par le Llandovery supérieur
Observation sur la nomenclature de la série systématique silurienne,
en Angleterre 19
Section C.
Seconde catégorie: Graptolites coloniaux de Bohême, qui existent en Angleterre et en Ecosse 21
Schistes de Birkhill — Ecosse 24
Tableau comparatif présentant Ténumération des Graptolites de Bohême . dans les schistes de Birkhill, suivant M. Lapworth, 1878 — 1880. dans le Llandovery inférieur de Cardigan {Central Waîes) selon M. le
Prof. Keeping, 1881.
dans les Coniston MudutoneSj contrée des lacs, selon M. Lapworth, 1880.
Observations sur ce tableau 26
Horizon assigné par M. Lapworth aux schistes de Birkhill, dans la série
systématique silurienne, en Angleterre 27
Découverte des Graptolites dans le Llandovery inférieur typique du Cardigan, par M. le Prof. Keeping 29
Concordance de cette faune avec celle de Birkhill 30
Groupe de Gala — Ecosse 31
Page.
Tableau comparatif présentant Ténumération des Graptolites de Bohême : . \
dans le groupe de Gala, selon M. Lapworth, 1870 — 1880. I
dans les schistes de Tarannon, North Wales, suivant M. Lapworth, 1880. j dans les Contston-Fiags de Broughton, selon M. Lapworth, 1880. j
Observations sur ce tableau 33
Horizon assigné par M. Lapworth au groupe de Gala, dans la série systématique silurienne, en Angleterre 35
Discussion de la position des schistes de Tarannon, dans la série systématique, en Angleterre 36
Section D.
Confrontation des groupes graptolitiques successifs, dans la faune seconde et
dans la faune troisième, en Ecosse et en Angleterre 39
Observation relative aux travaux de M. le Prof. H. Alleyne Nicholson . . 40
{Groupe de Gala ... 1 Schistes de Birkhill . . J
{Schistes de Tarannon . 1 T , J • i-' • I Pays de Galles 45
Llandovery inférieur . j •'
{Coniston Flags . . . . "| Coniston Mudstones . . / C°°''" '^^' '""== (Angleterre) 48
Conclusion de ces confrontations. — Concordance dans l'apparition et la réapparition des espèces coloniales, en Ecosse, en Angleterre et en Bohême 51
Section E.
Harmonies et contrastes entre la Bohême, l'Angleterre et l'Ecosse, dans la
représentation et la succession des faunes graptolitiques 51
Harmonies 51
Contrastes 55
Angleterre — Cardigan .56
Ecosse — Série de Moffat 61
Groupe de Gala 63
Tableau synoptique, exposant les harmonies et les contrastes dans l'apparition des Graptolites coloniaux, dans les dernières phases de la faune seconde, et leur réapparition dans les premières phases de la faune troisième, en Bohême, en Angleterre et en Ecosse 66
Section P.
Résumé de cette publication 67
Souvenir commémoratif de l'intervention de M. le Prof. Ch. Lapworth et de
M. John Marr, dans la question des Colonies 75
Contenu approximatif de notre Défense des Colonies^ VL en préparation . 77
Introduction,
Durant le cours de Tannée 1880, une attaque combinée contre nos colonies a éclaté en Angleterre.
Dans la séance de la Geological Society of London du 9 Juin, M. John Marr, envoyé en Bohême, en 1879, par M. le Prof. Mac Kenny Hughes de Cambridge, a annoncé, comme résultat de ses observations, que nos colonies ne sont que des lambeaux de notre bande e 1, enclavés dans notre bande d 5, par l'effet de dislocations. (On the Predevonian Rodes of Bohemia. — Quart Journ. of the Geol. Soc,^ Vol. XXXVI, p. 591, N"" 144, Nov, 1880.)
Parmi les géologues présents à cette séance, cinq ont immédiatement donné leur assentiment aux assertions de M. J. Marr et 2 d'entre eux, allant beaucoup plus loin, ont exprimé des insinuations, tendant à infirmer, en général, la valeur de nos observations stratigraphiques, en Bohême.
Pas une seule voix ne s'est élevée pour faire remarquer, qu'il était peu généreux d'attaquer de cette manière un membre absent, dont les travaux avaient été jusque là tenus en honneur par la société.
Vers la même époque, un géologue Ecossais qui, depuis plus de 10 ans, a cultivé avec beaucoup de zèle et de succès l'étude des Graptolites, M. Charles Lapworth, croyant avoir
découvert, dans la distribution verticale de ces fossiles, un • moyen infaillible pour établir une minutieuse chronologie géologique, sur les deux continents, s'est empressé d'appliquer sa découverte au bassin silurien de la Bohême.
Cette application ne tend à rien moins qu'à faire évanouir tous les documents, que nous avons publiés sur nos colonies. Nous traduisons le passage, dans lequel M. Lapworth exprime ses succès avec une admirable assurance.
„En présence de ces résultats, l'armée des preuves, qu'on supposait jusqu'ici fournies par les anomalies de la distribution verticale des Graptolites, en faveur des doctrines de la migration et des colonies, s'évanouit en un air subtil. Ces preuves apparentes sont reconnues maintenant comme des apparences trompeuses, dues simplement à des connaissances défectueuses. Dans tous les cas, où le sujet, comporte une preuve, nous avons montré, que le fades de la faune graptolitique dans chaque subdivision, a été identique, sur toute la surfeice du monde paléozoique inférieur. Nous n'avons en ce moment aucune preuve quelconque, qui montre qu'un groupe de Graptolites, ou même qu'une espèce unique ou variété, ait fait son apparition dans une région, avant d'apparaître dans une autre; et, par conséquent, le lieu de son origine et la direction de son extension ne peuvent être reconnus en ce moment." (On the geoL Disérib. of the Bhahdophora, — Ann. a. Magaz, of Nat. Hist., Série 5, Vol. 3. p. 110 — 111, 1880.)
Dans son entraînement, M. Ch. Lapworth a oublié de nous dire, par qui nos colonies ont été reconnues cmnme des apparences trompeuses .,.&,., Mais comme, depuis la publication de notre Défense des Colonies IV, en 1870, M. J. Marr a été le seul visiteur, qui nous ait accusé d'erreur dans nos observations stratigraphiques, nous pensons que ses assertions ont été la source unique des convictions subitement écloses dans l'esprit de M. Lapworth.
Nous disons subitement, parce que, sur la p, 46 de la même publication, M. Lapworth exprime avec beaucoup de mesure Tespoir, qu'on reconnaîtra en Bohême des dislocations, expliquant les colonies et assurant l'application de sa théorie chronologique à notre bassin. Au contraire, suivant le texte cité, ces dislocations étaient déjà reconnues^ lorsque la p, 111 a. été écrite.
Ces manifestations triomphantes et très inattendues de quelques géologues Anglais nous ont trouvé entièrement plongé dans nos études paléontologiques. Elles n'ont pu, ni les troubler, ni les suspendre. Notre conviction relative à nos colonies est si solidement établie dans notre esprit, par Tétude réfléchie des faits matériels, depuis près de 40 ans, qu'elle est à l'épreuve de toute contradiction quelconque.
Nous avons donc paisiblement continué nos travaux urgents, en nous réservant de reprendre nos publications sur nos colonies, en temps opportun.
Ce temps arrive en ce moment, où nous terminons les travaux, que nous allons publier incessamment sur nos Acéphales, — Vol. VI, Texte et 361 planches in 4^. — Extrait in 8® avec 10 planches.
Nous allons donc faire marcher de front la préparation de notre Défense des Colonies, VI. avec les études que nous ne pouvons discontinuer sur nos Gastéropodes, Echinodermes et Polypiers, pour lesquels nous possédons déjà environ 240 planches, attendant leur complément et leur publication.
Notre Défense des Colonies, VI, devant comprendre de nombreuses illustrations, cartes, vues géologiques et sections, l'exécution de ces travaux graphiques exigera quelque temps.
Nous avons récemment fait des visites réitérées à nos localités coloniales et nous avons retrouvé toutes choses en parfaite conformité avec nos anciennes observations. Les dislocations imaginaires, importées de Cambridge, sont retournées
à Cambridge par la même voie, sans laisser aucune trace de leur application subjective à nos colonies.
Ainsi, par la publication de notre Défense des Colonies, F/, comprenant de nouveaux documents très inattendus, il deviendra évident, que Thonorable M. Ch. Lapworth a simplement fait un rêve, en ce qui concerne nos enclaves coloniales, et que M. J. Marr a exécuté une déplorable expédition en Bohême. Certainement, il n'est pas défendu de faire un rêve anticolonial en Ecosse; mais il n'est pas permis d'employer dans la science les pratiques, que nous nommons par euphémisme : Procédés John Marr. Nous établissons donc une très grave différence entre nos deux adversaires.
Ajournant la discussion des questions principales, stratigraphiques, relatives à nos colonies, jusqu'au jour où nos documents seront préparés, nous nous proposons aujourd'hui de réfuter l'objection, consistant à dire, que nos espèces coloniales n'ont pas existé dans la faune seconde en Angleterre, ainsi que nous l'avons admis dans notre Défense des Colonies, IV, p. 130, 1870.
Nous choisissons ce sujet, parceque les faits, que nous avons à discuter, peuvent être facilement appréciés et vérifiés par nos honorables confrères d'Angleterre.
Nous sommes fier d'avoir le droit d'invoquer cette flatteuse confraternité, depuis que la Geological Society of London nous a honoré du titre de foreign member, en 1854, sans doute pour quelque motif en notre faveur.
Nous appelons donc, sur les pages qui suivent, la bienveillante attention de nos honorables confrères Anglais, qui cultivent la même science que nous et qui sont animés de la même sincérité.
Nous exposons la question qui nous occupe, en reproduisant d'abord le texte de notre Défense des Colonies, /F", p. 130, 1870.
Seotion A..
^.Espèces coloniales de la Bohême^ qui se trouvent dans la faune seconde»
en Angleterre."
„Nous énumérons, dans le tableau suivant, les espèces de la faune seconde d'Angleterre, qui ont apparu dans nos colonies, comme dans notre faune troisième, tandisqu'elles manquent totalement dans notre faune seconde. Nous indiquons en même temps les divers horizons, sur lesquels leur présence a été signalée dans le tableau de distribution verticale, publié pour la seconde fois en 1867, dans la Siluria, 3^"' édition, et dans les Meni. of fhe GeoL Stirv. IIL p. 276, 1866. Nous ajoutons aussi quelques espèces appartenant aux schistes de Coniston, considérés comme faisant partie de la division silurienne inférieure d'Angleterre, par M. M. les Prof. Harkness et Alleyne Nicholson. (Quart. Jmirn. NmK 1866, p. 483. — Nov. 1868, p. 542—643.)''
Nous constatons en passant que, d'après la notice de Murchison, p. 507, précédant le tableau cité, ce travail, originairement composé par Salter, aidé par le Prof. Morris, en 1850, a reçu des additions et corrections, principalement faites par M. Etheridge, assisté par MM. les Prof. Morris et Rupert Jones. La révision de M. Davidson, pour les Brachiopodes, du Doct. Duncan pour les Polypiers, de M. Carruthers pour les Graptolites et de M. Henri Woodward pour les Euryptérides, est aussi mentionnée dans la même notice.
.-''•JNous avons donc dû admettre, avec une complète sécurité>,..âans le tableau qui suit, les laits constatés par de à res- •. pectables autorités.
Faunes sjlDrîrnnes
Espèces
d'Angleterre
seconde iroisièroe-
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