I. Sous les rapports topographiques
IL Sous les rapports pétrographiques .... 180
m. Sous les rapports stratigraphiques .... 181
lY. Sous les rapports paléontologiques . . .182
Conclusions générales des étudesqui précèdent 183
Postscriptum 186
sscription de la colonie d'Archiac.
Iption de la colonie d'Arcliiac.
Introduction.
t Tonyrage semi-officiel, publié an commencement de j le titre de Paléontologie de la Frcmce, le V*® d'Arune excursion en Belgique, pour avoir l'occasion de ' deux mémoires de M. Edouard Dupont. L'un est Notice sur le Calcaire Carbonifère de la Belgique et tt français, 1862; et l'autre: Essai d'une carte géo- ? environs de Binant, 1865.
avoir analysé le contenu de ces remarquables publi- Uustre académicien ajoute les observations suivantes,
roit dans ce dernier travail, quelles singulières rela- »lis8ent entre les diverses assises d'un système, lorsis simples, complexes et répétés et des bassins reninent à être accidentés par plusieurs séries de failles, md bien alors ces réapparitions d'une même faune aux différens, ces colonies, ces soi-disant alternan- 3 ces prétendues anomalies, qui ne sont en réalité limons stratigraphiques, résultats d'une appréciation de faits jugés sur des apparences déceptives.''
ms de cette manifestation anti-coloniale se réduit
k des plis, des failles, des renversemens , simulant iritions d'une même faune, à divers niveaux, dans
14 Colonie d'Archiac.
le calcaire carbonifère de la Belgique. Donc, les colonies siluriennes de la Bohême ne sont que des illusions stratigraphiques.
n serait bien superflu de nous évertuer à démontrer au géologues, qui sont en pleine possession de leur jugement, que l'existence de dislocations quelconques, dans le terrain carbonifère de la Belgique, ne prouve nullement, que les colonies du bassin silurien de la Bohême doivent leur origine à de semblables perturbations du sol.
Mais, comme les termes du passage cité supposent implicitement, qu'il existe dans notre zone coloniale des dislocations analogues à celles de la Belgique, nous ferons remarquer, qu'an géologue que personne ne soupçonnera de partialité en faveor de nos colonies, s'est chargé de formuler, de la manière la plus positive et la plus claire, la seule réfutation, qu'il Dons semble convenable d'opposer à la supposition du V** d'Archiac.
Ce géologue est M. le Prof. J. Krejéf, qui, dans sa déclaration du 16 Novembre 1869, reproduite ci-après, considère comme un devoir de reconnaître, que les colonies de notre bassin ne peuvent point être expliquées par des dislocations du terrain.
Ainsi, après de nouvelles études, entreprises sous l'infloence d'impressions primitives, totalement opposées à nos interprétations stratigraphiques , notre ancien adversaire est arrivé à cette conclusion, loyalement exprimée, que l'origine de nos colonies ne peut pas être attribuée à des perturbations mécaniques du sol.
En présence de cette déclaration, quelle valeur scientifique peuvent avoir les inductions imaginaires du Vicomte d'Archiac, qui n'a jamais mis le pied sur notre terrain et qui même affirmait ne pas lire nos publications sur les colonies?
D'un autre côté, le juge le plus compétent dans la connaissance des dislocations du terrain carbonifère de la Belgique s'est chargé de montrer, que cet ordre de faits, apprécié par un esprit non préoccupé, n'empêche nullement de reconnaître l'indépendance d'un autre ordre de faits, auquel nos colonies doivent leur origine.
Colonie d^Archiac. 15
Ce géologue est M. Edouard Dupont, qui, après avoir hevé ses recherches, invoquées par le V*® d'Archiac, uous rivait en 1865:
„Quel est le géologue, qui a étudié en détail un terrain,
qui n'y reconnait pas quelques indices de ce phénomène
range : Les colonies ? Depuis longtemps j'avais un grand désir,
onsieur, de recourir à vous, au sujet de plusieurs de ces
its, que j'ai cru reconnaître," etc.
Ainsi, M. Edouard Dupont, exempt de toute préoccupation, a pas confondu les phénomènes dûs aux perturbations dynaiques du sol de son pays, avec les phénomènes coloniaux de . Bohême. Au contraire, sa haute intelligence a su distinguer s indices de ces derniers, au milieu et malgré l'intensité îs premiers.
Nous nous trouvons ainsi dispensé d'établir un parallèle itre le bassin carbonifère de Dinant, si remarquable par ses >mbreuse8 dislocations et notre zone coloniale, non moins imarquable par l'absence de toute perturbation.
De même, la déclaration de M. le Prof. J. Krejèf, que ous venons de citer, nous dispensant d'opposer des documens ratigraphiques à la manifestation anti-coloniale du Y^ d'Archiac, )us nous félicitons hautement, de ce que la tâche que nous rons à remplir en cette occasion, est exempte de toute appaince de polémique.
Un sage de l'antiquité , pour répondre à un contradicteur, li niait le mouvement, se mit à marcher.
Pour répondre à un nouveau contradicteur, qui nie l'exience des apparitions coloniales, nous allons décrire une nouille colonie.
Nous la nommons : Coionie ^ Mrehiae^ afin que ce om illustre contribue à attirer sur elle l'attention des savans, 1 leur rappelant, combien certaines intelligences, même parmi is plus élevées, ont peine à permettre aux pionniers de la §ologie, d'ouvrir des sentiers nouveaux, qui ne coïncident pas Tictement avec les voies antérieurement tracées, par les comluns labeurs des maîtres de la science.
16 Colonie d^Archiac.
Nous appèlerons successivement l'attention sur les sujets d'étude qui suivent :
Chap. 1. Situation topographique de la colonie d'Archiac.
Ghap. 2. Elémens pétrographiques et stratigraphiques de la colonie.
Chap. 3. Elémens paléontologiques de la colonie.
Chap. 4. Formations de la hande d 5 , entre lesquelles la colonie est enclavée.
Chap. 5. Parallèle entre la colonie et la bande e I , au droit de Rîépora.
Chap. 6. Parallèle entre la colonie d'Archiac et les colonies voisines, sur les contours opposés du bassim
Chap. 7. Explications relatives à la carte de la colonie d'Archiac et des environs de Riiépora.
Chap. 8. Explication des sections verticales du terrain.
Ghap. 1. Situation topographiqne de la colonie
d^Archiac.
La colonie d'Archiac se trouve sur le contour Nord-Ouest de notre bassin calcaire, près du village de Ritépora.
R2épora est situé au Sud-Ouest de Prague, à la distance d'environ 9 kilomètres, en ligne droite, sur la chaussée qni conduit à Karlstein.
La colonie d'Archiac s'étend presque parallèlement à cette chaussée, du coté du Nord-Ouest, et elle aboutit aux dernières maisons du village. Sa surface est indiquée sur notre carte par la teinte bleu clair, semblable à celle de notre bande e 1.
Comme toutes nos enclaves coloniales, cette colonie figure une lentille très alongée, dont nous ne pouvons pas exactement reconnaître les deux extrémités. Celle du Nord-Est est cachée, en partie , sous les terres cultivées ; mais elle ne peut être très éloignée du point extrême que nous figurons, parcequ'on voit distinctement, sur les talus de la chaussée de Stodulek, que sa largeur diminue très rapidement.
Colonie d*Arcbiac. |7
Vers le bout opposé, on Snd-Onest, la colonie disparaît subitement sons les maisons extrêmes dn village et sons les jardins, qni occupent le fond dn petit vallon arrosé par le rnissean venant de Zbnian. Il est impossible d'observer ses traces plos loin dans cette direction, parce que tout le terrain est couvert d'une masse épaisse de terre végétale ou de détritus.
D'après les contours de la partie visible, on peut croire qu'environ la moite de la colonie se trouve cachée vers le Sud-Ouest. Dans tous les cas, la longueur accessible aux observations est d'environ 700 mètres. La plus grande largeur, mesurée sur la surface du sol, est d'environ 120 mètres. Si l'on considère que l'inclinaison moyenne des couches est à peu près de 45 ^ cette largeur horizontale correspond à une épaisseur approximative de 85 à 90 mètres, dans la série verticale.
Notre carte montre, sur le bord Nord -Ouest de la colonie, une échancrure très prononcée, qui diminue notablement sa largeur dans le voisinage du village. Cette échancrure correspond à la formation des gros bancs de quartzites, X, que nous mentionnons ci-après, en décrivant les couches de d 5 , qui sont placées au-dessous de la colonie (p. 32.)
Cette apparence anguleuse dans le contour de l'enclave coloniale semble indiquer, qu'elle a commencé à se déposer dans une anse, à l'abri d'une saillie, ou promontoire, formé par les bancs de quartzites, X, dont nous parlons.
Notre carte montre, que la colonie est sensiblement parallèle aux contours extérieurs de notre division supérieure, représentée au Sud du village , par les deux bandes e 1 — e 2 de notre étage Ë, qui sont très facilement reconnaissables, et qui sont indiquées par les nuances bleues sur notre carte.
La distance horizontale, moyenne, entre la colonie et le contour extérieur de notre bande e 1, est d'environ 640 mètres. En admettant une inclinaison moyenne de 45", l'épaisseur verticale des dépôts quelconques, interposés entre la colonie et la base de l'étage E, peut être évaluée à peu près à 450 mètres.
En jetant un coup d'oeil sur notre section 0. M. N. P. fig. 1, on reconnaîtra aisément, qu'une partie considérable,
18 Colonie d'Archiac.
c. à d. environ on tiers de cette épaisseur, est occupée par c. coulées des Trapps. Ainsi, les dépôts sédimentaires , dont . puissance pourrait indiquer approximativement l'intervalle de temps, qui sépare l'apparition coloniale de celle de la première phase de notre faune troisième, ne dépassent guère la hauteur de 300 mètres.
Ghap. 2. Elément pétrographiqaes et strati-
graphiques de la colonie.
/. Masse sédimentaire.
La masse sédimentaire, qui compose la colonie, consiste dans des schistes argileux, très fissiles, exempts de toute altération métamorphique, et présentant des apparences variées, dans l'épaisseur de cette enclave.
1. Vers la base et sur une hauteur d'environ 30 à 40 mètres , ces schistes sont généralement noirs et conformes an type habituel des schistes à Graptolites. C'est aussi dans ces couches inférieures de la colonie que nous observons la plus grande fréquence et la meilleure conservation des empreintes graptolitiques. Mais, parmi ces schistes bien caractérisés, il existe d'autres couches minces, de diverses couleurs contrastantes. Les unes offrent une nuance grise, les autres sont d'une couleur claire, blanchâtre ou jaunâtre. La plupart d'entre elles n'ont que quelques centimètres d'épaisseur. Nous retrouvons, dans diverses localités, des alternances semblables des schistes noirs à Graptolites avec de^ couches diversement colorées.
8. La partie supérieure de la colonie se compose de schistes gris, très fissiles et qui offrent peu de consistance. Bien qu'ils renferment des impressions fréquentes de Graptolites, ils s'éloignent notablement par leur aspect des schistes graptolitiques, proprement dits. Mais, ils reproduisent l'apparence des schistes que nous avons nommés impurs dans la colonie Krejèi, dont ils constituent la masse principale, comme dans U
colonie d'Archiac. (Bull, de la Soc. GéoL de France. 8er, 2, Vol. XVII, p. 623 — 1860.) 11 semblerait, que ces schistes impurs proviennent d'un mélange de la matière des schistes gris-jaunàtres de la bande d 5, combinée avec celle des schistes noirs à Graptolites.
8. Outre les impressions graptolitiques, qui communiquent également à ces deux masses schisteuses le caractère colonial, nous ferons remarquer, que les schistes impurs placés à la partie supérieure de la colonie, renferment encore les empreintes d'un autre fossile, éminemment caractéristique de la faune coloniale, comme des premières phases de la faune troisième^ savoir: Cardiola interrupta Sow.
4. Enfin, le caractère colonial est également imprimé à ces deux masses schisteuses, dans toute leur hauteur, par la présence de sphéroides calcaires, assez fréquens et irrégulièrement disséminés entre leurs couches. Ces sphéroides, plus ou moins aplatis et souvent elliptiques, offrent un grand diamètre très variable, à partir de quelques centimètres jusqu'à 0".60 et au delà. Mafs, ils sont tous invariablement composés de calcaire noir, dit anthracolite. La plupart d'entre eux renferment une proportion considérable de pyrite de fer, qui n'est point mêlée avec la masse, mais isolée par parties distinctes, sans forme définissable.
La position de ces sphéroides entre les schistes est toujours conforme aux lois de la statique, en ce que le grand axe de chacun d'eux est invariablement parallèle au plan du gisement, c. à d. à la surface de dépôt des couches schisteuses.
Ce sont ces sphéroides qui renferment presque tous les fossiles de la colonie, à l'exception des Graptolites et de Cardiola interrupta f dont nous venons de signaler aussi la présence dans les schistes ambians.
IL ICrapps de la colonie.
La masse sédimentaire, ou schisteuse, que nous venons de décrire, comme formant le corps principal de la colonie, est associée avec quelques coulées de Trapps.
20 Ck>lonie d*Archiac.
Nons devons les considérer comme constitoant une partie intégrante de cette enclave , parceqn'elles concordent avec les schistes à Graptolites, dans leur direction et dans leur inclinaison, indiquant une origine contemporaine.
Notre carte montre, d'abord, deux coulées placées à la base de la colonie, c. à d.' immédiatement au-dessous des schistes noirs à Graptolites et formant la limite entre ces schistes et les formations sous-jacentes de la bande d 6. Voir la carte et la section fig. 2.
1. En partant de l'extrémité Sud-Ouest, la première et la plus considérable de ces deux coulées aboutit sur la rue du village, à quelques pas de la dernière maison. Cette coulée se distingue, en ce point^ par l'apparence toute particulière de la roche dont elle est composée et qui rappelé l'aspect de certains minerais de fer.
Mais, dans son prolongement vers le Nord-Est, cette roche reprend les apparences terreuses et verd&tres, que présentent la plupart des coulées aux environs de Rîépora, sur leur surface en décomposition.
L'épaisseur de cette première nappe de Trapps varie entre 2 et 4 mètres, dans les affleuremens visibles et elle est uo peu exagérée sur notre section fig. 2. Sa longueur visible ne dépasse pas 150 mètres, mais ses deux extrémités, cachées sous le sol, échappent à nos observations.
S. La seconde coulée, à la base de la colonie, est encore moins considérable que la première, car sa longueur visible n'excède pas 20 mètres. Son épaisseur, en partie cachée sous la terre végétale, ne peut pas être exactement appréciée ; mais, selon toute apparence, elle s'élève à peine à quelques mètres. La roche est verdâtre et terreuse.
Cette petite coulée formait, à la surface du sol arable, un mamelon aride et incommode pour la culture. Pour ce motif le propriétaire du champ a entrepris récemment de le raser et nous avons constaté, vers la fin de l'automne, en 1869, que cette opération était presque achevée. Ainsi, lorsque la surface sera de nouveau réglée et aplanie au niveau du reste da
Colonie d^Archiac. 21
champ, toute trace de cette coulée aura complètement disparu sur le terrain, et elle ne sera conservée que sur notre carte ci-jointe.
Dans l'une de nos dernières visites sur ce point, dans le but d'exploiter les sphéroides calcaires mis au jour par les fouilles autour de cette coulée, nous avons trouvé dans l'un d'eux un très beau pygidium de Dalmanites orba, c. à d. du seul Trilobite de cette colonie. D'après la position de ce sphéroide, dans le voisinage des Trapps, il est clair, que cette espèce se trouvait parmi les premiers immigrans de la colonie d'Archiac, avec divers Graptolites. Comme la même forme reparait à diverses hauteurs, dans les sphéroides de cette enclave, nous voyons que son existence a été persistante dans cette localité.
8. Une troisième masse de Trapps, entièrement enclavée dans la colonie, vis-à-vis la première coulée, mérite notre attention, par diverses circonstances.
Elle figure une surface arrondie vers l'extrémité Nord-Est, et son diamètre visible est d'environ 30 à 40 mètres. Au contraire, vers l'extrémité opposée, sa largeur se réduit successivement jusqu'à quelques mètres, au droit des maisons. Bien que réchelle de notre carte soit considérable, elle ne nous a pas permis de rendre sensible la bifurcation de cette extrémité. Cette bifurcation consiste en ce que la coulée se divise en deux nappes, parallèles, laissant entre elles un intervalle d'environ 1."^* 60 de largeur. Ces deux nappes sont très régulières et offrent toutes les apparences extérieures de deux couches sédimentaires, intercalées entre les schistes à Graptolites. Chacune d'elles présente une semblable épaisseur d'environ 2 mètres. Les schistes graptolitiques , qui séparent ces deux coulées, ne se distinguent en rien de ceux qui composent les masses schisteuses- au-dessus et au-dessous de ces roches plutoniques. Nous ne distinguons pas même, au contact des trapps, un durcissement notable de la roche schisteuse. On pourrait donc, au premier aspect, considérer tout cet ensemble comme formé par une série régulière de dépôts sédimentaires,
22 Colonie cVArcbiAC.
de diverse nature pétrographiqne. Mais la roche trappéei n'est pas méconnaissable.
Nous avons figuré ces apparences, sur notre section fig. prise au point K de la carte. Cette section représente nne paroi à-peu-prës verticale, qui a été mise à nû très récemment, pour creuser une cour dans le coteau, autour de la maison Nr. 69.
Si Ton examine attentivement les deux nappes tnq[>péemies, on reconnaît aisément, que la roche qui les compose, possède une structure semicristalline et grenue, dont la nuance grise est variable et tend à devenir verdâtre. De petits cristaux blancs, dont elle est parsemée, lui donnent un aspect porpfayroide. Cette apparence diffère notablement de celle que nous observons à l'extrémité opposée de la même coulée, qui est complètement terreuse et verdâtre.
Cette différence peut être attribuée, en grande partie, à ce que la partie élargie de la coulée, formant saillie an dessus du sol, a été longtemps exposée aux actions atmosphériques, qui Tout décomposée, jusqu'à une profondeur de plus d'un mètre. Les détritus résultant de la désaggrégation de cette roche, sont exploités par les cultivateurs, pour l'amendement de leurs terres.
Au contraire, la section des deux coulées, qu'on voit dans la cour de la maison Nr. 69, montre la roche vive et exempte de toute décomposition. Il est probable, que l'influence des agens atmosphériques fera disparaître peu à peu les différences que nous venons de signaler et augmentera l'intensité de la nuance verte.
La forme que nous avons dû doimer à cette masse trappéenne sur notre carte, d'après les parties de son contour qui sont visibles, serait probablement moins régulière, si Ton pouvait l'observer directement, sur toute son étendue. Mal' heureusement, les détritus entassés vers le bas du côtean rendent ces observations impossibles et nous ne pouvons pas déterminer le point, ou se séparent les deux nappes décrites.
Comme nous ne voyons aucun prolongement de cette masse de Trapps vers le Nord-Est, nous serions porté à considérer
Colonie d'Archiac. 23
n extrémité arrondie comme représentant ce qu'on nomme le cheminée^ dans les terrains volcaniques. En partant de tte supposition, on pourrait concevoir, que la matière trapenne en fusion s'est déversée à l'extérieur par la même leminée, à deux époques différentes. Il en serait résulté lUx coulées, ou nappes, séparées par les sédimens déposés indant le même intervalle de temps.
En présentant cette interprétation, avec toute réserve, ms ajouterons, que les apparences de ces coulées méritent kttention, parcequ'elles constituent un des caractères distinctifs ! cette colonie. En effet, dans le voisinage, on ne retrouve illepart cette combinaison de deux coulées jumelles.
4. Notre carte montre une quatrième coulée, qui est ^rée en contact avec les couches supérieures de la colonie, i droit des maisons du village. Comme ce contact n'est pas stinctement exposé sur le terrain et comme d'ailleurs, cette >iilée s'éloigne notablement de la colonie dans la majeure urtie de son étendue, nous ne la considérons pas comme isant partie de cette enclave.
])hap. 3. Elémens paléontologiqnes de la
colonie d'Archiac.
Nous présentons, dans le tableau qui suit, les noms de •utes les formes spécifiques, dont nous avons constaté existence dans cette colonie, en faisant remarquer, que tous îs fossiles ont été recueillis sur place, de nos propres mains, l'exception des Graptolites, dont la majeure partie se trouve Ems les schistes noirs ou gris, toutes les autres espèces ont té extraites des sphéroïdes calcaires, enfermés dans ces schistes, ans toute la hauteur verticale occupée par l'enclave coloniale.
Nr.
Genres et Espèces
de la
Ck>lonie d'Archiac
Faunes siluriennes
Crustacés.
Dalmanites orba Barr.
Ceratiocaris inaeqnalis
Barr.
Entomis? migrans Barr.
Céphalopodes.
Orthoc. contamax Barr.