AU ROI
Sire,
Témoin des ravages de l'impiété, le chrétien ne saurait être sans alarmes pour l'avenir ; mais son espérance se ranime, quand il porte ses regards sur ce trône de. saint Louis, où, après tant de siècles.
vj ÉPITKE DÉDICATOIHE.
sont encore assises les mêmes vertus. II ne peut croire que la foi de ses pères soit destinée à périr chez une nation à qui le ciel a rendu de tels Princes.
Heureux les peuples, Sire, lorsque la religion, qui est leur premier besoin, trouve son appui dans les exemples, plus encore que dans la politique de ceux qui les gouvernent !
Ministre de cette religion sainte , il nous a été donné de la défendre dans la chaire de vérité. L'apologie que nous en avions entreprise en des jours difficiles, nous Tavons continuée en des jours meilleurs ; et combien n est-il pas consolant pour nous de pouvoir la publier maintenant sous les auspices augustes d un Prince en qui brille une piété si noble et si vraie, et que les disciples de l'Evangile peuvent montrer avec confiance aux ennemis comme aux amis du nom chrétien !
Daigne le Père des lumières et le Dieu des vertus faire servir nos Discours au triomphe^de ces doc-
EPITRE DÉDICATOIKE. v.j
trines sacrées, qui sont la meilleure garantie et de la soumission des peuples et de la justice des Rois!
Je suis avec respect, Sire,
DE VOTRE MAJESTÉ y
Le très-humble, très-obéissant et très-fidèle sujet,
i DENIS, ÉVÊQUE D'IIERMOPOLÏS.