‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 95 sur 128 · I. Faune Primordiale · texte numérisé non relu

I. Faune Primordiale

Schistes argileux, compactes, rarement métamorphiques.

Roches diverses sémicristallines.

27 Trilobites 5 Ptéropodes 2 Brachiopodes 1 Bryozoaire?

5 Echinodermes

Ces sont les deux étages dits: Azoiques.

Ginetz. Skrey.

Environs de Pr?ibram sur le

contour Sud Ouest.

Environs de Mies sur le

contour Nord-

Ouest.

Ghap. 2. Configuration topographique de la

zone coloniale.

Distribution horizontale des colonies et des coulées isolées de Trappe

La zone coloniale, occupant une grande partie de la surface horizontale et de la hauteur verticale de la bande d 5, figure une zone elliptique et concentrique autour du bassin calcaire. Elle est généralement séparée de ce bassin par la formation dénuée de fossiles de nature animale, que nous avons signalée ci-dessus , comme couronnant la bande d 5.

100 Caractères généraux des Colonies.

Les colonies sont distribaées sur la surface de cette zone, de manière à figurer elles-mêmes des lignes concentriques, discontinues. Elles laissent entre elles des intervalles irrégnliers et plus ou moins étendus.

Comme une partie de la surface du sol de cette zone est recouverte par le diluvium, ou par la terre végétale, nous ne pouvons mesurer exactement, ni la longueur de toutes les colonies, ni les distances qui les séparent. Mais, malgré cette circonstance, la disposition des lignes concentriques, formées par les enclaves coloniales, est très apparente.

Chacune des colonies, considérée isolément, présente, snr la surface du sol , la forme d'une lentille très alongée , dans laquelle la hauteur, ou l'épaisseur, ne constitue qu'une faible fraction de la longueur.

La plus grande épaisseur observée dans les encla?e8 coloniales dépasse 150 mètres et la plus grande longueur visible s'élève au moins à 1,500 mètres.

La moindre épaisseur connue est celle de la colonie Zippe, qui est d'environ de 25 centimètres. Mais, on peut considérer cette dimension comme exceptionnelle, parceque cette enclaTe consiste uniquement dans une lentille calcaire.

Comme exemple des dimensions moyennes, nous citerons la colonie Haidinger, qui offre une épaisseur d'environ 12,^50, et une longueur approximative de 600 mètres.

D'après l'état de nos connaissances actuelles, le nombre des enclaves coloniales s'élèverait à plus de 20, dans notre bassin. Nous allons revenir sur ce sujet, en indiquant la distribution des colonies.

Nous ne regardons pas ce nombre comme définitif, parceque plusieurs de ces enclaves , soustraites à nos observations par des dépôts superficiels, peuvent être découvertes par de nouvelles recherches. Ainsi, M. Helmhacker, ingénieur des mines au service de la société industrielle de Kladno, nous a récemment communiqué divers fragmens d'Orthocères , trouvés par lui dans des lentilles calcaires près de Yraî, aux environs de Béraun. Ces fragmens étant mal conservés, nous ne pouvons

Caractères généraux des Colonies. 101

pas les déterminer en toute sécurité. Mais, il nous paraît vraisemblable, qu'ils appartiennent à des formes de la faune troisième. S'il en est ainsi, les spbéroides en question indiqueraient l'existence d'une nouvelle colonie, vers le sommet de la bande d 4. ou à la base de la bande d 5, non loin de Tborizon de la colonie d'Arcbiac, sur le contour Nord-Ouest.

Si l'on considère la distribution horizontale des colonies, sur une zone elliptique , très alongée , concentrique au bassin calcaire, il nous semble impossible de méconnaître l'origine naturelle et sédimentaire de cette zone, conmie celle des autres zones semblables, qui constituent les bandes superposées de notre étage D. La disposition uniforme et régulière de ces diverses formations contraste avec les apparences, qui résultent des perturbations mécaniques du sol. Nous allons voir cette observation confirmée par l'étude des relations stratigraphiques entre les colonies et les formations, dans lesquelles elles sont intercalées.

Coulées isolées de trapps dans la zone coloniale.

La disposition horizontale, concentrique, que nous signalons pour les colonies, est complétée et confirmée par la présence d'une série de coulées trappéennes, distribuées sur la même zone, soit dans les intervalles qui séparent les enclaves coloniales, soit sur des horizons inférieurs ou supérieurs, entre les limites verticales de la bande d 5.

La carte ci-jointe des environs de Ézépora montre combien ces coulées sont fréquentes , puisque nous en comptons au moins 12, dans la bande d 5 et dans la colonie d'Archiac, et 4 autres qui sont placées dans la bande e 1, base de l'étage E. Nous rappelons, que les environs de Ober-Czemoschitz , cités dans notre Déf. des Col. IL p. 47 — 186J2, offrent une association semblable de nombreuses coulées, dans un espace horizontal aussi limité. Nous observons le même phénomène près de Karlik et ailleurs.

Il serait inutile d'énumérer, en ce moment, toutes ces coulées isolées, mais, nous pouvons approximativement évaluer à envi-

102 CarAct^res généraux clés ColoDÎeH.

ron ÔO le nombre de celles qni sont visibles, entre les limites de la zone coloniale. Il est probable, qu'il en existe encore d'antres , qui ont été dérobées à nos observations , par les dépôts qui couvrent la surface du sol.

Nous ferons remarquer, que les coulées isolées offrent une forme lenticulaire, alongée, connue celle des colonies. Cette apparence est bien en harmonie avec leur origine ignée. Lear direction est également concentrique aux contours extérieurs du bassin calcaire et à la direction générale de la stratification.

n suit de ces observations que, lorsqu'il se trouve dans une localité, plusieurs colonies, ou plusieurs coulées isolées, toutes ces enclaves sont généralement parallèles efttre elles. Cependant, il existe, sous ce rapport, quelques exceptions, dont on peut voir un exemple sur la carte des environs de Rîépora. Mais, il est aisé de se rendre compte de ces apparences irrégulières, dérivant des perturbations de la sédimentation locale, par l'effet des déversemens plutoniques et des mouvemens do sol, qui ont dû en résulter.

Distribution et nombre des colonies, sur la stu>

face de la zone coloniale.

Le nombre des colonies, dont l'existence est anjourdliQi reconnue, sur la surface des bandes d 4 — d 5, mais principalement de cette dernière, s'élève à plus de 20, ainsi qne nous venons de le constater.

N'ayant pas, en ce moment, une carte pour indiquer exactement la position de chacune de ces enclaves, nous nous bornerons à rappeler les noms de celles qui ont été décrites ou mentionnées , soit dans la présente publication , soit dans les précédentes sur le même sujet. Nous les rangeons en deux catégories, suivant qu'elles sont placées sur le contonr Nord -Ouest, ou sur le contour Sud -Ouest de notre bassin calcaire. Dans chacune de ces catégories, nous suivons l'ordre topographique, en commençant par l'extrémité Nord-Est, c. à d. par les environs de Prague, et en marchant vers le Sud-Onest

Caractères généraux des Colonies. 103

t^ Catégorie. Colonies situées sur le contour Nord-Ouest.

l. Colonie Zippe, dans l'enceinte des remparts de Prague. l Col. de Mottol l près de la chaussée conduisant de Prague I. Col. de Béranka j à Béraun.

i. Col. Cotta, dans le petit vallon située entre les

villages de Ginonitz et de Neuhof.

I. Col. de Yohrada, dans le village de ce nom. L Col. entre Vohrada et Ri^épora.

\ Col. d'Archiac, contre le village de Ri^épora. i. Col. de Tachlovitz, sur la chaussée entre les deux parties

isolées de ce village, f. Col. du Mont Kossov, près de Koenigshof.

ymt

Catégorie. Colonies situées sur le contour Sud-Est

du bassin calcaire.

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