‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 76 sur 128 · zonatnm Barr · texte numérisé non relu

zonatnm Barr

Ptéropodes.

Hyolithes aduncus Barr.

Gastéropodes.

Bellerophon tardas Barr.

Capulus compressas >»' Cirrus sp. . . . Barr.

Murchisonia terebrans

Barr.

Natica plebeia . Barr.

Pleurotomaria humilis

Barr.

Pleur, sp. . . . Barr.

Pleur. 5p. . . . Barr.

Eccaliomphalus subu-

loi.deos . . Barr.

dl|d2|d3|d4|d58el|e2||fl|f2||6l|g2

2|g3|lil|

Colonie d'Archiac.

Oezunes et Espèces

pi, de U

l 1 Ck>lonie d'Archiac

Faunes siluriennes

el e2|ri f2

dl d2 d3 d4 d5

gl g2 g3

hl h2|ii3

Brachiopodes.

^ 1 Atrypa Sappho . Barr.

r 2 Atrypa obovata Sow.

1 3 LeptaenabracteolaBarr.

1 4 Lept. comitans Barr.

[6 Lingola regulata Barr.

r 61 Orthis mnlus . Barr.

; 1 Acéphales.

Il Cardiola fibrosa . Sow.

t2 Carda gibbosa . Barr.

;3 Card. intermpta Sow.

[4 Carda longifida . Barr.

5| Card. palchella . Barr.

6| Avicola capitata . Barr.

Graptolites.

1 Rastr. peregrinus Barr.

2 Graptolithus Becki Barr.

3 Gr. Bohémiens Barr.

4 Gr. colonns . Barr.

5 Gr. floridns . Barr.

61 Gr. Nilssoni . Barr.

7 Gr. nodulosns Barr.

8 Gr. nnntius . Barr.

9 Gr. priodon . Bronn.

Oj Gr. quadrans . Barr.

1 Gr. Roemeri . Barr.

2 Gr. sagittarius?His.

3 Gr. Sedgwicki Portl.

4 ! Gr. spinigerus Nichol.

5 Gr. tenuissimus Barr.

6 Diplograptus Bohemicus

Barr.

7 Dipl. folium . His.

B Dipl. palmeus . Barr.

9|Dictyoneraa Bohemica

1 Barr.

26 Colonie d^Archiac.

Nous ferons remarquer, que les 57 espèces énumérées sur le tableau, qui précède, ont été trouvées sur une surface très limitée et peu accessible. Nous allons parcourir les divers ordres et familles, qui sont représentés dans cette faune coloniale

Crustacés.

Les formes qui représentent les Crustacés dans cette colonie, sont peu nombreuses comme dans les autres enclaves coloniales, situées dans la bande d 5. Elles se réduisent aux trois espèces que nous allons indiquer.

1. Les Trilobites ne nous ont fourni qu'une seule espèce, Dalmanites orba, dont les fragmens sont assez fréquens. Panai ceux qui appartiennent à la tête de cette espèce, les uns offirent une granulation fine et les autres une granulation très forte. On pourrait donc les considérer comme représentant deux variétés. Nous rappelons, que nous avons déjà distingué ces deux variétés en 1852, en décrivant les spécimens de ce Trilobite, recueillis dans les schistes de la bande e 1, près de Borek. (Syst SU de Boh.-L p. 560. FI. 26.)

Nous ferons remarquer, que tous les fragmens découverts dans la colonie d'Archiac étaient renfermés dans des sphéroides d'anthracolite, ou calcaire noir.

La rareté des Trilobites dans la colonie d'Archîac contraste avec leur fréquence relative dans les sphéroides de calcaire bleu de l'étage E, qui sont en place, dans le voisinage immédiat de R2épora, sur le chemin de Lochkow, c. à d. au Sud du village. Ces roches nous ont déjà fourni 8 genres et 8 espèces. Nous allons revenir sur ce fait, dans le parallèle entre ces deux formations, ci-après, Chap. 5.

S. Ceratiocaris ifmeqtuilis Barr. (SifsL 8il. de Boh, Vol, L suppl. PI. 19.) est représenté dans la colonie d'Archiac par plusieurs fragmens, qui consistent dans les pointes isolées, mais très reconnaissables de l'appendice caudal. Cette espèce se trouve aussi dans les sphéroides calcaires de la colonie de Béranka et dans les couches schisteuses de notre bande e 1»

Colonie d'Archiac. 27

tandisqne Cerat, Bohemicus se montre plus firéquemment dans notre bande e2.

3. Parmi les Ostracodes de notre étage E, Entomis migrans Barr. (Syst, sil. de Boh. Vol. L Suppl PI 24) se distingue par des stries longitudinales très prononcées, par rapport à sa petite taille. Cette forme se trouve également dans la colonie d'Archiac, avec les mêmes ornemens. Elle établit donc une nouvelle connexion entre la faune coloniale et la £aune troisième.

Avec cette espèce, nous trouvons une autre forme, qui semblerait différente, au premier coup d'oeil, parceque sa surface est complètement lisse. Mais, en considérant son contour et la forte rainure, ou entaille, qui la divise en deux parties égales, nous sonounes .porté à croire, qu'elle représente seulement le moule interne de Entomis migrons.

Céphalopodes.

Cet ordre ne parait représenté jusqu'ici, dans la colonie d'Archiac, que par 13 formes du genre Orthoceras, Notre tableau, sur lequel ces formes sont rangées* par ordre alphabétique, montre, que 3 d'entre elles ne sont connues que dans cette colonie, savoir : Orth. semiannulatum — sertiferum — testis. Il y en a 9, qui reparaissent dans les bandes de l'étage E. Une seule, Orth, contumax^ offre une longue intermittence et reparaît seulement dans notre bande f 2.

On remarquera, que les 9 espèces qui reparaissent dans l'étage E, sont du nombre de celles qui offrent la plus grande fréquence dans cet étage. Cependant 3 d'entre elles seulement: Orth, stylaideum-truncatum-valens se retrouvent sur l'horizon de l'étage E dans le voisinage de Riépora, où nous avons recueilli un assez grand nombre d'autres espèces du môme genre. Au contraire, Orth, contumaxj que nous retrouvons seulement dans la bande f 2, parait extrêmement rare sur cet horizon comme dans la colonie d'Archiac.

Parmi les 9 espèces, qui font leur réapparition dans les bandes e 1 — e 2, plusieurs se retrouvent dans d'autres colonies

28 Colonie d'Archiac

de la bande d 5. Ainsi, nous connaissons déjà: Orth. origttmU'StyMdeum-timidunhtnmcatum'ValenS'dsjïs la colonie Erej6f et presque tous dans la colonie de Branik. De même , OrOi, originale - valens^ existent dans la colonie de Béranka, et ailleurs.

L'absence complète dn genre Cyrtoceras^ dans la colooie d'Archiac, est an des caractères de la faune coloniale, qni mérite l'attention des paléontologues. Nous rappelons à cette occasion, que ce type n'a fourni jusqu'ici, dans les colonies, que 2 espèces, représentées chacune par un seul spécimen, savoir: Cyrt, piebeium dans la colonie Erejëf et Cyrt, advena dans la colonie de Béranka.

Il ne faut pas perdre de vue, que le type Cyrtoceras est totalement inconnu, jusqu'à ce jour, dans la faune seconde de notre bassin, comme dans celle de la grande zone centrale d'Europe. Ce fait nous aide à comprendre l'extrême rareté de ses premiers avantcoureurs , dans la faune coloniale. Nous, voyons ensuite ses représentans notablement plus nombreux dans la bande el, qui en possède 26. Mais, ce chiffre est bien éloigné du nombre extraordinaire de 201 formes, qui se manifestent durant un espace de temps relativement court, c. à d. dans une hauteur peu considérable, dans notre bande calcaire e 2.

Parmi les 18 antres genres de Céphalopodes, qui caractérisent, soit notre faune seconde, soit notre faune troisième, aucun n'est représenté dans nos colonies.

Ptéropodes.

Cet ordre n'a fourni dans la colonie d'Archiac qu'une seule espèce: Hyolithes aduncus Barr. qui n'est connu que par un seul exemplaire, très bien conservé. Cette forme se retrouve dans notre bande e 1 et dans notre bande e 2, où elle est assez fréquente. Elle reparait dans la bande f 2, après une intermittence, correspondant à la hauteur de la bande fl.

Colonie d'Arohiac. 29

Gastéropodes.

Les nombres de 7 types et de 9 espèces de cet ordre, ae nous avons observés dans la colonie d'Archiac, quoique 'étant pas absolument considérable, méritent cependant d'être ^marqués, à cause de la rareté relative des Gastérppodes, dans $8 autres colonies.

Parmi ces 9 formes spécifiques, nous n'en reconnaissons Dcone, qui soit identique avec les espèces caractéristiques de i faune seconde. Au contraire, toutes nous semblent exister ans notre faune troisième. Mais, notre travail sur les fossiles e cet ordre n'est pas encore assez avancé, pour que nous oissions donner tous les noms spécifiques.

Nous ferons remarquer, que chacune de ces formes est ^présentée par un petit nombre d'exemplaires, et plusieurs ar un seul, dans la colonie d'Archiac.

' sont deux des espèces les plus com-

Braehiopodes.

La colonie d'Archiac ne nous a fourni jusqu'ici que 6 espè- BB de Brachiopodes, représentant 4 genres.

1. Linffula regulata parait exclusivement propre à cette olonie.

3. Atrypa obovata j innés dans notre faune troisième, où elle se reproduisent sur les ivers horizons indiqués sur notre tableau qui précède. Nous Bippelons que Atr. ohovdta avait déjà existé dans la col. Zippe, . à d. sur l'horizon de la bande d 4.

4. Leptttna bracteola, qui reparaît dans notre bande el, se etrouve encore dans la bande e *i, mais ne se propage paç u-dessus de cet horizon. Nous remarquons, que la seule locaité, où les individus sont fréquens sur l'horizon de la bande I 1, est située près de Borek, c. à d. sur le bord opposé du assis calcaire, par rapport à R2épora.

30 Colonie d'Archiac.

5. Lept, comUanSy qui reparaît dans notre bande e 1 , se propage, au contraire, à travers toate notre division supérieure, puisque nous la retrouvons dans notre bande h 1. Cependant, durant cette longue existence, elle semble avoir éprouvé plusieurs intermittences en Bohême.

6. Orthis mulus reparaît dans notre bande eS, où ses spécimens sont assez fréquens. Mais, cette espèce doit attirer surtout notre attention, parcequ'elle est une de celles qui ont fait leur première apparition dans la col. Zippe , c. à d. sur rhorizon de la bande d 4 , comme Atrypa ohovoia^ que nous venons de citer.

Acéphales.

Cet ordre est représenté dans la colonie d'Archiac par 5 espèces du genre Cardiola, Deux de ces formes paraissent exclusivement propres à cette colonie, tandisque les 3 autres se reproduisent dans notre faune troisième. On sait que Cari interrupta est un des fossiles les plus caractéristiques de nos bandes e 1 — e 2 et surtout de cette dernière. Les 2 autres espèces, Card. fihrosa et gihhosa, qui reparaissent dans la bande e 1, ne se propagent pas au-dessus de cet horizon.

Nous rappelons, que ces 3 espèces de Cardiola , qui reparaissent dans la faune troisième, ont déjà été signalées dans d'autres colonies et notanmient dans la col. Erejéi et la col. de Branik, et€.

Nous avons encore recueilli dans la colonie d'Archiac une autre forme de cet ordre, que nous nommons Avicula capitata. Elle y est très rare et paraît exclusivement propre à cette enclave.

Graptolites.

Parmi les 19 formes de cette famille, que nous énumérons sur notre tableau, qui précède, il y en a 7, qui sont exclnsivement propres à la colonie d'Archiac, savoir :

Colonie d'Archiac. 31

Grrapt. floridos . . . Barr.

6r. nodnlosus . • Barr.

6n sagittarius? . His.

Grr. Sedgwicki . Portl.

Grapt. spinigerus . . Nichol.

Diplogr. Bohémiens . Barr.

Dipl. folium . . . His.

Les 12 autres espèces ont reparu dans notre faune troiliëme et pricipalement dans la bande e 1. Quelques unes se )ropagent cependant jusque dans notre bande e 2.

La plupart de ces formes ont été déjà signalées dans d'autres colonies et principalement dans les colonies Ercjôi et laidinger. Nous aurons occasion, plus tard, d'indiquer les autres colonies, dans lesquelles nous avons aussi constaté leur présence.

Nous devons faire observer, que Diplogr. Bohemicus offre une forme très analogue à celle que nous nommons Diplogr, teres lans notre bande d 5, c. à d. dans notre faune seconde. L'une ît l'autre sont très apparentées avec Diplogr. teretiiisculus His. caractérisant la même faune en Scandinavie et en Angleterre. ^ons ne conaissons aucune forme analogue dans notre faune troisième. Ainsi, ce Graptolite établit une connexion entre la faune [coloniale et la faune seconde. Ce fait mérite d'être remarqué.

Outre les Graptolites, proprement dits, nous avons découvert ians la colonie d'Archiac, Dictyonema Bohemica, Barr., dont 'existence n'a été reconnue dans aucune autre colonie. Cette *orme nous paraît identique avec celle qui se trouve assez fréquemment sur l'horizon de notre bande e 2 , et plus rarement dans la bande e 1*

Nous devons constater, que nous n'avons rencontré dans la colonie d'Archiac aucune trace d'Encrines ni de Polypiers, 3c caractère négatif est commun à presque toutes nos autres M)lonies, tandisque les fossiles de cps deux ordres sont assez communs dans notre bande eS. Ils sont, au contraire, relativement rares dans notre bande e 1 , ce qui semble indiquer m progrès successif dans leur apparition en Bohème.

32 Colonie d'Archiac.

Ghap. 4. Formations de la bande d 5, entre lesquelles la colonie d^Arehiae est enclavée.

Nous avons à considérer, d'abord, les formations de dS placées dans la série verticale aa-dessoas de la colonie et ensuite les formations situées au-dessus de cette enclave et qui sont par conséquent interposées entre elle et la base de la bande e 1.

/. FormationB pldcées sous la colonie.

Les dépôts inférieurs à la colonie, dans la série verticale, sont figurés dans la partie Nord-Ouest de notre carte, ci-jointe, et sur la partie gauche de nos sections fig. 1 et fig. 2.

Sur la carte et les sections, la couleur jaune indique le^ dépôts sédimentaires de d 5 , c. à d. des schistes gris et des quartzites, alternant le plus souvent par couches minces et subrégulières. Mais, sur trois horizons parallèles, indiqués par les lettres : Z — Y — X — les quartzites deviennent prédominans, à Texclusion presque totale des schistes. Cette prédominance se manifeste par la superposition de plusieurs bancs de roche quartzeuse, dont quelques uns atteignent ou dépassent l'épaisseur d'un mètre. Cependant, ce dépôt siliceux n'est pas uniforme sur les trois horizons signalés. Le minimum correspond à l'horizon le plus bas Z, tandisque le m(iximum s'observe , au contraire , sur l'horizon le plus élevé, X, c. à d. immédiatement an-dessous de la colonie d'Archiac. H nous est aisé d'établir ces comparaisons, parceque les gros bancs en question ont été recherchés depuis long temps comme matériaux de construction. Leurs affleuremens ont donc été mis au jour par des carrières, qui restent ouvertes et dont nous avons figuré l'étendue horizontale, sur notre carte. Ces excavations atteignant la profondeur de quelques mètres, conconrent à nous montrer la direction générale et normale des couches dans cette localité, comme leur inclinaison semblable vers le Sud-Est.

Colonie d'Archiac. 38

Ces carrières nous permettent aussi de constater un fait ignlier, qui se manifeste de la même manière vers Textréité Nord-Est de chacune des masses principales de quartzites

et T. Ce fait consiste en ce que les bancs très réguliers I cette roche, au lieu de se prolonger dans leur direction rmale, s'infléchissent semblablement vers le Nord, suivant une orbe continue et sans aucune fracture. Puis, ils disparaissent kalement, à la distance de quelques mètres. Cette circonmce seule a empêché la prolongation des carrières vers le 3rd-Est, malgré les tentatives des habitans du village, pour

procurer des matériaux. Plusieurs d'entre eux nous ont primé leur regret à ce sujet et ils sont maintenant forcés aller chercher la pierre à bâtir dans les couches calcaires I notre étage G, vers le Sud-Est de Riépora.

Dans les premiers temps où nous avons observé la brusque issation des gros de bancs quartzites X et Y, il nous a semé, que ces apparences pouvaient être interprétées comme sultant d'une dislocation de la même nature que celles qu'on >mme: rejet horizontal. Nous en avons décrit un exemple tmarquable dans les couches de notre étage G, à l'Ouest du liage de Elukovitz, dans le vallon de S*- Procope, aux envions de Prague. (Véf. des col, III. p. IJ^ — 1865J, Mais, après roir étudié avec attention et exactement tracé sur notre carte us les détails des formations de cette localité, nous avons ï renoncer à cette première interprétation, d'après les condérations suivantes.

1. On peut remarquer, que les masses de quartzites X et sont disposées de manière, que l'extrémité de la première

îrs le Nord-Est, ne correspond point à l'extrémité Sud-Ouest 3 la seconde, ce qui aurait dû avoir lieu, si elles avaient été fparées l'une de l'autre par un rejet horizontal.

2. Si on compare les coulées de trapps, qui sont à peurès en contact avec chacune des deux masses X et Y, on (connaît, qu'elles occupent des positions diamétralement oppoies. La coulée, située à la base de la colonie, repose imméiatement sur les gros bancs de X. An contraire, la coulée )i8ine des gros bancs Y est placée au-dessous de ces bancs,

34 Colonie d'Archiac.

dans la série verticale. Ces circonstances ne peuvent pas être expliquées par une dislocation horizontale.

3. Les schistes noirs à Graptolites de la colonie constituent une masse considérable, presque immédiatement au-dessus des gros bancs de quartzites X, tandisqu'il n'existe aucune trace de ces schistes, ni au dessus, ni au dessous des bancs épais de Y.

4. Nous rappelons aussi que, malgré la grande analogie qui existe dans les apparences des masses X et T, on ne peut les considérer comme identiques, ni sous le rapport de lenr épaisseur, ni sous celui de la nature minérale des couches dont elles sont composées.

5. Enfin, la masse Z, qui occupe la position la plus basse et la plus reculée vers le Nord, diffère encore plus notablement des deux autres masses, par la réduction très marquée dans répaisseur des bancs de quartzites. Elle n'est accompagnée par aucune coulée de trapps, placée au contact, ni par aucun dépôt de schistes à Graptolites.

Cette masse Z, parait se prolonger assez loin vers le Nord- Est, car on trouve ses traces dans diverses essais de carrières, le long du chemin , qui s'étend suivant cette direction et qni est tracé à peu près sur Tarête culminante de la colline. Notre carte montre, que cette ligne coïncide avec la direction générale des formations dans cette localité.

Il nous semble presque superflu de &ire remarquer à nos lecteurs, exercés dans les recherches stratigraphiques, que les considérations exposées suffisent pour démontrer également, que les apparences des 3 niasses de quartzite, X— Y — Z, ne peuvent être attribuées, ni à des failles, ni à des plis, ni à on rejet horizontal.

Puisque les dislocations ne peuvent pas rendre raison de ces apparences stratigraphiques, nous devons leur chercher onê autre origine. Celle qui nous parait la plus vraisemblable consisterait à concevoir que, pendant le dépôt des sédimens, il existait, au droit du point Y, un petit promontoire ou angli saillant, à Tabri duquel se sont déposées les matières silicen-

Colonie d'Archiac . 35

es, qni constituent les couches de quartzites de cette masse, las tard, une structure topographique semblable aurait égalelent donné lieu aux dépôts quartzeux de la masse X.

A l'Est de ce promontoire, le contour du rivage aurait )rmé une petite anse, dans laquelle se sont déposés les schisis à Graptolites, qui représentent la base de la colonie. Ce épôt aurait d'abord comblé cette anse et il se serait ensuite tendu plus loin vers le Sud-Ouest, en recouvrant la coulée de -apps placée sur les gros bancs de quartzites X.

Nous accepterons volontiers toute autre interprétation plus raisemblable des apparences stratigraphiques de cette localité.

Abstraction faite des bancs épais de quartzites, sur lesnels nous venons d^appeler l'attention spéciale de nos lecteurs, )ut le reste des formations sédimentaires , placées au-dessous e la colonie, dans la série verticale, se compose de schistes ris et de quartzites, alternant par lits minces, en diverses reportions, comme nous les observons habituellement dans la mde d 5. Mais, au contact des coulées de trapps, figurées ir notre carte, les couches schisteuses ont été partiellement orcies et ont pris un aspect siliceux. Cependant, cette altération est pas générale et nous observons des parties de schistes irreux et sans consistance, jusque dans le voisinage immédiat es trapps.

Dans tous les cas, ces roches altérées, ou non altérées, mservent également l'empreinte très distincte des espèces iractéristiques de la faune seconde. Parmi ces formes, nous itérons celles que nous avons recueillies à diverses reprises, s nos propres mains:

Trinucleus Goldfussi . Barr.

Hyolithes elegans . Barr.

H. undulatus Barr.

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