‹ Défense des colonies (volume 2)Chapitre 96 sur 128 · Col. entre Rovina et Litten, traversant de la Béraun · texte numérisé non relu

Col. entre Rovina et Litten, traversant de la Béraun

En outre, diverses colonies, dans le voisinage de Bielecz et de Litten etc.

Bien que ces indications soient encore incomplètes, elles luffisent cependant pour montrer, que les colonies existent, en lomhre relativement considérable, sur chacune des moitiés op- )Osées de la zone coloniale.

Nous ferons remarquer, que celles qui sont situées sur e contour Nord-Ouest paraissent un peu moins nombreuses lue celles qui sont placées sur le contour Sud-Est. Cette

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différence numérique n'existe peut être pas dans la nature. Nous pouvons l'attribuer, au moins en partie, à Tétat actuel de la surface du terrain, qui a éprouvé moins de dénudatioDs dans la moitié Nord-Ouest de la bande d 5, que dans sa moitié Sud-Est Cette circonstance nous empêche de pouvoir examiner également les deux moitiés de cette zone et, par conséquent, nous ne sommes pas certain, d'avoir reconnu tontes les colonies, qui peuvent exister sur le contour Nord-Ouest du bassin calcaire.

Symétrie dans la position des colonies.

Nous avons déjà fait remarquer, dans notre Déf. desCol' IIL p. 95 — 1865, la symétrie qui existe dans la position des colonies situées sur les bords opposés de notre division supérieure. Ce fait est largement confirmé par les indications qui précèdent et il doit aussi puissamment contribuer à faire reconnaître l'origine sédimentaire des colonies, semblable à celle des formations schisteuses, entre lesquelles elles sont enclavées, en stratification concordante.

Par suite de cette concordance stratigraphique, les colonies du Nord- Ouest et celles du Sud-Est sont inclinées les unes vers les autres, comme les deux moitiés de notre bassin. Il serait donc impossible de soupçonner l'anomalie qu'elles présentent, si on faisait abstraction de leur faune.

Ghap. 3. Comparaison des élémens pétrographiqoes des colonies avec ceox des bandes e 1 — e 2 de la division supérienre et avec ceux des bandes d 4 — d 5 de la division in-

rérieure.

Le tableau, qui précède, (p. 96) indique sommairement les élémens pétrographiques, qui constituent toutes les subdivisions verticales de notre terrain. Mais, nous croyons devoir ajou-

Caractèrofl généraux des Colonies. 105

ter à ces indications quelques détails relatifs à nos colonies et à celles de nos bandes, qui sont en connexion particulière avec elles, savoir: les deux bandes e2— e 1 à la base de la division supérieure et les bandes d 5-— d 4, placées vers le sommet de notre division inférieure. Nous suivrons Tordre descendant.

L Bande e 18.

Dans notre étage E, la bande supérieure e 2 est presque exclusivement composée de calcaires, souvent fétides, en bancs continus, subréguliers et parfoiE^ épais. Ces bancs, de nuance presque noire, parsemés de débris d'encrines, sont séparés par des couches minces de schistes impurs, présentant de rares Graptolites. En quelques localités, comme à Tachlovitz, les calcaires de cette bande deviennent cristallins et blanchâtres, par l'abondance des fragmens d'Ëncrines.

L'apparence de ces roches contraste avec celle de la bande e 1 et des enclaves coloniales, principalement composées de schistes à Graptolites, renfermant des sphéroïdes de calcaire noir. Malgré ce contraste, nous constaterons tout à l'heure, que la bande e 2 présente les connexions spécifiques les plus nombreuses avec la faune des colonies.

n est important de remarquer, que la bande e 2 ne renferme aucune coulée de Trapps, ce qui établit un nouveau contraste avec les enclaves coloniales, comme avec la bande e 1.

//. Bande e 1.

Cette subdivision inférieure de l'étage E constitue la base intégrante de notre division supérieure. Elle se compose de schistes à Graptolites, qui renferment des sphéroïdes calcaires, connus sous le nom de Anthracoîites. Ces schistes alternent jusqu'à 4 ou 5 fois avec des coulées de Trapps, plus ou moins épaisses. D'après cette composition pétrographique , la puissance de la bande d 1 est très variable selon les localités

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Elle dépasse même 600 mètres, par exemple, an droit de Solopisk. Dans tous les cas, cette puissance est de beaucoup supérieure à celle de la bande e 9 superposée.

Les iSchistes à Graptolites, ordinairement très fissiles et faiblement micacés, offrent des apparences très variables, surtout par leur couleur. Leur nuance la plus ordinaire est noire ou bleuâtre; mais, ils se montrent quelque fois gris et même presque blancs. Nous en connaissons aussi, qui sont rouges et qui conservent cependant les empreintes des Gn^tolites. Ces empreintes persistent aussi, le plus souvent, dans les couches schisteuses, qui ont été durcies par le métamorphisme et qui ont pris une apparence rubannée, et siliceuse. Noos avons indiqué ci-dessus (p. 46) quelques unes des localités, oii on peut observer les diverses apparences des schistes graptolitiques.

Les sphéroïdes calcaires, renfermés dans ces schistes, sont ordinairement un peu aplatis et ils offrent souvent la forme d'un ellipsoïde alongé. Dans tous les cas, leur grand axe est parallèle au plan de stratification. Les fossiles qu'ils renferment tels que, Orthoceras^ Cyrtoceras etc. sont aussi étendus parallèlement aux couches schisteuses, c. à d. dans la position naturelle de l'équilibre statique. Ainsi, ces sphéroïdes ne peuvent être que des concrétions, qui se sont formées par les réactions chimiques, dans les sédimens, autour des fossiles , ou de noyaux quelconques, depuis le dépdt des schistes. On remarque habituellement, que les sphéroïdes deviennent plus nombreux et plus rapprochés, de manière à former des lignes presque continues, à mesure qu'on s'élève vers la bande e 2. On voit alors apparaître quelques couches de calcaire, qui forment une sorte de transition entre les deux bandes, que nous distinguons dans notre étage K.

Malgré cette transition pétrographique, plus ou moins marquée, les bandes e 1, e2 n'en sont pas moins distinctes Tune de l'autre. Elles sont même contrastantes, si l'on remarque l'absence constante des Trapps, dans la bande e2.

De même, sous les rapports paléontologiques, malgré de nombreuses connexions spécifiques, ces deux bandes se distin-

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gaent par leurs faunes particulières, d'une richesse très inégale. Ainsi, le tableau qui précède montre, que la bande e 1 possède seulement 15 espèces de Trilobites, tandisque nous en connaissons 81 dans la bande e 2. De même, la bande e 1 n*a fourni que 149 formes de Céphalopodes, tandisque la bande e 2 en présente 665. Nous pourrions indiquer des différences semblables, pour les nombres des Gastéropodes, Acéphales et Brachiopodes. Nous devons aussi signaler l'absence presque complète des Polypiers dans la bande e 1, tandisqu'ils offrent leur plus grand développement sur quelques horizons de la bande e 2, mais seulement dans certaines localités.

Quant aux connexions que nous venons d'indiquer entre les faunes de ces deux bandes, on pourra les juger par le seul exemple des Céphalopodes, qui fournissent 68 espèces conmiunes à ces deux subdivisions. On voit, que ce chiffre représente presque la moitié des 149 espèces connues dans la bande e 1.

La considération de ces connexions spécifiques, si multipliées, nous a déterminé à maintenir ces deux bandes dans un même étage stratigraphique, E, qui contraste à la fois par sa nature pétrographique et par sa faune avec l'étage F, immédiatement superposé.

Les Trapps de la bande e i se font remarquer, dans quelques localités, parcequ'ils renferment des fossiles et notamment des fragmens de Céphalopodes. Nous citerons certaines coulées qui se trouvent à Butovitz, à Branik et dans les rochers de Kozel. Ces fossiles sont, tantôt isolés dans la roche trappéenne et tantôt renfermés dans des sphéroïdes calcaires, entièrement semblables à ceux, qui sont intercalés dans les schistes à Graptolites. Aux environs de Lochkov et ailleurs, nous connaissons aussi des lambeaux de ces schistes, enclavés avec leurs sphéroïdes dans les Trapps, sans que la structure naturelle de ces roches ait subi aucune modification sensible.

Dans tous les cas, les fossiles se montrent sans altération et quelques uns conservent même, sur leur surface, les ornemens les plus délicats. Cette circonstance nous indique, que

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les coulées de Trapps, qui ont entraîné ces fossiles isolés, ou les sphéroides qui les renferment, ne possédaient pas une haute température.

Il faut aussi remarquer que, dans les Trapps, les sphéroides et les Céphalopodes sont placés d'une manière très variable et souvent contraire à leur position statique, que nous venons de signaler dans les schistes à Graptolites. Ils ne se trouvent donc plus dans leur position naturelle et primitive. Cette observation suffirait pour démontrer l'origine plutonique des Trapps.

IIL Elémens pétrographiqties des Colonies.

La description des roches, qui constituent notre bande e 1, peut s'appliquer littéralement aux colonies. Il serait donc inutile de la répéter. Mais, nous devons présenter cependant les observations qui suivent:

1 . La puissance des enclaves coloniales est toujours beaucoup moindre que celle de la bande e 1 , parceqne ces enclaves offrent généralement moins d'alternances de schistes à Graptolites avec les Trapps.

8. Diverses colonies se composent uniquement d'une masse de schistes à Graptolites, sans aucune coulée de Trapps.

3. Dans plusieurs colonies, comme la colonie Haidinger, déjà décrite en 1860, (BuH Soc. Gêol. de France XVII. p. 618) f et la colonie Cotta, mentionnée ci-dessus, (p. 52) nous retrou- f vons des couches de schistes gris et de quartzites, semblables à celles de la bande d 5 et régulièrement interjacentes entre les couches coloniales. f

4. Les sphéroides calcaires sont généralement plus rares f dans les colonies que dans la bande e 1. Ils paraissent même f manquer totalement dans certaines enclaves coloniales et surtout dans celles qui occupent les horizons les plus profonds. Nous avons déjà constaté cette absence dans la colonie Haidinger, en 1860.

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