‹ Défense des coloniesChapitre 13 sur 14 · Retiolites Geinitzianus Barr · texte numérisé non relu

Retiolites Geinitzianus Barr

. Monograptus Becki . . Barr.

. M. Halli . . Barr.

. M. priodon . Bronn.

. M. Sedgwicki Portl.

. M. turriculatus Barr.

En comparant ces 7 espèces des schistes de Tarannon, ^ec la liste la plus récente de M. Lapworth, sur Ja colonne droite de notre tableau p. 32 , on reconnaît que toutes, l'exception de Monogr, Halli, se retrouvent identiquement n Ecosse, dans le groupe de Gala. Les unes et les autres yant été découvertes et déterminées par M. Lapworth, nous e pouvons avoir aucun doute sur le verdict de ce savant.

Ainsi, les groupes graptolitiques identiques de Gala et e Tarannon justifient Tassimilation de ces 2 groupes par [. Lapworth,dans la série systématique.

En prenant pour base ce fait bien établi , nous dirons :

Puisque le groupe de Gala représente en Ecosse les schisîs de Tarannon de la contrée typique, dans le pays de Gal- :s, il nous reste à constater, d'après les autorités prédomiantes, la position de ces schistes dans la série. Nous ren«

controns à ce sujet des opinions, qui ne sont pas absolument identiques. Nous les citons suivant Tordre historique.

1. Dans la Siluria, 3^"^ édition, 1867, nous lisons sur les p. 102 — 103, qu'après une récente révision d'une grande région du pays de Galles par M. Aveline, sous la direction du Prof. Ramsay, Murchison déclare, que les schistes de Tarannon occupent une position intermédiaire dans le système silurien et établissent une connexion entre les roches du silurien inférieur et celles du silurien supérieur.

Aujourd'hui, les recherches paléontologiques , exposées magistralement par M. le Présid. Etheridge, dans son Discours anniversaire du 18 Février 1881, excluent la position intermédiaire ou de transition, admise par Murchison pour les schistes de Tarannon, entre les deux divisions supérieure et inférieure du système silurien.

En effet, après la discussion de la faune, qui caractérise le groupe de Wenlock, sur les p. 158 à 168, M. le Présid. Etheridge résume ses recherches sur le tableau XIII, p. 169.

Ce tableau nous montre les Tarannon Beds constituant la base intégrante, ou la plus ancienne formation du groupe de Wenlock.

Les membres de ce groupe sont disposés sur ce tableau, suivant l'ordre de superposition qui suit:

Wenlock beds. . . . Sommet du groupe.

Woolhope beds.

Denbtgshire Grits.

Tarannon beds. . . . Base du groupe.

Nous devons comprendre, comme nous l'avons déjà fait remarquer, que ces documents sont les résultats des recherches successives du Geol. Survey d'Angleterre, dont M. Etheridge doit être considéré comme le digne interprète. Il résulte de ces documents, que les schistes de Tarannon font partie constituante du silurien supérieur de Murchison.

En d'autres termes, selon notre nomenclature, les espèces des schistes de Tarannon appartiennent à la faune troisième, silurienne.

Dans tous les cas, remarquons que les schistes de Tarannon, dans la contrée typique de la lS^7îma, sont séparés du Llandovery inférieur par Tinterposition du Llandovery supérieur.

Il y a donc une différence notable, entre Tâge représenté par les schistes de Tarannon ou le groupe de Gala, et Tâge du Llandovery inférieur.

Nous allons invoquer ces faits dans les confrontations qui vont suivre, entre les groupes graptolitiques d'Ecosse et d'Angleterre, qui appartiennent aux grandes faunes, seconde et troisième, siluriennes.

Confrontation des groupes graptolitiques

successifs, dans la faune seconde et dans

la faune troisième^ en Ecosse et en

Angleterre.

Après avoir constaté, que des groupes d'espèces coloniales de Bohême se retrouvent aussi bien en Angleterre qu'en Ecosse, sur des horizons espacés dans la série verticale silurienne, il nous reste à faire ressortir un fait, jusqu'ici très négligé par M. Lapworth, mais très important, savoir que :

Le même groupe des espèces coloniales de Bohême fait sa première apparition en Ecosse et en Angleterre, dans la faune seconde, et il reparaît dans la faune troisième de chacune de ces contrées.

Cette apparition et cette réapparition constituent une marquable analogie avec le phénomène d'apparition des mêmes Graptolites dans nos colonies et leur réapparition dans notre bande cl, première phase de notre faune troisième.

Pour mettre ce fait en lumière, nous allons confronter 2 à 2 les groupes graptolitiques, que nous venons d'étudier séparément.

Nous présenterons 8 exemples analogues, qui nous sont fournis par des régions géographiquement espacées et qui contrastent entre elles par une notable diversité dans le développement et la composition de leur faune silurienne.

Chacun de ces exemples se compose d'un groupe graptolitique antérieur, appartenant à l'une des dernières phases de la faune seconde, et d'un groupe graptolitique postérieur, appartenant à l'une des premières phases de la faune troisième. Voici l'ordre de notre étude:

j j Groupe de Gala . . I rp \ Schistes de Birkhill . j

IL { ^T"T "' /™^"'* 1 Pays de Galles.

{Schistes de Tarannon Llandovery inférieur

. I Contrée des Lacs.

(Angleterre.)

Dans chacun de ces couples, nous commencerons par le groupe inférieur, c. à d. le plus ancien.

lïï I ^oniston-Flags . . . | l Coniston-Mudstones . |

Observation relative aux travaux de M. le Prof.

H. AUeyne Kicholson.

Avant d'entrer en matière, nous devons présenter une observation importante.

Aucun géologue n'ignore, que M. le Prof Henry AUeyne Nicholson a été le principal promoteur de l'étude spéciale des

Gr^.ptolites, en Angleterre et en Ecosse. Il a enrichi la science de nombreuses publications sur cette famille et nous les avons étacîiées avec un notable profit pour notre instruction.

Il semblerait donc naturel d'invoquer son témoignage et soTi autorité, dans la discussion des faits, qui va suivre. Cependant, comme notre seul but est de démontrer Terreur commise par M. Lapworth, en voulant appliquer à la Bohême, sa théorie chronologique par les Graptolites, nous croyons plus convenable de n'invoquer que les faits, qu'il a lui-même reconnus, dans ses ouvrages récents.

Nous ferons donc abstraction des observations de M. le Prof Nicholson, qui d'ailleurs, ne sont pas toujours en parfaite concordance avec celles de M. Lapworth.

Mais, nous ne laisserons pas passer cette occasion sans rendre hommage à la haute loyauté avec laquelle M. le Prof. Nicholson a reconnu, qu'il s'était trompé, en pensant que, contrairement à notre classification, notre étage E devrait être incorporé à notre étage D. (Comparer les publications de ce savant intitulées: On the Graptolites of the Coniston-Flags (Quart, Journ,, 1868, p. 543) et: Migrations of the Graptolites (Quart, Journ, GeoL Soc, 1872^ p. 230.)

Nous constatons aussi que, dans plusieurs de ses publications, M. Nicholson signale diverses espèces de Graptolites, qui passent des Coniston Mudstones, représentant Caradoc, dans le groupe de Gala, appartenant à la division silurienne supérieure.

Enfin, nous rappelons que, sur la p, 230 de son mémoire intitulé : Migrations of the Graptolites, 1872, le même savant énumère 14 espèces existant dans les étages D — E, de Bohême et qu'il considère comme dérivées par migration des Conisttyn Mudstones du Nord de l'Angleterre, c. à d. de l'étage de CaradoCy ou, selon notre nomenclature, de la faune seconde. Ce témoignage suffirait pour justifier les assertions de notre

liste de 1870, dans notre Défense des Colonies^ 7F, p. 131. Parmi les 14 espèces de Bohême, citées par M. Nicholson, sont comprises les 7 qui composent cette liste, à Texception de Grapt. Roemeri,

Revenons au sujet principal de la présente étude.

!• Confrontation des faunes graptolitiques des scMstes de BirkMll et du groupe de

Gala, en Ecosse.

Les observations qui suivent sont fondées sur les tableaux de M. Lapworth, déjà cités, savoir:

Pour les Schistes de Birkhill, Geological

tableau N<^ VII, p. 69—70 I Distribution of

Pour le Groupe de Gala, the Rhabdophora

tableau N« VIII, p. 78 . j 1880,

1. Remarquons d'abord la grande différence numérique, qui existe entre les faunes graptolitiques de Birkhill et de Gala.

Birkhill a présenté ensemble . . 48 espèces de Rhabdophora.

Le groupe de Gala en fournit .26

Différence en plus dans Birkhill . 22 espèces.

2. Comparons Gala et Birkhill, sous le rapport de leurs connexions spécifiques.

D'après les tableaux cités, il existe entre ces 2 horizons 16 espèces communes.

Par conséquent, le groupe de Gala se compose de:

Espèces propres à Gala 10

Espèces communes avec Birkhill . .16

Ensemble: 26

La faune de Birkhill se compose de:

Espèces propres à Birkhill .... 32 Espèces communes avec Gala . ..16

Ensemble: 48.

Si Ton réunit les espèces exclusivement propres à chacun des 2 groupes:

pour Gala . .10

pour Birkhill . 32

Ensemble: 42

ces 42 espèces constituent la différence totale, très prononcée, que nous venons de mentionner entre les 2 groupes.

Cette différence se conçoit bien, puisque chacun de ces groupes occupe une place différente dans la série verticale silurienne, savoir:

Les schistes de Birkhill représentent le Llandovery inférieur, ou la faune seconde.

Le groupe de Gala représente les couches de Tarannon, G. à d. la première phase de la faune troisième, dans la contrée typique, en Angleterre.

3. Les connexions entre les 2 groupes consistent dans 16 espèces communes, faciles à reconnaître sur les tableaux de M. Lapworth, que nous venons de citer.

Ce nombre se compose de:

Espèces coloniales de la Bohême .... 7 Espèces propres aux 2 groupes Ecossais 9

ensemble 16.

Ces 16 espèces représentent les proportions suivantes, dans chacun des groupes comparés:

dans la faune de Gala ^l = 0.615

dans la faune de Birkhill }| = 0.333.

Ces 2 proportions sont très inégales, mais la plus faible 0.33 est encore considérable. L'une et l'autre sont remarquables, surtout la première, parcequ'elles sont bien supérieures à celles qui expriment habituellement les connexions entre 2 faunes partielles, consécutives, dans la série systématique.

4. Il résulte de ces documents que, malgré l'indépendance très prononcée, qui existe entre les faunes graptolitiques de Birkhill et de Gala, les connexions spécifiques, qui les unissent, dépassent la mesure ordinaire.

Remarquons que les localités de Birkhill et de Gala sont géographiquement peu éloignées l'une de l'autre dans le Midi de l'Ecosse.

Ce phénomène d'apparition et de réapparition reproduit donc identiquement celui que nous signalons depuis si longues années entre nos colonies de Bohême, contemporaines de notre faune seconde, et notre bande e 1, à la base de notre faune troisième.

Si l'on ajoute foi aux documents, que nous venons de présenter, sous la garantie de M. Ch. Lapworth, nous ne voyons pas pourquoi on considérerait comme inadmissibles en Bohême les réapparitions d'espèces graptolitiques, qui semblent très naturelles en Ecosse.

Nous allons constater l'existence du même phénomène dans la région typique du pays de Galles, dans des proportions moins larges, quoique très distinctes.

Mais auparavant, nous appellerons l'attention de nos lecteurs sur ce fait remarquable que, parmi les 16 espèces de Graptolites, qui se propagent verticalement, du groupe de Birkhill dans le groupe de Gala, en Ecosse, il y en a 7 qui appartiennent à nos colonies et à notre bande el, en Bohême. Elles remplissent, par conséquent, le même office de lien com-

mun, dans les 2 contrées comparées. Leurs noriis sont indiqués sur nos tableaux, p. 25 — 32, et nous les reproduisons ici:

Monograpt. Becki . . Rarr.

M. Proteus . . Bari^.

M. Sedgwicki . Portl.

M. spiralis . . Gein.

Monograpt. turriculatus . Barr.

Diplograpt. folium . . . His.

Dipl. palmeus . . Barr.

Confrontation des faunes graptolitiques

du groupe de Llandovery inférieur du

Cardigan et des schistes de Tarannon,

dans la contrée typique du

pays de Galles.

Sur notre tableau, p. 25, nous avons énuméré, d'après M. Keeping, les Graptolites coloniaux, qui ont été reconnus dans les schistes du Llandovery inférieur du Cardigan, Central Wales, Le groupe du Llandovery supérieur n'a oflfert jusqu'à ce jour aucune? espèce de Graptolites, à notre connaissance.

Malheureusement, dans la même contrée du Cardigan, le groupe de Tarannon n'est représenté que par la série des Plynlimmon grifs, qui n'a fourni jusqu'ici aucun fossile quelconque.

Par suite de cette circonstance, nous sommes obligé de recourir à la localité typique de Tarannon, près Conway, dans le Nord du pays de Galles, pour établir notre comparaison.

Nous avons déjà énuméré sur notre tableau, p. 32, les Graptolites coloniaux, qui ont été reconnus par M. Lapworth, dans les schistes de cette localité.

Nous regrettons que les localités du Cardiganshire, quoique explorées pendant 3 ans par M. le Prof. W. Keeping, nous fournissent des documents beaucoup moins complets que ceux d'Ecosse, qui précèdent.

1. Constatons d'abord la différence numérique des espèces, qui existe entre les groupes comparés.

D'après le tableau de M. le Prof. Keeping (p. 170., Quart. Journ., Vol. XXXVII, .1881) nous voyons, que le groupe de Llandovery inférieur dans le Cardigan, possède 22 espèces de Rhabdophora.

D'après le tableau VIII de M. Lapworth, (Distribut, of the Rhabdophora, p, 73) les schistes de Tarannon, près Conway, North Wales, ont présenté 12 espèces

Différence en plus dans Llandovery . 10 espèces.

Le nombre des espèces dans le Llandovery inférieur prédomine donc, comme en Ecosse, mais moins fortement.

2. Comparons ces 2 groupes sous le rapport de leurs connexions spécifiques.

D'après les tableaux cités, il existe entre ces 2 horizons 4 espèces communes, savoir:

Monograpt. Sedgwicki . Portl. Diplograpt. palmeus Barr. M. turriculatus Barr. Climacograpt. normalis Lapw.

Par conséquent, le groupe de Llandovery inférieur de Cardigan se compose de;

espèces propres à ce groupe ... 18 espèces communes avec Tarannon . 4

La faune de Tarannon se compose de :

espèces propres à ce groupe ... 8 espèces communes avec Llandovery 4

Si l'on réunit les espèces propres à chacun des groupes :

pour Llandovery ..... 18 espèces

pour Tarannon 8 „

ces 26 espèces constituent la diflférence totale, qui existe entre les 2 faunes graptolitiques comparées.

Cette différence se conçoit bien, puisque chacun de ces groupes occupe un horizon très distinct, dont il constitue le type, dans la série classique silurienne, savoir:

Llandovery inférieur, dans la faune seconde.

Tarannon constituant la base de la faune troisième.

Mais on doit remarquer, que les recherches dans ces 2 groupes sont encore incomplètes, sans doute à cause des circonstances locales. Nous devons espérer, que chacune de ces faunes recevra prochainement un complément, qui la rapprochera de la faune graptolitique correspondante, en Ecosse.

3. Les connexions entre les 2 groupes consistent dans 4 espèces communes, que nous venons de rappeler.

Ces 4 espèces représentent les proportions suivantes :

dans la faune de Tarannon to = 0.33

dans la faune de Llandovery inférieur . /^ = 0.18.

Ces 2 proportions sont inégales et relativement moins considérables que celles qui ont été calculées entre les faunes de Gala et de Birkhill, en Ecosse. Mais, nous venons d'indiquer la cause probable de cette différence, dérivant de l'état peu avancé des recherches, dans le pays de Galles.

Malgré cette circonstance, nous retrouvons dans les 2 contrées comparées le même phénomène des espèces, qui font leur première apparition dans la faune seconde et qui reparaissent dans la première phase de la faune troisième. C'est une nouvelle confirmation locale des observations primitivement faites en Bohême, sur la faune de nos colonies et celle de notre bande el.

Remarquons maintenant que, parmi les 4 espèces qui établissent les connexions entre les groupes de Llandovery in-

férieur et de Tarannon, il y a 3 espèces coloniales de la Bohême, énumérées sur notre tableau, ci-dessus p. 32, savoir:

Monogr. Sedgwicki . . Portl.

M. turriculatus . . Barr.

Diplogr. palmeus . . . Barr»

Ces espèces se trouvent aussi parmi celles qui sont communes aux groupes de Birkhill et de Gala, en Ecosse.

En outre, le groupe typique de Llandovery inférieur renferme 3 autres espèces coloniales de Bohême, déjà citées sur notre tableau, p. 25, et qui ne reparaissent pas dans le groupe de Tarannon, d'après Tétat actuel de nos connaissances. Ce sont:

Rastrites peregrinus Monograptus spinigerus

M. spiralis.

Les 6 espèces coloniales de Bohême, qui se trouvent dans le Llandovery inférieur, représentent dans sa faune graptolitique la proportion de ^\ = 0.27.

Cette proportion est remarquable, à cause du petit nombre des identités, qui existent en général entre nos faunes et celles de l'Angleterre.

Confrontation des faunes graptolitiques des scMstes de Goniston (Rluclstones) près de Skellgiir, représentant le Llandovery inférieur, et des dalles de Goniston (Conistoii Fla^s) près de Broughton, représentant la base du groupe de Wenlock, dans

la contrée des lacs, en Angleterre.

Nous croyons devoir appeler encore l'attention sur les groupes graptolitiques depuis longtemps connus de la contrée de Coniston, dans le Nord de TAngleterre. Les dénominations locales, Coniston Mudstones pour le Llandovery inférieur

Coniston Flags pour la base du groupe de Wenlock, pourînt être aisément confondues, si nous avions employé l'exssion ordinaire de schiste, en langue française. Pour ce tif , nous indiquons chaque horizon par le terme caractéique, dans la langue anglaise.

Sur nos tableaux qui précèdent, p. 25 et p. 32, nous )ns déjà énuméré tous les Graptolites de Bohême, qui se uvent dans la contrée connue sous le nom de Coniston. us allons maintenant comparer les 2 faunes graptolitiques, )erposées suivant Tordre vertical, dans cette contrée, en faiit remarquer, que nous avons fait abstraction des zones loes, secondaires.

1. Sous le rapport numérique, d'après les documents imis par M. Lapworth (Distribut of the Rhahdophora),

la formation des Coniston idstones, p. 39 — 40 a présenté semble 27 espèces de iîAaidojpAora,

la formation des Coniston a^5, (Wenlock), p, 49 y en a fourni 7 „

La différence en plus dans niston Mudstones (LlandoveryJ de 20 espèces.

Le groupe graptolitique dans la faune seconde prédole encore dans cette contrée, comme dans les 2 prélentes.

2. Sous le rapport des connexions spécifiques, nous contons, qu'elles sont très peu nombreuses.

En effet, d'après les listes de M. Lapworth, il n'existerait xe ces 2 formations qu'une forme commune, qui se présente is des apparences un peu différentes.

Parmi les Graptolites des Coniston Mudstones, p. 40, cette me est indiquée comme rapprochée de Monograptus Halli

Barr., tandisque dans les Coniston Flags, p, 49, elle est siiU' plement énumérée sous ce nom, sans observation.

D'après cette circonstance, les 2 faunes graptolittques, successives dans cette contrée, se montrent beaucoup plus contrastantes entre elles que dans les autres contrées, que nous venons de passer en revue. Cette différence pourrait dériver, en partie, de Tétat incomplet des recherches locales.

Cependant, la contrée de Coniston doit attirer notre attention par 2 faits importants, savoir: i

a. Parmi les 7 espèces qui composent la faune grapto* litique des Coniston Flags, groupe de Wenlock, il y en a 4 qui existent en Bohême :

Monogr. priodon . . Bronn.

M. colonus . . Barr.

Retiolites Geinitzianus Barr.

Monogr. Halli

. Barr.

Ces 4 espèces appartiennent à notre bande e 1 Mais les 3 premières, sur la colonne à gauche, avaient auparavant existé dans nos colonies.

b. D'un autre côté, parmi les espèces des Coniston Mudstones. Groupe de Llandovery, il y en a 6, qui appartiennent à la Bohême. Nous les avons énumérées, ci-dessus p. 25. Une seule d'entre elles, Mon, Halli, ne se trouve pas dans nos colonies, tandisque les 5 autres sont des formes coloniales de Bohême, savoir:

Monogr. Sedgwicki . Portl.

Mon. spiralis . . Gein.

Diplograpt. folium . . . Hîs.

Rastrites peregrinus Barr.

- f lobiferus M*Coy.

Monograpt. I g^^j^ .Barr.

Mon. Halli, Var. Barr.

Ainsi, malgré le petit nombre des connexions spécifiques entre les faunes graptolitiques des Coniston Mudstones et des. Coniston Flags, cette contrée nous montre encore les traces très reconnaissables de nos espèces coloniales de Graptolites.

Nous aurons Toccasion, ci-aprcs, d'appeler Tattention sur réapparitions extraordinaires d'un groupe d'espèces, non ptolitiques, qui distinguent la série des Coniston Flags, sur hauteur de 6,000 à 7,000 pieds.

Conclusion de ces confrontations.

En somme, les 3 couples de groupes graptolitiques, que is venons de passer en revue, s'accordent à nous montrer, s des apparences un peu différentes, mais concordantes, un groupe d'espèces coloniales a fait sa première apparition is la faune seconde, en Ecosse et en Angleterre, et qu'il îparu dans chaque contrée, vers l'origine de la faune troisième.

Cette apparition et cette réapparition peuvent être consiées comme représentant le même phénomène, que nous obvons en Bohême, dans nos colonies et dans notre bande e 1.

armonies et contrastes entre la Bohême^ l'Angleterre et l'Ecosse, dans la représentation et la succession des faunes graptolitiques.

Ham^onie9.

1. Dans toutes les études, que nous avons publiées jusà ce jour, nous avons fait ressortir la faiblesse numéri- 2 des connexions entre la région typique de l'Angleterre et tre bassin silurien de Bohême, par la présence d'espèces intiques. En effet, pour la plupart des classes ou ordres de isiles, nous n'avons pu citer que quelques formes rares, qui as semblent avoir existé dans les 2 contrées.

Les Brachiopodes seulement nous ont montré des formes identiques, au nombre d'environ 29, d'après nos études pu bliées en 1879, p. 151, 4« et p. 238, 8^. Ce chiffre, comparé au nombre total 640 de nos espèces de cet ordre, représente la proportion de y^ = 0.045 pour nos espèces migrantes.

Aujourd'hui, cette exception doit être étendue aux Graptolites, qui l'ont beaucoup dépassée.

En effet, parmi environ 31 espèces de cette famille, dont j nous avons déjà annoncé l'existence en Bohême, soit en 1850, i dans nos GraptoUtes, soit en 1870, dans notre Défense des ^ Colonies, IV, il y en a au moins IG, dont l'existence a été ] constatée par les savants anglais, dans les faunes d'Angleterre et d'Ecosse. La proportion des espèces migrantes serait donc pour nos Graptolites de j| = 0.52.

Dans ce nombre 16, nous ne comprenons pas Monogr. colonus et Climacogr, tecttis, dont l'existence en Angleterre et en Ecosse n'est pas suffisamment hors de doute.

Nous ajoutons, que ces connexions sont destinées à s'accroître notablement, lorsque nous publierons, dans notre Dé- ^ fense des Colonies^ F7, la série complète de nos Graptolites, que d'autres travaux urgents ne nous ont pas permis de présenter jusqu'à ce jour.

Dans tous les cas, la proportion de 0.52, qui se mani* feste dès aujourd'hui entre les espèces de Graptolites d'Angleterre, d'Ecosse et de Bohême, est bien digne d'attention par le contraste, qu'elle offre, par rapport à l'exiguité de la proportion correspondante pour les autres classes de fossiles, et dont le maximum est de 0.045.

2. Une seconde harmonie entre les bassins comparés consiste en ce que nos espèces de Graptolites se trouvent en Angleterre et en Ecosse, parmi celles qui présentent le double phénomène de première apparition vers le sommet de la faune seconde et de réapparition dans les premières phases de la faune troisième. \

3. Ce phénomène d'apparition et de réapparition dans ["2 grandes faunes successives, comprenant un nombre toujours [notable d'espèces, n*est pas restreint à une localité privilégiée,

dans les contrées comparées. Il se reproduit dans toutes les [localités quelconques, où il existe des dépôts graptolitiques, 'fers la fin de la faune seconde et vers Torigine de la faune troisième.

4. Une circonstance très remarquable accompagne la [première apparition des Graptolites migrants, dans les der- •mères phases de la faune seconde. Elle consiste en ce que les dépôts, qui offrent ces espèces, sont suivis dans la série verticale par d'autres dépôts, non graptolitiques, renfermant 'Trinucleus et autres Trilobites caractéristiques de la faune seconde, comme pour bien constater, que cette faune n'avait pas cessé d'être dominante. (Voir ci-dessus p. 18.)

En Bohême, ce dernier retour des Trinucleus et autres Trilobites du même âge se manifeste, de la manière la plus évidente, dans plusieurs de nos localités et notamment à Gross-

' Kuchely au-dessus de la colonie Krejcf et à Rzepora, au-dessus

'• de la colonie d'Archiac.

Remarquons que ces 2 localités sont placées sur les bords opposés de notre bassin, c. à d. sur les contours de notre bande d5, vers le Sud-Est et vers le Nord-Ouest.

En Angleterre, on n'a pas encore découvert une localité, '- où cette superposition des Trinucleus aux Graptolites migrants puisse être immédiatement observée. Mais, le fait est admis implicitement dans la constitution de la série systématique silurienne, adoptée par la plus haute autorité stratigraphique d'Angleterre, c. à d. par le Geological Survey,

En effet, nous avons constaté ci-dessus p. 18, que M. le Présid. Etheridge, digne interprète de cette autorité officielle, nous enseigne, que le Llandovery supérieur renferme Trinucleus concentricus et 9 autres espèces de Trilobites de la £aune seconde.

Si cette subdivision ne se voit pas en superposition i médiate au-dessus du Llandoven^ inférieur, qui renferme i riche faune de Graptolites, c'est parceque les dépôts grap litiques largement développés dans le Cardiganshire, c. à dans la partie centrale du pays de Galles, ne se sont j étendus horizontalement jusqu'aux collines de Malvern, de Me Hill et de Huntley, pour y être recouverts par le Llandove supérieur. C'est un phénomène purement local, qui n'a p empêché d'établir la succession verticale, admise aujourd'l dans la série silurienne.

Il en résulte, il est vrai, une infériorité d'évidence, j rapport à la Bohême. Mais, la discordance, reconnue entre Ll; dovery inférieur et Llandovery supérieur, contribue à bien c< siater, que l'existence de Trinucleus et des autres Trilobi contemporains, dans Llandovery supérieur, fournit une d nière preuve de la persistance de la faune seconde, résist; à la perturbation matérielle, qui aurait pu mettre fin à s existence.

5, Une harmonie accessoire, mais digne d'être marquée par les paléontologues, résulte de cette circonstan que le Trinucleus, qui reparaît en Angleterre, au-dessus ( Graptolites du Llandovery inférieur, est Trinucleus concentric c. à d. l'espèce la plus rapprochée de notre TrinucL Go fussi, qui caractérise les schistes, dont nous venons de pari au-dessus de la colonie Krejci, près Gross-Kuchel.

Au contraire, Trinucl. Burklandi, caractéristique de no bande d5, ne reparaît pas sur cet horizon élevé, de me: qu'en Angleterre la forme représentative, Trinucl. seticorr, caractéristique des horizons de Caradoc et de Llandovery férieur, ne se propage pas au-dessus des Graptolites.

En Ecosse, il existe des dépôts assimilés au Llandovc inférieur d'Angleterre. Mais, nous n'avons pas connaissance la découverte d'un Trinucleus, au-dessus de l'horizon des seltes de Birkhill, qui renferme la première apparition de r

Graptolites coloniaux. Nous ne désespérons pas de voir réaliser cette harmonie.

Ces diverses considérations s'accordent à nous montrer àkdes analogies prononcées ou harmonies entre les faunes , qui [nous occupent dans les contrées comparées.

ContraHe^.

dy Les contrastes, que nous avons à signaler entre les mêmes f%ions, sous le rapport de la distribution verticale des Grapto- Btes, se présentent comme très graves en apparence, tandisqu'ils le sont très peu en réalité.

1. En Bohême, le nom de Colonie, que nous avons donné aux dépôts renfermant les premières apparitions de nos Graptolites migrants, accuse une étrangeté jusqu'ici sans exemple dans la science. Ces colonies sont matériellement bien caractérisées par leur intercalation et leur isolement dans les dépôts normaux, qui contiennent la faune seconde.

Rien de semblable ne s'observe en Angleterre. Mais, on peut concevoir, que cette différence pourrait être attribuée en partie à la circonstance, que nous venons de mentionner, savoir : la discordance stratigraphique, qui sépare les 2 groupes de Uandovery. Le trouble causé dans l'ordre de la sédimentation par cette perturbation mécanique, contribuerait à expli- 'quer le contraste, que nous observons par rapport à la série verticale de la Bohême.

En effet, cette discordance suppose une lacune dans la 5érie verticale, stratigraphique.

Mais, nous ne pouvons pas indiquer toutes les causes, qui peuvent avoir concouru à l'origine de ce contraste.

2. Le second contraste consiste en ce que, dans notre bassin, nous reconnaissons une répétition multiple du phénomène colonial; dans la hauteur verticale occupée par nos bandes

d4 — d 5. Mais, comme la seule colonie Zippe, qui est renfermée dans notre bande d4, ne présente aucune trace des Graptolites, le phénomène d'une série de colonies graptoli-j tiques superposées est compris tout entier dans la masse de notre bande d5.

Cette répétition se composant au moins de 8 étages de ^ colonies, il est tout naturel, que les géologues repoussent une semblable apparence stratigraphique, comme contraire à toute» ^ les observations faites dans la grande série silurienne. Nous concevons très bien cette répulsion de la part des savants, qui n'ont pas suffisamment comparé les dépôts graptolitiques de Bohême avec ceux de l'Angleterre et de l'Ecosse. Nous allons suppléer à leurs méditations.

Angleterre.

En Angleterre, le groupe t3^ique de Llandovery inférieur présente des dépôts graptolitiques d'une grande puissance..

Ainsi, dans la contrée du Cardigan, ce groupe, récemment étudié par M. le Prof. Walter Keeping, se compose de 2 formations, qu'il distingue sous les noms suivants, en leur attribuant une puissance absolue, qui s'élève à environ 3000 pieds^ abstraction faite des plissements, savoir:

(jp. 166), groupe des schistes métallifères .... 2000 pied» (jp. 162), Aberystwysth Grits (à la base) . . . . 1000 „

Ensemble: 3,000 pieds.

(Geology of Central Wales, — Quart, Jwirn, GeoL Soc, Vol XXXVII, 1881,

D'après les circonstances locales, exposées par M. le Prof. Keeping, cette puissance pourrait être encore plus développée dans la réalité.

Reconnaissant le zèle et la sincérité de M. le Prof. Keeping, dans l'étude de la contrée centrale du pays de Galles,

[ nous devons naturellement le prendre pour guide dans Tinterprétation des faits relatifs à la distribution verticale des Graptolites.

Ce savant nous donne le spectacle très intéressant d'un combat, qui a lieu dans son esprit, entre sa foi vive dans la Ûiéorie graptolitique de M. Lapworth et sa loyale soumission à l'évidence encore plus puissante des superpositions stratigraphiques, bien constatées par ses observations personnelles.

Ainsi, sur la p, 16 Tj de son mémoire, M. Keeping admet qu'on doit avoir seulement confiance dans les restes organiques pour débrouiller le désordre, inextricable en apparence, des strates et établir leur véritable succession.

Mais, sur la p. 167, il essaie l'application de la théorie de M. Lapworth pour déterminer la succession stratigraphique, d'après les groupes des Graptolites. Par cet essai, il reconnaît, que les schistes métallifères devraient être placés au-dessous du groupe de Aberystwyth Grits, tandisqu'ils sont au-dessus, dans la réalité.

Ce résultat contre nature ébranle subitement la foi de M. le Prof. Keeping dans la théorie et le porte à s'exprimer loyalement dans les termes suivants:

„On voit cependant, que cet ordre ne s'accorde pas avec notre succession des grands groupes, bien établie et exposée dans les premières pages de ce mémoire; car il supposerait que nos schistes métallifères sont plus anciens que les quartzites (grits) d' Aberystwyth. Mais, malgré toute ma confiance générale dans les preuves fondées sur les fossiles, je considère que les documents paléontologiques sont ici insuffisants pour maintenir cet ordre contre la preuve stratigraphique très forte d'un ordre opposé.'*

D'après cette déclaration, bien confirmée par M. Keeping, dans le paragraphe suivant, nous sommes uniquement autorisé à reconnaître comme positive la succession qu'il a observée de

divers groupes d'espèces grâptolitiques, dans la série verticale du Llandovery inférieur de Cardigan. Ces groupes, dont nous comparons les espèces, sont la plupart réduits à un petit nombre de formes, qui reparaissent sur plusieurs horizons superposés, soit dans le groupe de Aberystwyth, soit dans celui des schistes métallifères placé au dessus.

Nous remarquons cependant que, suivant M. Keeping, une seule localité, nommée Cwm Sywlog, réunit toutes ces espèces, excepté 4, et qu'en ajbutant la faune intimement alliée de Morbm Quarry, on a toutes les espèces du Cardigan, excepté Monogr, turriculatus. Ces 2 localités sont dans le

groupe des schistes métallifères, c. à d. dans la partie supérieure de la série.

D'après ces documents consciencieux, il nous serait bien difficile de reconnaître l'ordre frappant, qui devrait se manifester dans la succession des groupes, pour confirmer la théorie de M. Lapworth.

Au contraire, cette distribution verticale des Graptolites de Cardigan, avec la fréquente répétition des mêmes espèces dans la plus grande partie de la hauteur, et leur accumulation partielle sur quelques horizons, s'accorde bien avec la répartition des Graptolites dans nos colonies superposées. Nous ne pouvons pas méconnaître cette analogie, malgré quelques différences locales, naturelles et inévitables.

Mais, comment expliquer le contraste entre la masse continue, en apparence, des roches graptolitiques de Cardigan et la série intermittente de nos colonies en Bohême, alternant avec la faune seconde?

L'explication cherchée nous paraît très simple.

Concevons que, durant le dépôt de la masse graptolitique, composée d' Aberystwyth Grits et du groupe des schistes métallifères, le grand courant, qui amenait les éléments de ces couches, a été combattu et temporairement remplacé par un

courant d'origine différente, entraînant des sédiments d'une autre nature etMgyorables à Texistence des espèces non graptolîtiques de la faune seconde. Il en résultera une alternance pétrographique et paléontologique.

Les couches interposées par ce nouveau courant pourront renfermer les espèces de la faune seconde, qui caractérisent le Llandovery inférieur dans les contrées voisines et qui ont été exclues du Cardigan par Tinfluence délétère du courant graptolitique prédominant.

Nous pouvons supposer cette alternance plusieurs fois répétée, sans franchir la limite des analogies fondées sur des exemples dans la série géologique. Nous allons en rappeler un des plus remarquables, dans le Nord de l'Angleterre.

Par cette série d'alternances, nous retrouverons, dans la hauteur des 3000 pieds du Llandovery inférieur de Cardigan, une combinaison stratigraphique et paléontologique, qui reproduira celle de nos colonies, verticalement disposées par étages.

Nous rappelons, que nos colonies sont généralement réduites à une faible puissance. Rarement, elle dépasse 50 mètres et elle s'abaisse quelquefois jusqu'à 10 ou 12 mètres, comme dans la colonie Haidinger.

D'après cette circonstance, la masse graptolitique de Cardigan pourrait fournir, dans sa puissance de 3000 pieds, une belle série verticale d'enclaves, comparables à celles de notre bassin et séparées par des dépôts renfermant des espèces non graptolitiques de la faune seconde.

Cette transformation idéale ne viole aucune des lois naturelles, dont nous voyons l'application dans tous les bassins sédimentaires par l'alternance des dépôts, très différents par leur nature pétrographique comme par les éléments de leur faune.

yne semblable alternance peut donc être conçue comme possible dans la masse graptolitique de la contrée de Cardigan.

L'exemple des alternances plusieurs fois répétées, auquel nous venons de faire allusion, a été découvert dans la région des lacs, en Angleterre, par M. le Prof M'c K. Hughes.

Nous avons rappelé ce fait dans notre publication : Acéphales, p. 45 in 4*^ et p. 70 in 8^ 1881, dans les termes qui suivent:

,,Sur la p. 356 du GeoL Magazine publié le 1**" Août 1867, Vol, IV, M. le Prof Hughes expose la succession des puissants dépôts, qui composent les Coniston Flags^ sur une hauteur de 6000 à 7000 pieds. Il constate 3 diverses apparitions très espacées de Ca/rdiola interrupta dans cette masse, qui repose en discordance sur les couches représentant le silurien inférieur. Cette Cardiola est accompagnée de divers fossiles, dont plusieurs reparaissent aussi à divers niveaux superposés.'*

Parmi ces fossiles, nous ferons remarquer Graptolit, ludensis = priodon et une autre espèce non nommée.

Ce petit groupe composé de formes très diverses, outre les Graptolites, peut bien être comparé aux petits groupes des espèces graptolitiques, qui apparaissent successivement et irrégulièrement dans la hauteur des 3000 pieds du Llandovery inférieur, dans la région centrale du pays de Galles.

Il peut être aussi comparé aux groupes intercalaires, non graptolitiques, dont nous concevons l'existence possible dans la masse des schistes graptolitiques de cette contrée.

Eco99e.

Transportons-nous maintenant en Ecosse, dont les dépôts graptolitiques attirent les yeux de tous les savants, depuis l'illustration qu'ils ont reçue par les travaux de M. Lapworth.

— (il —

Série de Moffat.

D'abord, la célèbre série de Moffat nous présente un phénomène, qui nous semble jusqu'ici unique dans la science. Cette série, que nous pouvons nommer graptolitique, bien que les couches, qui la composent, ne renferment pas toutes des Graptolites, constitue une masse continue, représentant presque toute la hauteur caractérisée par la faune seconde, dans la contrée typique, en Angleterre.

En effet, d'après le passage de M. Lapworth, que nous avons déjà cité ci-dessus p. 27, il reconnaît dans cette hauteur:

à la base, les schistes de Glenkiln, comme l'équivalent de la division la plus élevée de la formation de Llandeilo;

au-dessus, les schistes de Hartfell , comme représentant la formation affaiblie de Bala ou Caradoc;

au sommet, les schistes de Birkhill, comme occupant la place du Llandovery inférieur.

Ainsi, durant presque toute la période de temps, qui correspond à la durée de la faune seconde en Angleterre, nous devons concevoir, qu'un courant déposant des sédiments impropres à la vie animale et permettant seulement l'existence intermittente des Graptolites et de quelques rares Phyllopodes, a envahi, sans interruption, toute la contrée occupée par la série de Moffat.

Cette persistance a exclu l'introduction et le développement local de la faune seconde, que nous connaissons dans la région typique de la Si lu ri a, comme aussi dans la région des lacs, qui avoisine l'Ecosse.

La continuité des dépôts graptolitiques dans la contrée de Moffat, pendant presque toute la durée de la faune seconde, constitue un frappant contraste, par rapport à la Bohême.

En effet, nous rappelons que, dans notre bassin, les bandes inférieures et moyennes, dl — d2 — d3 — d4 de notre étage D, présentent des traces très rares et isolées des Graptolites.

Ail contraire, dans la bande culminante d5, nous voyons apparaître des Graptolites très variés et très abondants, dans les schistes de nos colonies, qui reparaissent sur plusieurs horizons.

Mais, si nous concevons que, durant le dépôt des schistes de Hartfell, ou des schistes de Birkhill, des courants plus favorables à l'existence des Trilobites et autres types caractéristiques de la faune seconde, avaient temporairement prédominé dans la même région, nous verrions la série verticale composée d'alternances entièrement comparables à celles de notre bande d5 et des colonies.

Cette explication est la simple reproduction de celle que nous venons d'exposer pour la série graptolitique du Llandovery inférieur, dans le Cardigan. Mais, la puissance de la série écossaise est beaucoup moins grande dans la contrée de Moffat.

En effet , sur la p, 338, M. Lapworth s'exprime ainsi :

«Ceux qui sont familiers avec les formations du Llandeilo supérieur, Bala et Llandovery inférieur du pays de Gralles, où chacune d'elles est composée de plusieurs milliers de pieds de roches variées et caractérisées par une faune très diversifiée, peuvent objecter qu'il est très improbable que, dans l'intervalle géographique insignifiant, qui sépare la Siluria du Midi de l'Ecosse, ces formations ont tellement dégénéré que, dans cette dernière région, elles sont représentées seulement par 3 minces bandes de roche, chacune d'environ 100 pieds d'épaisseur, presque inséparables minéralogiquement et dépourvues de toute trace de leurs anciens habitants, excepté un petit nombre de Graptolites et de Phyllopodes."

M. Lapworth montre, que cette différence dans la puissance des dépôts est un phénomène local, qui n'empêche pas

d'admettre leur correspondance. Nous partageons complètement son opinion, en cette occasion.

Nous ajoutons, que cette réduction de la puissance des dépôts graptolitiques dans la contrée de Moffat, doit beaucoup contribuer à nous faire concevoir la différence, qui existe entre cette région et la Bohême.

D'après ces observations, la série de Birkhill, couronnant les dépôts qui renferment les représentants graptolitiques de la faune seconde, en Ecose, peut être naturellement comparée aux colonies de notre bande d5, qui occupent une position correspondante au sommet de la faune seconde, en Bohême.

Cette représentation réciproque, sous le rapport stratigraphique, est confirmée par la présence semblable d'une série d'espèces de Graptolites coloniaux de la Bohême dans les schistes de Birkhill.

La différence, qui existe entre la masse ininterrompue des schistes de Birkhill et la répétition de nos colonies dans le sens vertical, est un accident local, qui s'explique naturellement, comme nous veinons de le montrer.

Groupe de Gala.

Il nous reste à jeter un coup d'oeil sur le groupe de Gala.

Ce groupe comparé avec la série de Moffat, dont nous venons de parler, offre à la fois une grande analogie avec elle et un grand contraste.

a. L'analogie consiste en ce que le groupe de Gala, comme la série de Moffat, est presque uniquement caractérisé par des Graptolites, qui jouent le rôle principal dans la faune. Les autres classes ou ordres de fossiles sont très faiblement représentés parmi eux et les formes caractéristiques de la faune troisième sont absentes, bien que le groupe de Gala, équivalent à celui de Tarannon, appartienne à la série qu'on

nomme groupe de Wenlock, dans la contrée typique d'An- . gleterre.

b. Un contraste très prononcé se fait remarquer dans la :; puissance des 2 séries comparées. '.:

En effet, M. Lapworth nous enseigne que, abstraction : faite des plissements, le groupe de Gala, offre une puissance i d'environ 9000 pieds. (Geol. Magas., Vol. VIL i>. 205, 1870,) ■

En ajoutant, selon le même savant, les schistes à Grapto- % lites de Thomilee et de Grieston, superposés à la série de .i Gala, on obtient une épaisseur d'environ 10,000 pieds. Ce î développement a été évalué presque au double par le Prof. :; Harkness.

En comparaison de ces 10,000 pieds, constituant un seul groupe, les 100 pieds d'épaisseur admis par M. Lapworth, pour chacune des 3 subdivisions de la série de Moffat, savoir: Glenkiln-Hartfell et Birkhill, paraissent bien insignifiants. (Moffat Séries^ p. 339.)

Ce contraste existant entre des dépôts graptolitiques, qui sont géographiquement peu espacés, s'explique en partie , par cette considération, que la série de Moffat et le groupe de Gala représentent en Ecosse des époques différentes, durant les âges siluriens, c. à d. la période de la faune seconde et celle de la faune troisième.

Mais, il est important de remarquer que, malgré ce contraste, le groupe de Gala et les schistes de Birkhill, couronnant la série de Moffat, nous présentent une connexion paléontologique d'une grande valeur. Elle consiste dans l'apparition et la réapparition de 16 espèces de Graptolites, parmi lesquelles M. Lapworth a reconnu 7 espèces coloniales de Bohême, que nous avons exposées ci-dessus p. 42, en confrontant les faunes de ces 2 horizons.

En comparant le groupe de Gala à notre bande el, la seule avec laquelle il offre une analogie prononcée, nous remarquons entre ces dépôts une harmonie et 2 contrastes.

L'harmonie consiste dans la présence d'un même groupe de Graptolites, composé de 10 espèces, que nous avons énu- ^mérées ci-dessus, d après M. Lapworth, sur notre tableau p. 32y dans la colonne à droite.

Le premier contraste se présente en ce que la puissance

idu groupe de Gala s'élève à environ i{,300 mètres = 10,000

eds, tandisque notre bande el n'offre qu'une épaisseur rela-

[liveinent très faible, si on considère les schistes à Graptolites

[renfermant sa faune. Cette épaisseur, réduite à 20 ou 30

mètres dans certaines localités, ne dépasserait pas 100 à 150

mètres sur d'autres points de notre bassin. Mais, ces schistes

à Graptolites alternent, le plus souvent, avec des masses trap-

péennes, dont la puissance est très variable suivant les localités

et qui peuvent au moins doubler ou tripler l'épaisseur due

aux couches fossilifères.

Nous ne remarquons, dans les descriptions du groupe de Gala, aucune intercalation semblable de roches plutoniques.

Le second contraste, que nous signalons entre notre bande el et le groupe de Gala, se manifeste en ce que, dans notre subdivision de Bohême , nous connaissons , outre les Graptolites, une faune de Mollusques assez nombreuse, surtout par les Céphalopodes et les représentants des autres ordres de la même classe.

Cette circonstance contribue à appeler plus particulièrement notre attention sur la connexion établie entre les contrées comparées, par le groupe des Graptolites migrants.

Nous nous abstenons de discuter quel a été le point de départ de cette migration. Nous considérons la solution de cette question comme à peu près impossible, d'après nos connaissances actuelles.

En somme , les harmonies et les contrastes , entre le bassin silurien de la Bohême et les contrées les mieux explorées de l'Angleterre et de l'Ecosse, peuvent être reconnus par un seul coup d'oeil sur le tableau synoptique qui suit:

Faune seconde.

QQ

ta O CD

se

QB

QD 8B P Cd CD

PS

hd

CD

CD

oc

tJ

CL n)'

^ Ci

sr o

rt*

Faune seconde.

en

<-« CL d

en p

en

Page 1