision officielle. Cette omission, qui a exercé la plus fôcheuse influence sur leurs interprétations stratigraphiques , aurait pu être aisément évitée par une simple promenade dans le ravin de Ra- 2ièka, dont les parois montrent la présence indubitable de g 2.

2. Nos adversaires ont confondu les schistes de g S, caractérisés par des sphéroides calcaires, sans quartzites, avec tout l'ensemble des schistes de l'étage II, caractérisés à Hluboëep par l'absence totale des calcaires , et au contraire, par la présence des lits de quartzites, sur la plus grande partie de leur étendue verticale. Cette grave erreur

est d'autant plus inconcevable ^ que M. Krejëi avait clairement compris et enseigné d'après nos publications, la distinction entre ces formations, en 1856, dans un travail que nous allons mentionner au chapitre suivant.

3. Nos adversaires ont confondu la masse calcaire supérieure g 3, couronnant l'étage G, avec la masse calcaire semblable g 1, qui fait la base du même étage.

En considérant, que M. M. Lipold et Krejëi ne cultivent pas la paléontologie, ils sont excusables de s'être laissé tromper par les apparences pétrographiques de ces roches, à peu près identiques, mais dont les faunes, totalement différentes, indiquent des horizons géologiques trèsdistincts.

Par suite de cette omission et de ces erreurs, nos contradicteurs ont été induits à imaginer, près Hluboèep, des dislocations locales, qui auraient produit une intercalation mécanique des schistes de H entre les calcaires de G, c. à d. une apparence identique avec celle de nos colonies.

Jamais l'idée d'une pareille intercalation n'aurait pu s'introduire, ou du moins persister dans leur esprit, s'ils s'étaient donné la peine de compléter et d'étudier en détail la section en travers du vallon de Hluboëep. En effet, cette section telle que nous la figurons, d'après nature, constate la régularité et la symétrie parfaite des formations correspondantes, des deux côtés de l'axe synclinal de ce vallon.

Cette simple fracture ou flexion synclinale, que nous avons reconnue dès l'origine de nos études, et que nous avons indiquée sur notre section idéale en 1852, est la seule dislocation qui ait troublé dans cette localité la position horizontale et primitive des dépôts successifs. Elle n'a d'ailleurs introduit aucun trouble dans l'ordre de super-

position des formations. Il en est de même da pli anticlinal de Divôî Hrady.

Au fait, si notre section de EQuboëep, au lien de représenter une série de formations siluriennes , figurait une série appartenant aux terrains secondaires ou tertiaires^ dans une contrée quelconque des deux continents, la symétrie parfaite qu'elle offre, de chaque côté de Taxe synclinal, pleinement confirmée d'ailleurs par la paléontologie, suffirait pour démontrer aux yeux de tout géologne^ que les formations se présentent dans leur ordre naturel et primitif de superposition.

Nous aimons à croire que nos adversaires , s'ils yenlent bien s'affranchir de leurs préoccupations et consacrer un couple d'heures à vérifier notre carte et notre section, reconnaîtront qu'elles suffisent pour dissiper toutes leurs illusions.

Avec ces illusions, s'évanouit l'argument anticolonial, fondé sur les apparences mal interprétées du terrain, an nord de Hluboôep.

Il nous reste à décrire notre section au droit de filuboëep et une autre section auxiliaire, au droit de Holin.

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