Cystidea Bohemica . Barr
Nous devons faire remarquer, que tous ces fossiles se ouvent aussi dans les schistes durcis, qui reposent immédiateent sur la coulée extrême de trapps, figurée vers le sonmiet ord-Ouest de notre carte. Comme plusieurs de ces espèces dstent dans notre bande d 4, en diverses localités , nous
devons considérer l'horizon qu'ils occupent près de Rlépora comme placé près de la limite des deux bandes contigaes d 4 — d 5. Le sol étant couvert par une couche épaisse de terre végétale au delà de cette dernière coulée, nous ne pouvons pas indiquer cette limite d'une manière plus précise. Mais, en se dirigeant vers le Nord-Ouest , on retrouve à quelque distance, les couches de d4, à découvert, et notamment près d'une chapelle isolée, nommée na Krtny^ et qui s'élève sur un petit mamelon dominant le terrain.
Nous avons encore à signaler une particularité relatîTe aux schistes durcis, au contact de la coulée extrême, dont nous venons de parler. C'est qu'ils renferment, dans le voisinage du ruisseau, des sphéroïdes calcaires, dont la couleur n'est pas noire, mais bleuâtre, ce qui les distingue des sphéroïdes de la colonie d'Archiac. Ces roches ayant été fouillées sous le sol, il y a longues années, dans un but industriel, nous avons pu y trouver, à diverses reprises, des tètes très bien conservées de Trinucleus Goldfussi, Nous y avons également découvert Leptaena aquila. L'existence de fossiles caractéristiques de la flaune seconde, dans des sphéroïdes calcaires, sar l'horizon de la bande d 4, est un fait que nous avons observé sur plusieurs points de notre bassin, et que nous avons signalé en 1852, dans notre Esquisse géologique (Syst sU. de Boh. Vol I. p, 69,)
Après avoir ainsi reconnu la nature des roches sédimentaires, placées verticalement au dessous de la colonie, et figurées sur la carte vers le Nord-Ouest de cette enclave, il nous reste à mentionner les coulées de trapps, coloriées en rouge et qui sont situées dans cette région. Ces coulées sont au nombre de 3 et leur existence est facile à constater, parceque chacune d'elles forme sur le sol un tertre ou une arête saillante, impropre à la culture, au moins sur une partie de sa longueur. D'ailleurs, les fragmens de trapps, disséminés sor la surface, ne permettent pas à un géologue d'ignorer la position de ces coulées.
Chacune d'elles" figure une lentille alongée; forme qui est bien en harmonie avec l'origine et la fluidité primitive de ces
Colonie d'Archiac. 37
roches plutoniqaes. Notre carte montre, qae les deux coulées situées vers l'extrémité Nord-Ouest du terrain décrit disparaissent près du ruisseau venant de Triebonitz, sous l'accumulation dje la terre végétale, qui cache environ la moitié de chacune d'elles. La roche est grenue et verdâtre. Elle se décompose
te
partiellement à l'air, tandisque certains blocs détachés se conservent intacts à la surface du sol et sur les berges du petit ruisseau.
//. Formations de d& placées au-dessus de la colonie.
n serait difficile de tracer une limite parfaitement exacte entre la partie supérieure de la colonie, composée de schistes gris très friables, et la formation immédiatement superposée de d5, qui présente des schistes semblables. Cependant, nous croyons que cette limite est indiquée avec une approximation suffisante sur notre carte. Pour l'établir, nous nous sommes guidé par la présence ou l'absence des sphéroides calcaires et en même temps par la réapparition des fossiles caractéristiques de la faune seconde.
En effet, l'expérience de longues années nous a enseigné, que tous les sphéroides calcaires ou anthracolites de cette région renferment exclusivement des formes caractéristiques de la faune troisième. Leur présence indique donc l'étendue verticale et horizontale de la colonie. Par contraste, nous nous sommes assuré en même temps que, sur l'horizon où les sphéroides disparaissent, les schistes gris présentent un mélange des espèces coloniales avec les espèces caractéristiques de la bande d 5. Cet horizon doit donc être considéré comme correspondant à la limite supérieure de l'enclave coloniale.
Le point où nous avons constaté ce mélange, est à la distance d'environ 120 mètres vers le Nord, à partir de la petite coulée de trapps , située à l'embranchement de l'ancien chemin et de la nouvelle chaussée, qui conduisent vers Stodulek. C'est surtout à l'époque, où cette chaussée a été construite, qu'il nous a été possible de faire ces recherches, d'une manière re-
Colonie d'ArohUc
lativement facile et fructueuse. Aujourd'hui, les schistes gris, décomposés à la surface des talus de cette route, se prêtent mal à de semblables investigations, et le reste de la sor&ce est caché par la terre végétale.
Les fossiles des deux faunes, coexistans sur Thorizon, que nous venons d^indiquer, sont les suivans:
Faune troisième, ou coloniale.
Cardiola interrupta . . Sow.
Graptolitus priodon? . Bronn.
mal cofiservv.
Faune seconde.
Dalmanites Phillipsi . . Barr.
D. socialis . . Barr.
Nucula Bohemica . Barr.
Orthis Barr.
Hyolithes Barr.
Cytherina fugax . . . Barr.
Nous ferons remarquer, que les schistes à la limite supérieure de la colonie d'Archiac, et la lentille calcaire constituant la colonie Zippe, dans l'enceinte de Prague, sont les deux seuls gîtes, dans lesquels nous avons trouvé les fossiles de la faune troisième, mêlés avec ceux de la faune seconde. Les circonstances qui accompagnent ce mélange, dans ces deux localités, ne nous permettent pas de Tattribuer à une perturbation mécanique et nous devons concevoir, que les dépouilles des espèces, caractérisant ces deux faunes, ont été ensevelies dans les mêmes couches, parceque ces espèces étaient contem* poraines et existaient dans les mêmes localités.
En continuant à nous élever au-dessus de la limite en question, dans les couches de la bande d 5, nous traversons uniquement des schistes gris sans consistance, qui s'étendent jusqu' à la coulée de trapps, placée à V entrée du village de Biépora, au point M, sur la chaussée qui conduit vers Prague. On voit que, sur cet horizon, les trapps forment une masse très prolongée, le long de cette chaussée. Bien que nous ayons indiqué une solution de continuité dans cette masse, il est vraisemblable, que c'est uniquement une apparence due aux débris qui couvrent la surface du sol en cet endroit.
Dans tous les cas, l'horizon occupé par cette longue coulée, mérite particulièrement notre attention. En effet, sur le talus
Colonie d'Ârchiac. 39
de la chaussée incliné vers le Nord-Ouest, il existe diverses alternances de couches minces de trapps avec des schistes gris, plus ou moins altérés et durcis. Or, dans une partie de ces schistes, contre la chaussée, nous avons recueilli, à diverses reprises, principalement lors de la reconstruction de cette route, des fragmens assez nombreux des espèces suivantes:
Homalonotus?
Orthoceras .
Trinucleus Goldfussi . Barr.
Dalmanites socialis . . Barr.
Calvmene declinata . Cord.
Les trois premières de ces espèces sont bien connues comme caractérisent la bande d 5, dans diverses localités et notamment contre le village de Gross-Kuchel, dans les schistes noirs, superposés à la colonie Krejèi.
Ainsi, l'horizon stratigraphique , qui correspond approximativement à la ligne tracée par la chaussée dirigée vers Prague, renferme les représentans indubitables de la faune seconde, tandisque nous n'avons découvert, sur le même horizon, aucune trace quelconque de la faune coloniale, c. à d. de la faune troisième.
Par conséquent, la dernière phase de la faune seconde se trouve bien réellement interposée entre la colonie d'Archiac et la base de notre étage E, placée au midi du village de Rfépora.
Nous avons dû nous arrêter sur l'horizon de la chaussée de Prague, pour formuler cette conclusion importante, parceque nous n'avons pas réussi, jusqu'à ce jour, à découvrir les traces certaines de la faune seconde, dans tout l'espace qui s'étend entre cette route et la limite supérieure de notre bande d 5. Nous attribuons à diverses circonstances cette absence apparente de tout fossile, dans les dépôts qui occupent l'espace indiqué.
D'abord, nous rappelons, que la formation culminante de la bande d 5 se distingue, sur tout le contour de notre bassin, par une intermittence totale de nos faunes siluriennes. C'est un fait, que nous avons constaté depuis longtemps, en diverses occasions, et notamment dans nos études récemment publiées
40 Ck>Ionie d'Archiac.
sur la Distribution des Céphalopodes, (Syst. SU. de Boh. Toi. IL Sér. 4, p. 109.) (p. 197 ^8\)
En second lieu, l'espace en question est occupé, en grande partie, par des schistes altérés, fréquemment durcis, ou bien mélangés avec la matière trappéenne, qui leur a communiqué une teinte verte très prononcée. Ces schistes sont donc réellement dans un état métamorphique, qui ne conserve plus aucune des apparences caractérisant les schistes gris -jaunâtres de notre bande d 5. Ces roches altérées se voient très distinctement entre les maisons du village de Ri^épora, sur la rive gauche du ruisseau, où il existe aussi une coulée de trapps à découvert et figurée sur notre carte. Les mêmes roches verdâtres s'étendent aussi sous la pai*tie opposée du village, c. à d. sur la rive droite du même ruisseau. Nous avons pu les observer, à diverses reprises, dans des fouilles faites pour la fondation de nouvelles maisons. Cependant, parmi ces couches altérées, il en existe d'autres, qui n'offirent pas les mêmes modifications, quoique également dépourvues de toute trace de fossiles. On les voit très bien dans leur prolongement, au Sud-Ouest du village, sur les talus de la chaussée, qui se dirige vers Woriech. Nous y avons vainement cherché des empreintes organiques.
Nous ferons aussi observer, que l'espace au Nord-Ëst do village, entre la chaussée vers Prague et le chemin vers Wohrada, est entièrement couvert par des prairies ou par des terres cultivées, qui nous cachent totalement les couches sous-jacentes. Mais, les nombreux débris de quartzites, disséminés sur les champs, suivant la direction normale, nous indiquent suffisamment Texistence de couches de cette roche, sous la surface du sol.
III. Seconde apparitian colmiiale de schistes à Graptolitesi prés du village de Rzépora.
.,, Nou9 avons indiqué sus notre carte, à l'Est de Riépora, le. long du chemin qui conduit vers Yohrada, des couches isolées de schistes à Graptolites, qui sont accompagnées par une coulée
Colonie d'Archiac. 41
de trapps et qui n'occupent ensemble que quelques mètres d'épaisseur. Ces dépôts graptolitiques sont enclavés comme les trapps, dans la masse des schistes gris et quartzites de notre bande d 5. Notre section figure 4, suivant la ligne ST, contribue à montrer les relations stratigraphiques , normales et régulières, qui existent entre ces diverses roches.
Nous constatons aussi que, vers son extrémité du côté de Rzépora, cette enclave se termine d'une manière très visible, tandisque les couches ambiantes de d 5 se prolongent régulièrement vers le village, avant de disparaître sous le sol des jardins. Près de cette extrémité, nous avons extrait des schistes à Graptolites quelques sphéroïdes de calcaire noir, qui renfermaient des fragmens d'Orthocères indéterminables. Ce sont, avec les empreintes des Graptolites, les seuls fossiles que nous connaissons sur cet horizon. Ces Graptolites sont Grapt priodon et Eetiol. Geiniteianus y abstraction faite de diverses empreintes moins distinctes.
Mais, en considérant, que cette petite enclave est séparée de l'étage E par une épaisseur considérable, composée en partie de schistes gris et de quartzites de d S, et en partie d'une puissante coulée de trapps, nous ne pouvons pas hésiter à la considérer, comme constituant une seconde apparition coloniale, occupant une position intermédiaire, entre la colonie d'Archiac et la bande e 1.
Nous sommes confirmé dans cette conviction par l'existence d'une masse graptolitique , beaucoup plus épaisse, à peu près sur le même niveau, à peu de distance vers l'Est, dans le village de Yohrada. Malheureusement, nous ne pouvons pas découvrir la preuve de la continuité présumée entre ces deux dépôts, parceque dans l'intervalle d'environ 1,000 mètres, qui les sépare, la surface est couverte par la terre végétale. Mais, en comparant, sur les deux points, l'éloignement de la bande e 1, nous sommes porté à considérer ces schistes à Graptolites < comme occupant vraisemblablement un même horizon, ou des horizons très rapprochés.
Au dessus de cette seconde enclave , les couches de d 5 très bien exposées le long du chemin de Yohrada, tracé sur
42 Colonie d*Archîac.
l^aréte culminante du terrain, sont en grande partie altérées et durcies. Sans doute, la grande coulée de trapps, qui recouvre ces couches, a produit cette altération.
Cette coulée, dont Tépaisseur moyenne est d'environ 100 mètres, est visible sur une longueur de plus de 1200 mètres, parceque la plus grande partie de sa surface est inculte. Elle tignre une courbe alongée et elle constitue à peu-près la moitié de la masse de la colline, qui s'étend entre Riépora et Yohrada, et qui porte le nom de Na vrchu, dans la langue Bohême.
Dans le voisinage de Riépora, nous avons ajouté à ce nom celui de promontoire, qui caractérise bien Tapparence de cette hauteur, dominant le village. En effet, elle se termine brusquement par un talus abrupte, presque vertical, qui s'élère à 25 ou 30 mètres, au dessus du fond du vallon.
Au pied de cet escarpement, le ruisseau, après avoir traversé le village, s'infléchit brusquement et décrit une courbe d'un faible rayon, qui indique très bien le contour de ce promontoire.
Nous devons signaler, au sommet de cette colline, l'apparence columnaire que présentent les trapps de cette coulée; apparence qu'on distingue très bien, lorsqu'on est placé au Nord, sur la colonie d'Archiac. Nous observons rarement cette structure pseudo-basaltique, dans les trapps de notre terrain.
û est vraisemblable, que les dénudations atmosphériques ont principalement contribué à faire disparaître la partie de cette coulée, sur laquelle est creusé le vallon, car nous trouvons les trapps en place dans leur prolongement visible , sur le coteau beaucoup moins élevé, qui forme la rive droite. Dans cette partie, la roche est très friable et son épaisseur diminue rapidement dans la direction du Sud-Ouest, où la coulée disparait sous les champs.
En continuant notre marche ascendante dans la série verticale,' au dessus de cette grande coulée , nous voyons que sa surface supérieure est occupée par les formations de la bande d 5 , plus ou moins altérées. l\ existe plusieurs alternances très distinctes des trapps avec ces couches durcies, dont la
Golonio crArchiftc. 43
couleur claire contraste fortement avec la nuance verdàtre et foncée de la roche platonique. On voit même des parties de qnartzites complètement immergées dans les trapps. Nous avons indiqué ce fait sur notre section fig. 1, mais l'exiguité de Téchelle ne nous a pas permis de figurer toutes les alternances, qui sont très rapprochées.
Nous n'avons trouvé , sur cet horizon culminant de d 5, que des traces de Fucoides, qui deviennent visibles et saillans BUT la surface des couches, longtemps soumises aux influences atmosphériques. Ces couches sont très bien exposées sur le revers du promontoire, qui est incliné vers le Sud. On voit aussi que, dans le voisinage de R^épora, elles s'étendent jusqu'aux bords du ruisseau, qui parait couler à peu-près sur la limite entre les bandes d 5^e 1 c. à d. entre nos deux divisions.
Gliap. 5. Parallèle entre la colonie d^Archiac et la bande e 1 ^ située an midi du village de
Riépora.
Nous ferons d'abord observer, qu'au-dessous de la colonie, il existe trois masses parallèles de gros bancs de quartzites, dont la plus élevée se trouve en contact avec la base de cette enclave. On ne distingue aucune masse quartzeuse comparable, dans la série des couches de bande d 5, sur lesquelles repose la bande e I, au droit de Riépora.
Ce fait contribue à montrer, que la colonie ne peut pas être considérée comme résultant de la répétition des mêmes formations, par suite de plissemens, ou autres perturbations du terrain. Comparons maintenant la colonie avec la bande e 1.
L Sous les rapporté pétrographiques.
La colonie et la bande e 1 sont également composées d'une masse schisteuse, renfermant des sphéroides calcaires et associée à des coulées de Trapps. Ces élémens principaux, consi-
44 Colonie d'Archiac.
dérés d'une manière générale, sont donc semblables. Mais, si on les examine attentivement dans leur nature et dans les détails de leurs apparences, il est aisé de se convaincre, qu'il n'existe aucune identité dans les roches de ces deux formations.
1. Les schistes à Graptolites noirs, présentant les apparences typiques de cette roche, sont beaucoup plus développés dans la colonie qu'à la base de la bande e 1. En outre, nous avons constaté que, dans la colonie, ces schistes n'ont subi aucune altération métamorphique et n'ont pas même été durcis au contact des trapps. Au contraire, les schistes comparés, vers la base de la bande e 1 , ont été fortement durcis. La plupart des couches ont pris une apparence rubannée et siliceuse, de sorte qu'il est difficile de les séparer en couches minces, pour obtenir les empreintes des Graptolites.
8. Dans la colonie, tous les sphéroïdes sont invariablement composés de calcaire noir, ou Anthracolite et ils renferment une forte proportion de pyrite de fer, libre.
Au contraire, dans les schistes à Graptolites, à la base de la bande e 1, il est très difficile de trouver un seul sphéroïde d'anthracolite , tandisqu'on y voit des sphéroïdes et même des couches, composées d'une calcaire bleu-clair, contenant de fréquents Graptolites. Mais, il faut observer, que ces calcaires, exposés aux actions atmosphériques, prennent extérieurement la couleur des feuilles mortes, qui pénétre plus ou moins profondément dans l'intérieur. Nous n'avons observé aucune trace de pyrite dans cette roche. Nous ferons aussi remarquer, qne la surface des champs, vers l'extrémité Nord-Est de la colonie, est parsemée de débris de sphéroïdes calcaires noirs, portant la trace des espèces coloniales. Au contraire, les champs situés au midi de R^épora, sur la bande e 1 , ne présentent aucune trace de ce calcaire anthracolitique.
3. A mesure qu'on s'élève dans la hauteur de la bande e 1, les sphéroïdes de calcaire bleu se multiplient de plus en plus et finissent par former des couches continues, séparées par des lits de schistes gris, sans consistance. Au contnûre, dans toute la hauteur occupée par la colonie, les sphéroïdes
Colonie d'Archiac. 45
it également clair-semés et il n'y ancnne trace de couches ntinues de calcaire.
4. Si Ton jette un coup d'oeil sur notre carte, on reconitra aisément, que la disposition et l'étendue des coulées de pps, qui existent, d'un côté dans la colonie et l'autre côté ns la bande e 1 , ne présentent aucune ressemblance. Cette rérence devient encore plus frappante, si l'on compare ces liées sous les rapports de leurs apparences physiques. Dsi, la coulée qui est située vers le milieu de notre bande I , se fait remarquer par sa décomposition très prononî, en sphéroides, qui s'exfolient par couches minces, conitriques. Cette roche renferme aussi un grand nombre de Iules calcaires, empâtés dans sa masse. Nous n'observons n de semblable dans les trapps de la colonie.
Ainsi, malgré l'analogie évidente entre la colonie et la ide e 1 au droit de Riépora, tous les élémens qui constint ces deux formations, offrent des apparences diverses i ne permettent pas de les considérer comme deux parties, n même tout, séparées par des dislocations du sol.
. Observation relative à la couleur des schistes à Graptolites de la bande e 1 .
Nous profitons de cette occasion pour faire remarquer que, exception des schistes noirs peu développés, dont nous venons naler l'existence à la base extrême de e 1, tous les autres istes de cette bande, renfermant des sphéroides de calcaire u, sont d'une couleur grise, très peu foncée. Ces schistes %rent donc notablement par leur nuance, du type des schistes ptolitiques. Nous ajouterons même que, sur quelques points la bande e 1 , au midi de Riépora, les couches schisteuses, ^rées et durcies, dans le voisinage des trapps, prennent une tleur encore plus claire, de sorte qu'en observant les fragns isolés de cette roche, on serait peu disposé à reconnaître 1 affinité avec les schistes à Graptolites, dont elle occupe place habituelle.
46 Colonie d'Arcbiac.
MaiS) ces apparences ne doivent pas nous surprendre, parcequ'elles ne sont pas exclusivement propres aux environs de R2épora.
En effet , nous trouvons dans la bande e I , sur diverses parties de sa surface exposée, Taffaiblissement régulier et normal de la nuance de ces schistes, qui se montrent ailleurs avec une couleur noire, ou du moins très foncée.
1. Nous pouvons citer d'abord, dans Tint^rieur du bassin, non loin de Prague, le sommet du vallon de Slivenetz. Sons le cimetière de ce village, on trouve, dans les ravins, une masse de ces schistes décolorés et presque blancs, qui conserveot cependant l'empreinte très distincte des Graptolites de la bande e 1 , et qui renferment aussi des sphéroïdes d'anthracolite a?ec les fossiles caractéristiques de cet horizon. Ces sphéroïdes n'offrent d'ailleurs aucune trace quelconque d'altération et ils nous ont fourni quelques uns des plus beaux Céphalopodes, figurés sur nos planches, avec tous les ornemens de leur test Ainsi, dans cette localité, les schistes seuls ont perdu leur couleur noire, tandisque les sphéroïdes l'ont conservée.
8. Sur le contour Nord-Ouest du bassin, les schistes de la bande e 1 montrent l'apparence décolorée de la manière la plus prononcée, au droit de Zbui^n, qui est seulement à la distance de 2 kilomètres à l'Ouest de Ri^épora. En effet , au sortir du village, sur la chaussée qui conduit à Chotecz, vers le Sud- Ouest, on voit dans la bande e 1, une masse de schistes près* que complètement blancs et conservant cependant les empreintes distinctes des Graptolites. Sur cette masse, on retroufe, en suivant la même chaussée, une autre masse de schistes grap* tolitiques, presque noirs. Nous n'avons rencontré aucun sphéroïde calcaire, dans cette localité.
3. Si l'on se transporte jusqu'à Tachlovitz à 5 kilomètres de Riépora, sur le même contour Nord-Ouest du bassin calcaire, on retrouve la masse de la bande e 1 exactement composée conmie au droit de ce dernier village, c. à. d. que les schistes à Graptolites ont une couleur grise, très peu foncée, tandisque les sphéroïdes qu'ils renferment offrent, dans leur intérieur, un»
Colonie d'Archiac. 47
teinte bleu-clair. Cette nuance, modifiée par les actions atmosphériques, se transforme semblablement en couleur de feuilles mortes. Ainsi, toutes les apparences de ces roches sont identiques avec celles que nous observons au midi de R2épora.
4. Au droit de Vorder-Tfzeban, à Taval de Karlstein, on observe, sur le talus du chemin de fer, une masse de schistes à Graptolites rouges, avec des empreintes très distinctes de ces fossiles. Il n'y a point de sphéroïdes dans ce dépôt, qui appartient à Tune de nos colonies, sur le contour opposé du bassin.
Ces exemples, choisis parmi beaucoup d'autres, que nous exposerons ailleurs, suffisent pour nous montrer, que les deux élémens principaux de la bande e 1, c. à. d. les schistes et les sphéroides calcaires, offrent de notables et nombreuses variations locales, dans l'étendue visible de nos formations. Ainsi, les apparences signalées, au droit de Riépora, ne présentent aucune anomalie particulière à cette localité.
///. i^ous les rapports paléontologiques.
Nous avons réuni, sur le tableau qui suit, les noms de toutes les espèces, que nous avons pu recueillir de nos propres mains, dans la bande e I, au midi de R2épora, sur un espace longitudinal beaucoup plus étendu que celui qui est occupé par la colonie d'Archiac.
Colonie d*Archiac.
Fossiles de la bande el, au droit de Riépora.
Hr
Qenres et Espèces
Faunes siluriennes
dl d2 d3|d4 d5
el e2
fl|f2||gl|62|63||hl
Triiobites.
Arethusina Eonincki Ban*. Cyphaspis Burmeisteri Barr.
Cromus Beanmonti Barr.
Phacops Glockeri . Barr.
Lichas scabra . . . Beyr.
Illaenus Boucbardi Barr.
Acidaspis Leonhardi Barr.
Spaerexochns mims Beyr.
Cépiia iopodes.
Orthoceras amoenum Barr.
annulatum Sow.
aphragma? Barr.
hastile . Barr.
robastnm Barr.
styloideum Barr.
truncatum Barr.
valens . . Barr.
Braciiiopodes.
Leptaena euglypha Daim.