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Seotion F».
Résumé de cette publication.
Section A. En 1870, dans notre Défense des Colonies, IV, p. 130, nous avons admis, que diverses espèces coloniales de la Bohême se trouvent dans la faune seconde, en Angleterre. Ces espèces, au nombre de 12, sont énumérées sur notre tableau qui précède, p. 0, reproduisant celui que nous avons publié en 1870.
Ces 12 espèces se divisent en 2 catégories, savoir:
1*" Catégorie.
2 Trilobites . . <
fCheiruriis \= Cheir.
insignis . .
bimucronatiis
. Beyr.
. Mnrch.
! Caradoc.
Sphaerexochus
miriis . . .
. Beyr.
Caradoc.
2 Brachiopodes .
Atrypa reticnlaris Strophom. (Lept.) englypha . .
. Linn.
. Daim.
( Llandovery \ inférieur. j Llandovery \ in%ieur.
I Acéphale . .
. Cardiola
interrupta . .
. Sow. .
. Coniston.
2^-"" Oatég
orie.
Graptolithns
Becki . . .
. Barr. .
. Llandeilo.
Grapt.
Nilssoni . .
. Barr.
. Llandeilo.
. Grapt.
priodon . . .
. Bronn.
. Caradoc.
7 Graptolites . *
Rastrites
peregrinus
. Barr. .
. Llandeilo.
Grapt.
Bohémiens
. Barr. .
. Coniston.
Grapt.
colonus . . .
. Barr. .
. Coniston.
Grapt.
Roemeri . .
. Barr.
. Coniston.
noble: 12 espèces.
L'horizon de Coniston est admis comme représentant :elui de Caradoc zz Kala.
Espèces de la première catégorie.
En ce qui concerne les 5 espèces de nature diverse, formant la première catégorie, une seule objection est faite par
M.John Marr, savoir: contre Tidentité de Sphaerexochus mirus de Bohême et d* Angleterre. Il cite à cette occasion l'opinion de M. Tornqvist, que nous ne pouvons pas discuter, faute des documents nécessaires.
M. Marr s'abstient de toute observation sur les espèces de Graptolites, formant la deuxième catégorie.
Fondé sur Tunique objection relative à Sphaerexochus mirus, M. Marr conclut d'une manière générale, que les espèces en question n'appartiennent pas au camhrien supérieur, mais au silurien.
Ces dénominations stratigraphiques étant équivoques et devant induire en erreur la plupart des géologues , nous rétablissons la question dans les termes primitifs, en disant:
Il s'agit de savoir, si les 12 espèces citées dans notre Défense des Colonies se trouvent réellement dans la faune seconde, en Angleterre, ou seulement sur un horizon plus élevé, dans la faune troisième.
L'existence des 2 Trilobites sur l'horizon de Caradoc n'étant pas contestée par M. Marr, la question se réduit à savoir, si les 3 autres espèces, indiquées comme appartenant à Llandovery ou à Coniston, supposé =: Bala, appartiennent à la faune seconde ou à la faune troisième.
Section B. Il s'agit donc uniquement d'établir la véritable position du Llandovery inférieur dans la série verticale. Dans ce but, nous invoquons les documents publiés par M. le Présid. Etheridge, dans son Discours anniversaire du 18 Février 1881.
Ces documents, de nature paléontologique, mais de source officielle, assignent à la subdivision de Llandovery inférieur une position incontestable, dans la hauteur occupée . par la faune seconde. Ils sont comme condensés par M. Etheridge, dans les termes significatifs, que nous lisons sur la p, 149 de son Discours.
„Le Llandovery inférieur, le membre le plus élevé de la formation de Bala, possède ... & . . .''
D'après cette définition, émanant de l'autorité la plus compétente, les 2 espèces de Brachiopodes en question:
Atrypa reticularis — SiropJwmena cuglypha appartiennent incontestablement à la faune seconde, en Angleterre.
Quant à l'espèce Cardiola inferrupta, M. Etheridge constate, qu'elle se trouve sur Thorizon de I.landeilo, inférieur à celui de Caradoc, dans la série verticale et renfermant des phases plus anciennes de la faune seconde.
Ainsi, les 5 espèces en question se trouvent réellement en Angleterre dans la faune seconde, comme nous Tavons admis en 1870, dans notre Dtf. des Col. IV. La question relative à Sphaerexochus mirus reste réservée.
Comme il est constant d'ailleurs, que ces mêmes espèces reparaissent sur divers horizons de la faune troisième, en Angleterre, indiqués ci-dessus p. 14, elles peuvent être invoquées comme constatant le fait de l'apparition dans la faune seconde et de la réapparition dans la faune troisième; fait, qui est en connexion intime avec le phénomène des colonies.
A cette occasion, nous sommes induit à exposer les considérations, qui nous semblent démontrer aujourd'hui, que la subdivision du Llandovery supérieur se rattache naturellement à la faune seconde, par ses éléments paléontologiques et notamment par la présence de Trinucleus concentricus et de 9 autres espèces de Trilobites, qui avaient préexisté dans le Llandovery inférieur et dans le Caradoc.
Ces considérations sont fondées sur les faits exposés par M. le Présid. Etheridge, dans le même discours anniversaire du 18 Février 1881.
Notre étude sur les 2 subdivisions de Llandovery nous conduit naturellement à signaler la double erreur, existant dans les classifications, opposées à la classification de Murchison.
Cette double erreur consiste en ce que:
P le système nommé Gamhrien supérieur à Cambridge et surnommé Ordovicten par M. Lapworth, est caractérisé par la faune seconde tronquée au sommet.
2® le système fpseudo-) Silurien de M. Lapworth, placé au-dessus, se compose de la faune troisième, traînant à sa base un lambeau hétérogène, enlevé à la faune seconde.
Tandisque, dans tous les pays, les savants s'efforcent d'établir la classification naturelle, géologique, en caractérisant chaque subdivision stratigraphique par un groupe paléontoîogique correspondant et aussi exclusif que possible, quelques dissidents Anglais donnent le mauvais exemple de confondre en partie les grandes unités zoologiques ou faunes générales, que la paléontologie a réussi à distinguer dans la série verticale silurienne, par un travail de plus de 40 ans.
Il est déplorable, qu'un des plus grands noms de la géologie, en Angleterre, soit invoqué pour couvrir cette double erreur.
Section C. Espèces de la deuxième catégorie.
Les espèces de cette seconde catégorie se composent uniquement de 7 Graptolites. Sur la p. 21 qui précède, nous reproduisons leurs noms, en indiquant les sources, d'après lesquelles nous avons admis l'existence de chacune de ces espèces dans la faune seconde, en Angleterre.
Sur la p. 22, nous constatons les variations, qui ont eu lieu dans l'indication de l'horizon occupé par ces espèces, en Angleterre, d'après les publications des savants Anglais, depuis 1870.
Parmi ces 7 espèces, plusieurs ne se trouvent plus aujourd'hui dans la faune seconde. Mais, par compensation, les
documents fournis par M. Ch. Lapworth nous enseignent, qu'en Ecosse comme en Angleterre, il existe un groupe d'espèces coloniales, qui ont fait leur première apparition dans la faune seconde et leur réapparition dans la faune troisième.
Pour bien établir les faits, nous présentons d'abord un exposé critique des documents publiés par M. Lapworth sur les schistes de Birkhill, qui représentent, en Ecosse, la subdivision du Llandovery inférieur en Angleterre.
Nous étudions ensuite les documents relatifs à la faune . graptolîtique du Llandovery inférieur typique, selon les découverts récentes de M. le Prof. W. Keeping, dans le comté de Cardigan.
Nous présentons ensuite une étude semblable sur le groupe de Gala, d'après les documents publiés par M. Lapworth.
Ce groupe étant admis par le savant Ecossais comme équivalent aux schistes de Tarannon en Angleterre, nous établissons par les documents les plus dignes de foi la position des schistes de Tarannon, à la base du groupe de Wenlock, c. à d. à l'origine de la faune troisième.
Section D. Pour faire ressortir l'apparition des Graptolites coloniaux dans les dernières phases de la faune seconde et leur réapparition dans les premières phases de la faune troisième, en Ecosse et en Angleterre, nous confrontons successivement les faunes de
Groupe de Gala . . 1 ^ Schistes de Birkhill . j
Schistes de Tarannon \ ^ ,.-11
T , , . rx ' ( ï^^ys de Galles.
Llandovery mténeur . J
Coniston Flags ... 1 Contrée des Lacs.
Coniston Mudstones . j (Angleterre.)
Chacune de ces confrontations nous conduit à reconnaître " le même phénomène d'apparition des Graptolites coloniaux r dans les dernières phases de la faune seconde et leur réappa- '-^ rition dans les premières phases de la faune troisième. : l
Ce phénomène est identique avec celui qui se manifeste '^■' en Bohême, entre les colonies de notre bande d5 et notre i bande el.
Section E. Sous le titre de: Harmonies et contrastes i
entre la Bohême, l* Angleterre et l'Ecosse^ dans la représen- ;
tation et la succession des faunes graptolitiqu^St nous présen- l
tons une série de faits, qui méritent l'attention et qui n'ont \
pas été jusqu'ici suffisamment appréciés. \
Nous indiquons comme harmonies ou analogies :
1. la proportion considérable des Graptolites, qui sont identiques dans les 3 contrées comparées, tandisque les autres classes, de fossiles ne présentent qu'une proportion minime . d'identités spécifiques. |
2. la présence semblable dans les 3 pays comparés des j Graptolites coloniaux, vers la fin de la faune seconde et vers l'origine de la faune troisième.
3. la répétition du même phénomène dans les localités géographiquement espacées.
4. l'existence des derniers Trinucleus de la faune seconde, sur un horizon placé au-dessus de la première apparition des Graptolites coloniaux.
5. l'analogie très rapprochée, si ce n'est l'identité, entre les espèces, qui constituent cette dernière apparition des IWnwcleus, savoir: Trin, concentricus en Angleterre et Trin. Goldfussiy en Bohême.
Les contrastes, qui se manifestent dans les régions comparées, sont principalement les suivants:
En Bohême, les colonies graptolitiques sont des enclaves isolées et intercalées dans les dépôts normaux, qui renferment la Êuane seconde.
En Angleterre, les dépôts qui contiennent les mêmes Grraptolites, dans le Llandovery inférieur, ne sont point isolés.
Sans pouvoir indiquer toutes les causes de la différence entre les 2 contrées, on pourrait concevoir, que Tune d'elles se trouve dans la perturbation qui, en Angleterre, a causé une discordance entre le Llandovery inférieur et le Llandovery supérieur, tandisque nous n'observons rien de semblable dans la hauteur de notre bande d5.
Cette perturbation suppose une lacune dans la série verticale, stratigraphique.
Le second contraste, qui semble le plus grave, consiste dans la répétition des colonies sur divers horizons superposés, tandisque l'Angleterre et l'Ecosse ne présentent que des masses de dépôts graptolitiques, sans apparences analogues.
Pour expliquer cette différence, nous concevons que, durant le dépôt des schistes graptolitiques de Cardigan, il y a eu interruption par un autre courant, d'origine différente et amenant d'autres sédiments plus propres à la vie animale, de sorte que les espèces des Mollusques et autres, qui caractérisent la faune seconde, dans les régions voisines, auraient pu s'établir temporairement à la place des Graptolites.
L'alternance répétée de ces courants entraînant celle des faunes, il en résulterait dans la contrée de Cardigan une apparence semblable à celle de nos colonies, alternant avec notre faune seconde.
La possibilité de ces alternances est bien démontrée en Angleterre, dans la région des lacs, où un groupe d'espèces de la faune troisième, découvert par M. le Prof. M. K. Hugues, reparaît 3 fois dans une hauteur verticale de 6.000 à 7.000 pieds.
Des considérations de même nature peuvent être appliquées en Ecosse à la série de Moffat, bien que sa puissance soit beaucoup moindre que celle du Llandovery inférieur.
Enfin, nous jetons un coup d'oeil sur le groupe de Gala, pour faire ressortir ses analogies et ses contrastes par rapport à la série de Moffat représentant la faune seconde et par rapport à notre bande el, qui renferme la première phase de la faune troisième.
En somme, nous résumons les harmonies et les contrastes entre, le bassin silurien de la Bohême et les contrées les mieux explorées de l'Angleterre et de TE^osse, en présentant sur un tableau synoptique les grands faits, qui constatent l'apparition des espèces coloniales dans les dernières phases de la faune seconde et leur réapparition dans les premières phases de la faune troisième, p. 66.
En signe de reconnaissance pour les documents de bon aloi, que nous devons à M. le Prof. Ch. Lapworth, nous illustrons Tune de nos nouvelles enclaves coloniales par le nom de Colonie Lapworth. Elle est accompagnée par une autre enclave semblable, sous le nom de Colonie John Marr. Voir la page qui suit.
rt u\
^nvenir commémoratif de rintervention de M. le »f. Gh. Lapworth et de M. John Marr, dans la
question des colonies.
Sur les pages qui précèdent, nous faisons ressortir, dans les Ëuines siluriennes seconde et troisième d'Angleterre et
I d'Ecosse, les faits singulièrement négligés par M. Lapworth et qui constatent les apparitions et les réapparitions des espèces
' coloniales de la Bohême, dans ces grandes faunes successives.
Pour établir ces faits, qui sont en connexion intime avec le phénomène des colonies, nous avons invoqué principalement les documents de bon aloi, qui ont été successivement publiés par le même savant, sur les Graptolites.
Ainsi, par ses belles études sur cette famille, M. Lapworth , au lieu de volatiliser en un air subtil V armée des preuves en faveur de la migration et des colonies, a réellement contribué à augmenter son effectif et à confirmer sa consistance.
Paisible vétéran, à la tête de cette armée inoffensive et simplement conservatrice de la vérité, nous offrons au savant Ecossais l'expression de notre sincère reconnaissance pour les services signalés, qu'il a rendus en cette occasion, aussi bien à la science qu'à nos études personnelles.
Pour perpétuer le souvenir de son puissant concours, dî notre oeuvre laborieuse, nous voulons qu'une de nos colon soit illustrée par le nom de Charles Lapworth et respectueu ment accompagnée par une autre enclave semblable, pla< à un niveau inférieur et portant le nom de Colonie John Ma
Nous continuons ainsi à accomplir notre promesse, < primée il y a aujourd'hui 20 ans:
Nemo indonatus abibit,
Virgile.
(Défense des Col. I, p. 34, 25 Novembre 1861.)
Nos réserves pour de semblables honneurs sont 1 d'être épuisées. Elles ont échappé jusqu'à ce jour à l'atti 4ion de tous les explorateurs.
PRAGUE, 25 Novembre 1881.
J. Barrande.
OoDtenu approximatif de notre
en préparation.
Exposition graphique de la zone coloniale, dans le bassin orien de la Bohême.
Documents nouveaux
Bande normale el. .
Colonie Ch. Lapworth.
Colonie John Marr. .
formant une série verticale.
Autres colonies nouvelles.
Confirmation et complément de la description de nos iciennes Colonies.
Exposition des Procédés John Marr^ pour extirper nos >lonies.
Discussion au sujet des Colonies siluriennes de la Borne — Séance de la Société géologique de Londres, le 9 n 1880. — Réponse à chacun de nos adversaires.
Parallèle entre rétablissement de la série silurienne, en igleterre, et rétablissement de la série silurienne, en Borne, en réponse aux insinuations contre la valeur de nos servations stratigraphiques, dans notre Bassin.
PAMPHLET BINDËiT^^^^^^^^H 1 QE 727 .BK CI
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^B BRANNER > ^MRTH sciences UBifl
Stanford Unirersity Libraries Stanford, Califomia
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