NO
de notre tableau
Cardiola interrupta Sow.
Au sujet de cette espèce, M. Marr s'exprime singulièrement, comme il suit:
yyCardiola interrupta de Bala et de Coniston; ceci était lorsque les Prof. Harkness et Nicholson considéraient les Coniston Flags comme étant Bala."
Il n'ajoute aucun mot de plus, sur cette espèce très importante.
Mais M. Marr fait abstraction du texte de la Sihiria, constatant la présence de Card, interrupta dans la contrée typique du Caradoc. — 3^""^ édition, p. 127,
Aujurd'hui, l'extension verticale de Cardiola interrupta, dans les régions typiques siluriennes, est constatée par des documents, que nous exposons in-extenso dans notre Vol. VI, Acéphales, p. 46 in 4^* et dans notre Extrait in 8**, p. 72, qui vont être publiés.
D'après ces documents, Card, interrupta existe, non seulement dans Caradoc ou Bala, dans la région typique d'Angleterre, suivant les anciennes indications de la Siluria, mais elle a été découverte sur un horizon inférieur, dans l'étage de Llandeilo.
Ce fait, longtemps inconnu, repose sur le témoignage de M. le Président R. Etheridge, qui l'a constaté dans son Discours anniversaire du 18 Février 1881. (Quart, Journ,^ VoL XXXVII, Part 2, p, 117, N^ 146, May,)
Ainsi, notre assertion au sujet de Card. interrupta est non seulement confirmée, mais elle est encore étendue verticalement au-dessous des limites, que nous avons supposées en 1870.
NO 3 et 4 de notre tableau
Atrypa reticularis Linn. sp.
Strophom. (Lept.) euglypha Daim.
Au sujet de ces 2 espèces, M. Marr se borne à faire observer, qu'elles appartiennent à Tétage de Llandovery.
C'est précisément ce qu'indique notre tableau.
Nous allons constater la position de cet horizon dans la série verticale d'Angleterre, d'après les documents récents, qui émanent de l'autorité la plus compétente, c. à d. de M. le Président Etheridge.
Quant aux 7 espèces de Graptolites, citées dans notre tableau ci-dessus, M. Marr n'en fait aucune mention.
Sur les pages qui suivent, nous allons suppléer à ce silence calculé.
En somme, les observations qui précèdent, n'expriment qu'une seule objection de M. Marr, contre l'exactitude des faits que nous avons invoqués en 1870. Elle est relative à l'identité de Sphaerexochus mirus, admise d'après Salter. Mais, en vertu de cette unique objection, M. Marr exprime sans hésitation la conclusion générale, que nous traduisons, L c, p. 606. C'est un premier exemple des Procédés John Marr.
,,Par conséquent, la faune des colonies ne se trouve nullement dans les roches du Cambrien supérieur du Nord de l'Europe; au contraire, elle se présente à la base du silurien et ainsi elle ne peut pas avoir émigré du Nord-Ouest. En réalité, il n'y a aucune localité connue, dans laquelle cette faune ne caractérise pas la base du silurien. Les mêmes formes de Graptolites se trouvent en Sardaigne et ont été figurées par Meneghini ; mais leur horizon est malheureusement inconnu."
En lisant ce passage, on doit d'abord s'étonner de l'extrême hardiesse, avec laquelle M. J. Marr formule des conclusions générales contre notre faune coloniale, sans avoir dé-
montré l'inexactitude d'aucun des faits, que nous avons affirmés et qui restent acquis à la science, en réservant la question de Sphaerex. mirus.
Il est encore plus important de remarquer, que, par l'emploi des termes cambrien supérieur et silurien, M. J. Marr défigure la question, car nous n'avons employé que les termes sans équivoque, faune seconde et faune troisième.
Ces termes, indépendants de toutes les nomenclatures rivales, ne sont point les équivalents des termes de cambrien supérieur et silurien, que leur substitue M. Marr.
Cette substitution, sans avertissement indispensable, pourrait être nommée un tour de nomenclature. Elle ne peut manquer de faire illusion à beaucoup de savants, qui ne sont pas sur leurs gardes et les induire dans .une grave erreur au détriment de la vérité.
Nous rétablissons donc avant tout la question dans nos termes primitifs, les seuls qui doivent être employés dans la discussion.
Il s'agit de savoir, si les espèces citées dans notre Défense des Colonies, IV, p. 131, se trouvent réellement dans la faune seconde en Angleterre, ou seulement sur un horizon plus élevé, dans la faune troisième.
Cette question ne devrait s'appliquer qu'aux 2 espèces de notre tableau:
N^ 3. Atrypa reticalaris .... Linné sp.
N^ 4. Strophom. (Lept.) euglypha Daim. sp.
puisque les 3 autres espèces citées se trouvent sans contestation dans Caradoc ou dans Llandeilo. Mais, la conclusion de M. J. Marr est formulée de telle sorte, qu'elle semble s'étendre à toutes les espèces de notre tableau.
Cette question, relative aux espèces qui appartiennent à l'horizon de Llandovery, est magistralement résolue par les documents qui suivent et que nous pouvons considérer comme
des documents officiels dans la science. En effet, ils représentent les résultats des recherches successives du Geologicd Survey d'Angleterre; résultats coordonnés et mis en lumière par M. le Présid, Etheridge, dans son Discours anniversaire du 18 Février 1881.
Horizon occupé par les faunes des deux
subdivisions de Llandovery, dans la série
systématique des faunes siluriennes.