‹ Défense des coloniesChapitre 3 sur 14 · Grapt · texte numérisé non relu

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L'horizon de Coniston, cité sur ce tableau, est considéré comme représentant ctiui de Caradoc = Bala.

,,Le nombre de ces espèces n'est pas très considérable en lui-même, mais il est cependant très notable dans cette circonstance, si on le compare, d'un côté, au nombre d'environ 57 espèces, reconnues comme identiques en Bohême et en Angleterre (Déf. III, p. 175, 1865; et d'un autre côté, au chiffre relativement limité des formes, qui constituent notre

faune coloniale, par rapport aux 2000 ? espèces de notre faune troisième.**

„Remarquons, que les espèces citées se reproduisent presque toutes dans la faune troisième d'Angleterre et qu'elles existent toutes, sans exception, dans la faune troisième de Bohême. Par conséquent, elles jouent le même rôle d'avantcoureurs, dans les 2 contrées comparées."

„ Cette circonstance tendrait à nous faire concevoir, que les 12 espèces considérées auraient pu dériver d'un centre commun de diffusion, pour se diriger, d'un côté vers l'Angleterre et de l'autre côté vers la Bohême, durant l'existence de la faune seconde. Aucun fait connu jusqu'à ce jour ne peut nous indiquer la position de ce centre primitif. Mais, la distance entre ces 2 régions est assez considérable, pour qu'on puisse admettre son existence sans hésitation."

„Dans tous les cas, quelle que soit l'origine des 12 espèces énumérées sur notre tableau, puisqu'elles se trouvent dans la faune seconde en Angleterre, il est évident qu'elles ont pu apparaître semblalement en Bohême, durant l'existence de la faune correspondante. Ainsi, leur présence dans nos colonies est un fait normal, qui pouvait être attendu, par le seul effet de la diffusion habituelle des espèces."

„Nous avons encore à mentionner un autre fait, qui se rattache naturellement au précédent. Il consiste en ce que, suivant M. le Prof. Kjérulf, 2 espèces citées dans le tableau précédent, savoir: Strophom. (Lept.) cuglypha et Atrypa reticularis coexistent en Norwége avec Trinucleus Wahlmbergi Rou. (Veiviser i Christiania, p. 19 — 20^ 1865./^

„Nous rappelons, que les 2 mêmes espèces de Brachiopodes coexistent dans notre colonie Zippe avec Trinucleus ornât us. '^

„Par conséquent, si le fait établi par M. le Prof. Kjérulf est considéré comme naturel en Norwége, on ne voit pas pour-

quoi le fait analogue ne paraîtrait pas aussi naturel en Bohême." (7. c.p. 131—132.;

Sur la page suivante 133, nous exposons dans un tableau les Espèces de la faune troisième de Bohême^ qui ont antérieuretncnt existé dans la faune seconde d'Angleterre,

Les faits constatés sur ce tableau n^ayant pas été révoqués en doute par M. J. Marr, nous nous dispensons de les confirmer. Nous nous bornons à exposer comme il suit, les observations de cet adversaire contre nos espèces coloniales, énumérées sur le tableau qui précède.

Nous séparons ces 12 espèces en 2 catégories.

Première Caféjporie:

Espèces diverses, non graptolitiques.

N^ 1 de notre tableau

Cette identité est admise par M. J. Marr.

Cheirurus insignis . . Beyr.

z=: Cheir. himucronatus Murchis. sp.

de notre tableau 1 Sphaerexochus mirus Beyr.

M. Marr affirme, que tous les spécimens de Bala, rapportés à cette espèce et observés par M. Tornqvist, représentent Sphaerex, angustifrons Ang. (L c, p. 606.)

Nous ne discutons pas cette divergence d'opinion entre M. Tornqvist et feu Salter, faute des documents nécessaires. Nous ajoutons que, d'après le texte de M. J. Marr, rien ne prouve que M. Tornqvist ait eu sous les yeux les spécimens originaux de Salter.

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